02.10.2007
A gauche toute !
Pris dans l’élan de la gauchisation de son équipe, Sarkozy envisage-t-il réellement de faire entrer Manuel Valls, Jack Lang ou Julien Dray dans son équipe, comme le suggère 20 minutes dans son édition de ce soir ?
Que ce soit de l’info ou de l’intox –et je n’ai pas la réponse- cela confirme en tout cas que le Président de la République met la barre à babord. Le chantre de la communication qu’il est, doublé de ses petites habitudes de contrôler ce qui se dit dans les médias à son sujet, ne laisserait pas filtrer des rumeurs sans qu’il n’y ait un fond de vérité. Le fameux « off », information divulguée sans être divulguée, manière de donner un nonos à ronger aux journalistes fiévreux, qui ne peuvent de toutes façons rien vérifier en la matière, et ce qui laisse la possibilité de dire « mais c’était une rumeur » en cas de réaction hostile des Français.
Sarko, de ce point de vue, est un maître du buzz. La question est : que cela lui rapporte-t-il ? Si certains militants de droite croient encore que ça lui permet d’atomiser le PS, qu’ils se réveillent : Sarkozy ne s’ouvre pas à la gauche, il EST de gauche. Tendance nationaliste, mais de gauche. Et profondément étatiste : jetez un œil au budget, ça fait mal à la France…
Reste à savoir jusqu’où il poussera le curseur : n’oublions pas que Julien Dray vient de la LCR. Alors , Sarko, trotsko ? Difficile à imaginer : ce serait prendre le risque d’un vrai débordement sur la droite.
Si Le Pen paraît vieilli, usé, fatigué, laminé par son score à la présidentielle, et que Sarko parie sur l’essoufflement du FN, il faudrait peut être ne pas trop tenter l’UMP, fortement marrie de cette gauchisation constante…
Pour l’heure, ce simple buzz reste destiné à occuper les médias, en permettant qu’on parle encore et toujours de Sarko. Cependant, la rumeur est dangereuse : de plus en plus de voix s’élèvent à droite pour s’opposer à ces choix critiquables du Président.
Après avoir avalé le chapeau de la réforme des statuts de l’UMP, qui affaiblit le parti tant il a perdu en crédibilité populaire en perdant le vote des adhérents, celui-ci pourrait bien finir par s’auto-dissoudre, lorsque les militants en auront marre de ce simulacre de démocratie.
D’ailleurs, outre l’opposition interne, même les parlementaires, si prudes pendant le CPE, commencent à donner de la voix… premier signe tangible d’un réel ras-le-bol de la droite. A suivre !
17:30 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, PS, Gouvernement, Droite, Gauche
03.05.2007
Débat du second tour : ambiance match de foot !
Après la petite finale, entre Ségolène Royal et François Bayrou, qui a explosé l’audimat, se jouait hier la grande finale entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, en direct live sur tout plein de chaines de TV et même de radio, 35 au total ayant demandé la possibilité de diffuser. Le tout devant 20 millions de téléspectateurs. Amazing !
Comme me l’ont conseillé les états-majors de campagne de Ségolène et de Nicolas dans leurs mails, j’ai passé cette soirée de la manière suivante : devant ma télé, avec des amis. Ou plutôt, devant la télé d’un ami, avec trois de ses amis. Oui nous n’étions que cinq, c’est plus pratique pour s’entendre commenter.
Composition des équipes : à ma gauche, K-mel, un homme de gauche, à ma droite, moi de droite, et au centre, Chouchou, l’arbitre ex-droite basculé au centre, et Mick et Elé, un couple encore indécis.
Notre terrain de jeu consiste en un salon composé de deux canapés et un plasma, et une table basse dotée quelques victuailles –petit dîner top bon d’ailleurs- et ce qu’il faut de boissons à 12,5° pas plus, au-delà on est trop rapidement saoul et un soir de match –pardon de débat- ça n’a aucun intérêt.
