19.11.2007
Chronique d’un nouveau jour de grève
Ce matin, comme tous les jours depuis mardi dernier, j’ai pris mon Vélib à 7h45, à la station Sentier. Rue Montorgueil, Forum des Halles, rue du Louvre, traversée du Louvre, traversée de la Seine, quais de Seine…
C’est après le musée d’Orsay que j’ai failli perdre la vie. A cet endroit, les vélos, s’ils veulent rejoindre le boulevard Saint Germain, doivent serrer à gauche pour tourner. Le bus, lui, reste dans sa voie de droite, et doit donc couper la route. Bien qu’ayant indiqué avec mon bras mon intention de tourner à gauche, et étant prioritaire à cet endroit là, le bus m’a coupé la route, à une vitesse absolument scandaleuse.
Je ne dois ma survie qu’à une infraction : j’ai carrément roulé sur l’autre voie… en sens unique et en franchissant une ligne blanche ! C’était ça, où passer sous les roues du bus. Merci au ***** de chauffeur de ce bus n°68 pour son irresponsabilité.
Fort heureusement pour moi, la suite de ce périple à vélo s’est bien passée. Boulevard Saint-Germain, boulevard Raspail, rue de Sèvres, et borne Vélib pour reposer le vélo. Oui, j'ai les cuisses bien fermes... Il faut positiver !
Puis café au Week-end, pour rejoindre mon chauffeur, et départ pour Mantes la Jolie. Plus d’une heure pour sortir de Paris –voilà pourquoi mon chauffeur ne vient pas me chercher chez moi, CQFD- et enfin les périphs, puis l’autoroute, complètement dégagés.
Grosse pensée pour les automobilistes qui empruntaient l’autoroute A13 en sens inverse, très fortement ralentis par un accident. J’ai fini par arriver à Mantes à 10h45… soit 3h après avoir pris mon Vélib. Record battu !
Et ce soir, je rentre en transports… Ca promet !
14:35 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : GRèves, Vélib, retraites
15.11.2007
Retraites : quelques éléments pour mieux comprendre le sujet
Ne soyons pas dupes, et cessons de nous voiler la face : il faut impérativement réformer les retraites, il en va de la survie du système, les ressources de l’Etat n’étant pas un puits sans fonds.
Je ne vous apprendrai pas que la population est vieillissante. Le système des retraites date, et malgré les réformettes déjà entreprises, il périclite. En effet, il y a de moins en moins d’actifs pour de plus en plus de retraités… Le poids des retraites pèse donc grandement dans les cotisations sociales des actifs. Pour conserver le système, il faut impérativement réagir, soit en allongeant la durée de cotisation, soit en baissant les pensions. Sinon, ce sera la faillite. Que préférez-vous ?
Ceci étant dit, regardons de plus près le régime général, et les régimes spéciaux. Le tableau ci-dessous est édifiant.
Extrait du site "Sauvegarde Retraite"
- Etes-vous toujours aussi solidaires de la grève ? Si oui, quelques questions :
- Avous du poser une RTT ou une journée de travail pour la grève ?
- Si oui, acceptez-vous que la grève vous impose ce choix ?
- Si vous l’avez vraiment choisi, avez-vous eu la décence de ne rien dire contre la journée de solidarité à l’égard des personnes âgées ou dans ce cas n’êtes vous pas d’accord pour qu’on vous impose la solidarité ?
- Travaillez-vous ou êtes-vous patron d’une PME ou d’une jeune entreprise ?
- Si oui, votre entreprise passera-t-elle l’année ou rejoindra-t-elle le flot des petites et récentes structures qui ferment chaque année ?
- Cela vous gêne-t-il que les entreprises soient obligées de se tourner vers les entreprises allemandes pour assurer le fret, qui fait perdre des millions à la SNCF ?
Pour tous ceux qui se déclarent encore solidaires des grévistes, je ferai un unique rappel : en 1993, lorsque les salariés du privé sont passés de 37,5 années de cotisation à 40 années de cotisation, où était la solidarité ? Parce qu’à cette époque, AUCUN fonctionnaire n’est venu manifester sa solidarité…
Par pitié, épargnez-moi le couplet sur le régime spécial des députés, et lisez d’abord le règlement de l’assemblée nationale : on peut difficilement demander le renouvellement de la classe politique, et en même temps demander aux élus de cotiser 40 ans… Ce régime est à revoir, mais certainement pas sur la durée de cotisation !
A un moment donné, il faut être COHERENT.
Enfin pour terminer, le droit de grève existe, et personne ne le conteste. Cependant, la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen indique, à son article 4, que « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui ». Merci aux grévistes de ne pas prendre leurs concitoyens en otage : non seulement c’est une entrave à la liberté de circuler, de travailler et d’étudier, mais en plus, c’est contraire aux Droits de l’Homme.
17:20 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Retraites, grèves, régimes spéciaux


