01.10.2007
A droite ou à gauche ?
Samedi et dimanche, se sont tenues les journées parlementaires de l’UMP. Ce qui s’y est dit, vous pouvez le dire dans la presse. Mais quel est vraiment l’état de la majorité ?
Eh bien ça coince. François Fillon, longtemps gaulliste social, passe pour la population pour un vilain libéral réformiste. Bon, ça, c’est la démagogie de gauche appliquée dans les médias. Mais comment la majorité voit elle son gouvernement et son président ?
C’est bien là que le bât blesse. A l’UMP, la fronde grogne. La composition du gouvernement, et notamment l’ouverture aux socialistes, a fortement déplu. Nombreux sont ceux à faire la comparaison avec un casting : ce n’est pas PopStars mais UMPStars…
Mais au fait qui fait le président du jury rappeur qui parle comme « ass » ? Le président évidemment, c’est bien lui qui mène la danse, et nous gratifie de petites phrases parfois assimilables à celles du manager de Joey Starr… sauf qu’avant qu’il mette les pieds en banlieue, on peut attendre…
Résultat UMPStars, c’est un casting, avec des gens qui ressemblent à la France. C ’est le critère car rappelez-vous, on vend un produit (comme d’autres « font un disque »), donc on gère une image. Dehors Juppé, il est certes compétent mais impopulaire, en clair il manque de parts de marchés (moins de 50% sur la ménagère…). C’est comme si vous intégriez dans un boys band un gars chantant hyper bien mais pesant 250 kilos. L’image on vous dit, l’image, et dans tous les types de médias, de la TV à la presse en passant pas Elysée TV sur le web !
Seulement voilà, les plus courtes sont les meilleures, et à l’UMP, beaucoup en ont marre des postures médiatiques. Dans les couloirs, il se murmure que sous son costume d’atlantiste libéral, se cache en réalité un centriste de gauche. Et ne parlez pas du paquet fiscal, c’est justement l’exception qui fait la règle. Car sur le reste… eh bien sur le reste, regardez bien : un étatisme forcené qui tranche complètement avec les thèses libérales.
Mais oui, c’est un hold-up politique. On comprend mieux pourquoi il tenait à trucider Bayrou dans les urnes… Bayrou qui serait finalement plus à droite que Sarko, c’est à y perdre son latin.
Reste que comme toujours, nous autres libéraux, on ne sait plus à quel saint se vouer… La France, pays fortement ancré à droite, aura réussi à élire un président de droite sous une étiquette socialiste (Mittérand) puis un président de gauche sous une étiquette de droite (Sarkozy)… le tout en à peine plus de 30 ans.
So Frenchy !
13:25 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, Fillon, Juppé, gouvernement
24.04.2007
A la pêche aux voix centristes
Et c'est reparti pour un tour ! Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se sont lancés à fond dans la campagne pour le deuxième tour : Ségo était hier soir à Valence, Sarko à Dijon.
Au rayon « politique politicienne » de notre grand magasin France, Sarko emporte la palme haut la main grâce à ce magnifique doublé : d’une part, il s’attache le soutien d’Eric Besson le soir même où Ségolène se rend dans le département de ce dernier, d’autre part, il ajoute à son pupitre un bandeau de couleur… orange centriste !
Dans le même temps, le même match se joue sur TF1. Là encore, Sarko a sortie l’artillerie lourde. Fis des Hortefeux (grillé sur la proportionnelle), Morano (tombée en disgrâce), Dati (pas assez mûre), du trio Copé, Jego, Bertrand (trop agressifs), Fillon (trop girouette), l’UMP sort des valeurs sûres et réputées calmes : et c’est Alain Juppé qui s’y colle…
Et pour cause : Alain Juppé est précisément celui qui, lorsqu’il était président de l’UMP, n’a pas tué l’UDF en ne positionnant pas, lors des législatives de 2002, des candidats UMP face au centristes susceptibles de l’emporter. Une attitude longtemps décriée par Nicolas Sarkozy, qui n’hésitait pas à se montrer extrêmement dur avec son prédécesseur, quand ce n’était pas, dans des circonstances plus off, carrément insultant.
C’est d’ailleurs le même Nicolas Sarkozy qui jurait ses grands dieux qu’il serait celui qui tuerait l’UDF en présentant systématiquement un candidat face à eux dans toutes les élections, et qu’il ne prononcerait jamais le nom de François Bayrou –« je ne parle pas de ce qui n’existe pas ».
explique tout de suite mieux pourquoi le candidat centriste ne devrait pas prendre parti en faveur de l’UMP. Et pour les accords pré-électoraux éventuels sur les législatives, aucun sarkozyste n’est apte à discuter : seuls les vieux de la vieille, les rebus d’hier, sont à même de se faire entendre des centristes qu’ils n’ont jamais négligé. En la matière, Alain Juppé est l’homme de la situation.
Au vu du score des centristes, il est désormais complètement évident pour tout le monde que la Sarkozie ne gagnera pas la présidentielle seule. Contrairement à ce que le score de 30% laisserait à penser, de prime abord, Nicolas Sarkozy n’est pas tout puissant dans son camp. Au sein de l’UMP, il a eu besoin de l’union de la droite pour réaliser un tel score, et pour gagner, il a besoin de la diplomatie des chiraquiens pour récupérer les voix des brebis égarées.
Si Sarkozy est élu le 6 mai, voilà qui présumera un scrutin intéressant pour les élections à venir à la présidence de l’Assemblée Nationale, mais aussi et surtout à la présidence de l’UMP, en novembre prochain.
11:40 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, Sarkozy, UMP, Bayrou, UDF, Juppé