A partir de 20h30, l’ambiance commence à monter. Chacun jauge les adversaires, devant une coupe de champagne. La joute oratoire qui s'annonce entre nous se jouera essentiellement entre K-mel et moi, pour gagner les indécis, sorte de match retour du verre que nous avions pris après le meeting de Bayrou.
Question cruciale : le choix de la chaîne pour regarder le débat. France 2 fait l’unanimité. Le signal diffuse l’arrivée des candidats, pour un peu on nous les montrerait en train de se faire maquiller.
Fatalement, les commentaires fusent sur la tenu des uns et des autres. K-mel me convainc sans peine sur la montre de Sarkozy, trop grosse –manquerait plus que la chaine en or- mais je préfère m’attarder longuement sur le col Mao de Ségolène Royal et toute la symbolique communiste incluse dans ce choix de chemisier !
21h. Premier incident. France 2 grésille ! La mauvaise qualité de réception durera 13 minutes. Merci à Jean-Marc Morandini pour l’info –en direct sur son blog- car nous avions zappé depuis longtemps… sur TF1.
Ouverture du débat. Sur le ring, K-mel et moi nous affrontons. Objectif : faire basculer les deux indécis. Etant de droite, je défends les couleurs de ma famille politique. On s’interpelle, on balance nos chiffres, on vit intensément la joute qui les oppose et nous oppose, même si nous, nous sommes plus pragmatiques, et acceptons de reconnaître les qualités de notre adversaire et les défauts du nôtre.
Conclusion. Au terme de ces 2h40 de joute oratoire, reste l’impression d’avoir vécu un moment passionnant. La discussion a été animée entre les cinq protagonistes que nous étions, mais jamais agressive. Chacun a fait preuve d’honnêteté, et a accepté de laisser les dogmes au vestiaire.
Un mot me vient en tête : respect. Merci à eux pour cette excellente soirée : c’est comme ça que j’aime la politique ! Et chez vous, c'était comment ?
15:50 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Sarkozy, UMP, Royal, PS, médias
02.05.2007
60 000 personnes pour la Madonne
Mardi 1er mai, Ségolène Royal a fait le plein au stade Charlety à Paris : selon les organisateurs, le stade, qui contient 40 000 personnes, en contenait pour l’occasion 60 000. Bon, mathématiquement, il faudra m’expliquer, car c’est évidemment impossible même pelouse et piste incluses.
Ceci dit deux jours avant le Bercy de Nicolas Sarkozy, en configuration 17 000 personnes, en contenait bien 40 000 en comptant les gens à l’extérieur. Comme si on pouvait gober qu’il y avait 23000 personnes dehors sous une pluie battante. Oui, oui, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…
Revenons à Ségo, qui nous prend encore plus pour des truffes. Car les personnes présentes sont-elles vraiment venues pour elle ? Pas sûr au vu de la programmation. Car au lieu d’un meeting, c’est bel et bien d’un concert qu’il s’agissait. Pendant plusieurs heures, on a vu se succéder sur la scène de nombreux artistes estampillés « nouvelle chanson française » (Bénabar, Cali, …) et "artistes engagés à gauche" confirmés (Renaud, Philippe Torreton).
Enfin au-delà de cette astuce –faire un concert pour être sûr de remplir et de faire plus que Sarko, toujours ce jeu débile et immature de « c’est moi qui ait la plus grosse »- Ségo a osé. Oui, en conclusion de son discours, elle a osé clamer, toute vêtue de blanc qu’elle était : « aimez vous les uns les autres ». Était-ce une prière, en dernier ressort ?
12:45 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, PS, Royal
30.04.2007
Et l’extrême gauche alors ?
Ségolène Royal déclare ce matin sur France 2 que Nicolas Sarkozy "cherche surtout à capter les voix du Front national" en proposant d'introduire "un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale". Oh le vilain Sarkozy qui serait un gros facho, voilà le sous-entendu.
Et l’extrême gauche alors ? Arlette Laguiller, José Bové, Olivier Besancenot n’ont-ils pas appelé à voter pour Ségolène Royal ? Pire, François Hollande n’avait-il pas déclaré sur France 2 le 8 juin 2006, "qu'il n'hésiterait pas à voter pour Olivier Besancenot si celui-ci se retrouvait au 2e tour face à la droite" ?
L’extrême gauche n’est pas plus fréquentable que l’extrême droite. Pour mémoire, rappelons ce qu’est la LCR, la ligue communiste et révolutionnaire, dont le leader est Olivier Besancenot.
« Communiste" et "Révolutionnaire", deux mots qui ont de quoi faire peur, après un siècle de démonstration incontestable des crimes qu'ils ont provoqué. Car la LCR ne renie rien, si ce n'est Staline, de son héritage révolutionnaire et marxiste.
Son père spirituel, Trotsky, lui a inspiré des statuts forts sympathiques, qui rappellent leur objectif : "instaurer le pouvoir des travailleurs par la révolution socialiste et abolir le capitalisme". Soit un retour au monde merveilleux de l’URSS…
Rappelons que si Hollande a joué la solidarité avec Besancenot, Sarkozy n'a jamais fait de même avec Le Pen. Aussi au jeu du plus extrême, le vainqueur n'est pas forcément celui qu'on croit...
10:30 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Sarkozy, UMP, PS, Hollande, Royal
Erreur marketing de l’UMP
En cette fin de week-end l’UMP et le PS tentent comme ils peuvent de séduire les centristes. C’est le jeu du second tour, et en ce sens, chacun des deux partis rivalisent d’originalité. Si sur le fond Nicolas Sarkozy a une grosse avance, en raison des très nombreux points de convergence programmatiques qu’il a avec le centre, sur la forme, c’est tout l’inverse.
En acceptant de débattre avec François Bayrou, Ségolène Royal a marqué des points : elle est apparu ouverte et capable de prendre des risques même si sur le fond, elle a raté complètement l’exercice, en donnant l’impression de supplier le candidat centriste. Elle gagne néanmoins en capital sympathie.
De son côté, l’UMP a fait un pas de travers ce week-end dans un mail adressé aux cadres du parti : ils ont été appelés à se vêtir de bleu… ou d’orange. C’est pas du vol de couleurs ça ?
Il serait tellement plus logique de convaincre sur les idées -d'autant que l'UMP a vraiment ses chances en usant de ce créneau- et non de s’approprier ainsi les voix du centre. Le hold-up n’a jamais séduit personne… et ne peut qu’irriter la Génération Orange , peut encline à se faire ainsi récupérer.
10:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, UDF, PS, Sarkozy, Royal
27.04.2007
Jusqu’où iront-ils ?
Chacun le sait, la campagne pour le second tour de la présidentielle est serré. Les candidats sembleraient en avoir déduits que « tous les moyens sont bons » pour gagner, en se livrant à une compétition au ras des pâquerettes.
Après un début de semaine marqué par les tentatives d’appareils visant à récupérer le vote Bayrou, que chacun estime à tort ou à raison en sa faveur, d’autres arguments ont fait surface.
De son côté, Ségolène Royal se contente de surfer sur la vague « Sarkozy = danger », notamment en faisant évoquer par son staff les pressions réelles ou supposés du candidat de l’UMP et de son entourage sur Canal + pour faire en sorte que le débat entre la candidate socialiste et François Bayrou n’ait pas lieu.
En revanche, Nicolas est plus… créatif. En témoigne le mail reçu aujourd’hui par les blogueurs de l’UMP, et qui les appelle à diffuser massivement une vidéo… rappelant l’héroïsme de Nicolas Sarkozy lors de la prise d’otages dans une maternelle de Neuilly sur Seine en 1993. Voilà l’argument ultime de l’UMP : notre candidat, c’est Superman.
Face à ce type d’arguments développés par les candidats, et très à la marge de leurs programmes, une seule question : mais jusqu’où iront-ils ? L’un des deux osera-t-il se déshabiller devant la France pour affirmer qu’il est celui qui « se met à nu » devant les français ? D’ici au 6 mail, tout peut arriver. Et surtout le pire !
13:50 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, Sarkozy, PS, Ségolène Royal
26.04.2007
Bayrou superstar
Depuis dimanche, les médias et les politiques s’arrachent François Bayrou. Fort de ses 18,57%, le candidat centriste, en réussissant à fédérer les électeurs non convaincus par les deux grands partis, a multiplié son score de 2002 par 2,5.
Longtemps boudé par les médias, il en est devenu la star, en mettant savamment en scène sa stratégie de second tour. Si chacun savait qu’il annoncerait la création d’un grand parti démocrate, et se doutait qu’il ne donnerait aucune consigne à ses électeurs -ceux-ci étant trop disparates- toute la presse était aux aguets pour guetter les éventuels signes de ralliement à l’un ou à l’autre.
En bon client, Bayrou a consciencieusement tâclé Nicolas Sarkozy, et mis une petite pichenette à Ségolène Royal. Mais personne ne connaitra son choix personnel pour le second tour… qu’il pourrait toutefois éventuellement révéler. Restez branchés, François a un espace médiatique, autant faire durer le plaisir !
Enfin plaisir, pas pour tout le monde. Si Ségolène y croit –a-t-elle vraiment le choix ?- Nicolas, lui, s’agace de la situation. Le candidat de l’UMP, friand de médias, bout de devoir partager son espace médiatique avec un candidat non qualifié. Et n’a pas manqué de le rappeler hier sur TF1.
Il est vrai que la situation n’est pas rose pour Sarkozy. Son score du premier tour le place comme favori pour le second tour. Néanmoins, le pire ennemi de Sarkozy reste lui-même, et il continue de se jouer des tours.
Ses relations passées avec François Bayrou explique que celui-ci ne perde pas une occasion de le tâcler, de la tentative de tuer l’UDF dès son accession à la présidence de l’UMP, ou encore, comme le révèle le quotidien Sud-Ouest, au deal qu’il a proposé à Bayrou pour faire de l’anti-Chirac.
Heureusement pour lui, Sarkozy conserve une crédibilité supérieure à celle de Ségolène Royal pour être Chef de l’Etat. La candidate socialiste ne convainc pas sur son programme… et d’ailleurs plus personne n’évoque le projet socialiste.
Sa campagne de second tour se résume à proposer un catalogue des personnes qui pourraient figurer à ses côtés pour faire oublier qu’elle serait présidente. Après la proposition de ministres UDF -du jamais vu sous la Vème République- il se murmure dans les couloirs qu’elle prendrait pour Premier ministre… DSK !
A ce stade, Sarkozy n’a pas perdu le leadership sur cette élection, et reste en passe de gagner le 6 mai. Son état-major n'affiche aucun triomphalisme et préfère miser sur la prudence. Quoi qu'il en soit, le calcul du report des voix est de toutes façons extrêmement complexe, eu égard à l’exceptionnelle participation à ce scrutin.
Si d’ordinaire la participation augmente au second tour, il devrait y avoir cette année une mobilisation plus importante de la gauche y compris extrême, qui joue son va-tout, que de la droite et du centre, qui n’ont plus de candidat et, pour une partie d’entre eux, ont exprimé un vote protestataire : ceux là s’abstiendront. Dans cette perspective, la parution de sondages trop favorables à Nicolas Sarkozy pourrait affaiblir la mobilisation de ceux qui votent pour lui de raison.
C'est pourquoi, quoi qu'en dise la presse, ce n’est pas Bayrou qui arbitrera le scrutin, mais bel et bien l’abstention.
10:25 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, Sarkozy, UDF, Bayrou, PS
24.04.2007
Pour ou contre Sarkozy ?
Le Figaro nous explique gentiment ce matin que 2/3 des électeurs de Nicolas Sarkozy ont voté pour lui par adhésion, contre une courte majorité des électeurs de François Bayrou, et un tiers seulement des électeurs de Ségolène Royal.
A priori on pourrait se dire, à la lecture de ce commentaire, « tiens, Nicolas Sarkozy convainc ». Sauf que justement, c'est une lecture hasardeuse, car ça ne fait jamais que 20% des votants. Il reste donc à réunir un minimum de 30% d'électeurs non convaincus. Pas si simple !
Si Ségolène Royal, en dépit de son piètre programme, parvient à réunir 2/3 d'électeurs contre Sarkozy, il y a fort à parier que dimanche, ceux-ci feront de même. Quand à Bayrou, la moitié de ses électeurs, selon ces mêmes sondages, proviendrait également d'un vote « Tout sauf Sarkozy ». Si tel est la réalité, cela donnerait une réserve de voix supplémentaire à Ségolène Royal, qui disposerai ainsi des 36% de voix de gauche, ainsi que des 9% de Bayrou, soit 45%.
En théorie –et c'est bien le calcul du Figaro- Nicolas Sarkozy devrait l'emporter, avec 53 à 55% des voix. Si le combat paraît, sur le papier, bien engagé pour Sarkozy, n'oublions pas que la gauche et Bayrou ont parfaitement su mobiliser les anti-Sarko –et le vote des banlieues en faveur de Royal le démontre- ce que logiquement la gauche devrait reproduire au second tour.
Inversement, à droite, les électeurs qui n'ont pas voté « utile » dès le premier tour devraient, pour une partie, s'abstenir. En effet, il y a fort à parier qu'une partie des électeurs du FN, déçus du score de Le Pen, qui lui-même s'est estimé spolié de ses voix, ainsi que des électeurs de De Villiers, ne se déplacent même pas aux urnes… ce qui ferait alors artificiellement monter la gauche.
La gauche, y compris chez les extrêmes, ayant appelé à voter Royal pour faire barrage à Sarkozy, la clef du scrutin réside désormais chez les centristes et électeurs des autres candidats de droite. Sarko y dispose d'une bonne réserve de voix. Le seul risque, pour lui, réside finalement dans l'abstention, qui pourrait artificiellement faire monter la gauche.
23:10 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, Sarkozy, UDF, Bayrou, PS
23.04.2007
La France d’après... le premier tour
Ce matin, chacun a la mine réjouie ou triste, selon que son candidat a gagné, perdu, fait un meilleur score que prévu ou s’est enfoncé dans les limbes de la vie politique française.
En regardant la soirée électorale, j'ai décerné mes "présidentielles d'Or" pour cette édition 2007.
Le truc le plus vomitif de la soirée ? Les UMP qui scandaient « Bayrou avec nous ». Bande d’opportunistes !
Le truc qui faisait le plus pitié ? Le vote Royal dans les banlieues, clairement anti-Sarko. Même pas pro-Ségo…
Le moment le plus émouvant ? La mort du PC, laminé à 2%, encore moins qu’en 2002 où il avait fait le très mauvais score de 3,5%. Décidément Marchais manque à la vie politique française…
L’image de la soirée ? Le Pen encore plus bouledogue que jamais, qui déclare qu’il y a eu un hold-up sur les voix du FN.
La pire prestation ? Ségolène Royal : mi-madonne, mi-marianne, elle a une fois de plus annôné son discours. Tout simplement insupportable.
Le politique à claquer ? Xavier Bertrand, qui croit malin de pavoiser sur le score de Sarkozy et sa supériorité par rapport au score de Chirac en 2002. Sauf que s’il n’y avait pas eu le séisme du 21 avril 2002, Sarko n’aurait jamais fait un tel score au premier tour en 2007. Et si il avait été le candidat de la droite en 2002, il y a fort à parier que les voix de droite qui se sont retrouvées chez Bayrou lui auraient été fatales…
Le plus beau grand écart ? Eric Besson, démissionnaire du PS, qui soutient Nicolas Sarkozy. Le TSS version Ségo
Le meilleur copier/coller ? Nicolas Sarkozy interviewé par France 2 depuis sa Vel Satis...
Le meilleur titre de presse ? Balle au centre, par 20 minutes
Pronostic pour dimanche ? Les électeurs du TSSS –Tout sauf Sarko et Ségo- devraient logiquement s’abstenir. La participation devrait donc être en baisse…
14:35 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, PS, UDF, PC, Bayrou
La folle journée d’une blogueuse politique
Dimanche 22 avril 2007. Ca y est, le jour J est arrivé. C’est le premier tour de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, les français vont qualifier les deux finalistes qui s’affronteront au second tour.
Fis de la polémique sur la diffusion des résultats avant l’horaire légal de 20h, mes réseaux m’informeront de toutes façons en temps réel tout au long de la journée…
9h15. Je suis réveillée par un de mes proches, qui m’informe avoir accompli son devoir civique : voter Bayrou. Direct, je me marre : la journée commence bien !
9h30. Après une douche rapide, je suis dans mon bureau de vote. La queue, très longue à cette heure bien matinale, m’intrigue.
11h00. De retour devant mon PC après le vote et quelques courses pour le brunch dominical, je ne quitte plus msn, en liaison directe avec 3 correspondants en région.
La Tribune de Genève publie en ce matin en Une un dernier sondage annonçant Sarko en tête à 26% devant Ségo à 23% et Bayrou à 20,5%. Le Pen est dans les choux à 12,5%. Et si c’était vrai ?
12h20. Le chiffre de la participation tombe : 31,24% soit 10 points de plus qu’en 2002, et 4 points de plus qu’en 1981. De ce point de vue là, l’élection promet d’être historique.
15h30. France 2 réalise un flash toutes les heures jusqu’au début de la soirée électorale. Le chiffre du moment : à 15h, Marseille a déjà voté à 68%.
16h00. Journal n°1 : Je reçois un sondage réalisé je ne sais comment par un l’institut LH2 pour RMC. Sarko apparaît largement en tête devant Ségo, Bayrou et Le Pen distancés. J’envoie mon premier « journal de la présidentielle par texto » : il y aura autant de flash infos que nécessaire.
16h20. Journal n°2 : on m’annonce qu’au ministère de l’Intérieur, des sources proches du cabinet annoncent Sarko et Ségo devant, Bayrou pas loin de Ségo mais 3ème, Le Pen dans les choux.
17h08. Journal n°3 : La participation à 17h00 est de 73, 87%, soit 15 points de plus qu’en 2002 à la même heure, et de toutes façons supérieure à la participation sur le scrutin en 2002.
17h17. Journal n°4. selon des sources proches d’un ministre sarkozyste, Sarko est loin devant, mais Ségo et Bayrou sont à égalité. Un envoyé spécial proche du QG de Bayrou m’informe que les militants affluent vers le QG du candidat centriste, et affichent une mine réjouie. La rue Saint-Dominique est bouclée. Sarko serait en négociation pour réserver une très grande salle pour le 6 mai au soir.
17h45. Journal n°5. Les sondages RG indiquent Sarko de 25 à 29% ; Sego de 19 à 23%, Le Pen à 16 et Bayrou en dessous. A contre courant sur des deux derniers.
18h24. Journal n°6. Un sondage off du ministère de l’Intérieur indique Sarko à 23, Royal à 21, Le Pen à 19,5 et Bayrou à 19. Je relaie sans conviction : pour moi, Bayrou sera devant Le Pen.
18h52. Journal n°7. Selon des sources sûres, Sarko est en tête entre 26 et 30, Ségo derrière entre 22 et 26. Seule incertitude, la position de Bayrou et Le Pen, tous deux aux alentours de 17. J’annonce qu’il n’y a plus de suspense en tête de la course : c’est plié.
19h03. Journal n°8. Je reçois les résultat des bureaux tests, qui devrait être extrêmement proche du résultat définitif : Sarko à 29, Sego à 25, Bayrou à 19 et Le Pen à 10.
20h00. Les visages des deux qualifiés apparaissent à l’écran : Sarko à 30 et Ségo à 25. Bayrou est troisième à 18 et Le Pen à 11,5. Besancenot fait 4,5 et derrière c’est la débandade.
20h01. C’est bien une élection hystérique : la France est en bleu marine, Le Pen réalise son plus mauvais depuis longtemps, Bayrou multiplie son score par 2,5, le report des voix s’annonce défavorable à gauche, les petits candidats n’existent plus, c’est la fin du PC, L’UMP tend la main à l’UDF, …
14:30 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, PS, FN, UDF, Sarkozy


