08.01.2008
Conférence de presse bling bling et surtout toc toc...
Sarko nous l’avait promis, avec lui ça allait changer. Plus de mensonge, plus de langue de bois, il allait assumer. Ah bon ?
Alors pourquoi nier avoir dit que Fillon était un simple collaborateur lors de sa conférence de presse aujourd’hui ? Pourquoi être allé jusqu’à défier les journalistes d’en retrouver toute trace orale ou écrite ?
Comme le redit Libé dans son édition on line, il l’a bien dit. C’était –pour la mémoire défaillante ( ?) du président- dans le cadre d’un entretien accordé fin août au quotidien régional Sud Ouest.
Dans cet article, intitulé « Je suis payé pour décider », il déclarait : «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi». Aucune inteprétation ou remise en question possible.
Alors, le président aurait-il du mal à assumer ?
Les mauvaises langues ou ardents défenseurs de Sarko me demanderont pourquoi y consacrer un article. Parce que justement, Sarko avait promis un changement de style, et s’est fait élire sur son image, à grand coups de grandes déclarations sur ce thème.
Force est de constater que ça n’est absolument pas le cas… Ca n'est plus une présidence bling-bling, c'est tout juste du toc.
14:10 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Fillon
25.10.2007
Spleen en Sarkozie
Cinq mois après l’élection de Sarko à la Présidence de la République, certains déchantent, comme je l’ai déjà rapporté ici. La nouveauté, c’est que la presse n’hésite plus à s’en faire l’écho. Que ce soit Libération ou Le Monde, tout le monde ne parle que de ça : la majorité parlementaire grince des dents.
Au menu des discordes, la loi sur l’immigration –que 40 députés UMP n’ont pas votée- ou encore l’examen du projet de loi sur le Nouveau Centre-ajourné faute de majorité, et renvoyé aux calendes grecques. Les parlementaires ne veulent plus du fait du prince, et entendent bien faire entendre leur voix.
Dans les fédérations, les militants sont bien loin du divorce présidentiel, et se positionnent comme encore plus terre à terre que leurs élus, en réclamant des résultats probants, et rapidement. En effet, la hausse du prix de l’essence et la baisse du pouvoir d’achat pèsent sur le moral des ménages, et la promesse de l’instauration du service minimum a été entachée par son délai de mise en place et son manque de lisibilité.
Du coup, Sarko s’effondre dans les sondages, et s’enferme dans une communication déjà dépassée, en évoquant « quelques grincheux ». Grincheux les français ? Non, réalistes. Ils ont voté pour que les réformes soient faites, de toute urgence, afin de pouvoir boucler leurs fins de mois.
Chacun savait que la tâche ne serait pas facile pour le président sorti des urnes, et Nicolas Sarkozy lui-même semblait en avoir bien conscience. La France lui rappelle désormais qu’elle a voté pour lui à 53%, mais sans lui donner pour autant un chèque en blanc.
12:05 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, Gouvernement, Parlement, Assemblée nationale, Sénat, Fillon
01.10.2007
A droite ou à gauche ?
Samedi et dimanche, se sont tenues les journées parlementaires de l’UMP. Ce qui s’y est dit, vous pouvez le dire dans la presse. Mais quel est vraiment l’état de la majorité ?
Eh bien ça coince. François Fillon, longtemps gaulliste social, passe pour la population pour un vilain libéral réformiste. Bon, ça, c’est la démagogie de gauche appliquée dans les médias. Mais comment la majorité voit elle son gouvernement et son président ?
C’est bien là que le bât blesse. A l’UMP, la fronde grogne. La composition du gouvernement, et notamment l’ouverture aux socialistes, a fortement déplu. Nombreux sont ceux à faire la comparaison avec un casting : ce n’est pas PopStars mais UMPStars…
Mais au fait qui fait le président du jury rappeur qui parle comme « ass » ? Le président évidemment, c’est bien lui qui mène la danse, et nous gratifie de petites phrases parfois assimilables à celles du manager de Joey Starr… sauf qu’avant qu’il mette les pieds en banlieue, on peut attendre…
Résultat UMPStars, c’est un casting, avec des gens qui ressemblent à la France. C ’est le critère car rappelez-vous, on vend un produit (comme d’autres « font un disque »), donc on gère une image. Dehors Juppé, il est certes compétent mais impopulaire, en clair il manque de parts de marchés (moins de 50% sur la ménagère…). C’est comme si vous intégriez dans un boys band un gars chantant hyper bien mais pesant 250 kilos. L’image on vous dit, l’image, et dans tous les types de médias, de la TV à la presse en passant pas Elysée TV sur le web !
Seulement voilà, les plus courtes sont les meilleures, et à l’UMP, beaucoup en ont marre des postures médiatiques. Dans les couloirs, il se murmure que sous son costume d’atlantiste libéral, se cache en réalité un centriste de gauche. Et ne parlez pas du paquet fiscal, c’est justement l’exception qui fait la règle. Car sur le reste… eh bien sur le reste, regardez bien : un étatisme forcené qui tranche complètement avec les thèses libérales.
Mais oui, c’est un hold-up politique. On comprend mieux pourquoi il tenait à trucider Bayrou dans les urnes… Bayrou qui serait finalement plus à droite que Sarko, c’est à y perdre son latin.
Reste que comme toujours, nous autres libéraux, on ne sait plus à quel saint se vouer… La France, pays fortement ancré à droite, aura réussi à élire un président de droite sous une étiquette socialiste (Mittérand) puis un président de gauche sous une étiquette de droite (Sarkozy)… le tout en à peine plus de 30 ans.
So Frenchy !
13:25 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, Fillon, Juppé, gouvernement
10.09.2007
Vous reprendrez bien un peu de café…in ?
Trois mois d’absence sur le blog. Parfois, il faut savoir arrêter d’écrire, si l’on a rien à dire. Trois mois d’été, trois mois sans grande actualité.
Et puis hier, la reprise de Dimanche Plus, l’émission de Laurence Ferrari. En tête d’affiche, François Fillon, le Premier Ministre qui n’apprécie pas de se faire appeler « collaborateur » par son président de patron.
Engoncé dans son costume, visiblement peu à l’aise, le Premier Ministre ne convainc pas. Il a beau dire qu’il n’est pas un exécutant, tout le monde perçoit qu’il souffre de n’être qu’un sous-fifre, alors que le Président Sarko se la joue star.
Fillon, celui qui a viré sarkozyste parce que Villepin ne l’avait pas pris au gouvernement, se retrouve dans le rôle de directeur de cabinet. Même le Secrétaire Général de l’Elysée est plus présent médiatiquement… et dans l’action.
C’est bien là que le bât blesse. Car Fillon lui-même en vient à dire n’importe quoi sur les institutions. Ainsi hier, il déclarait qu’il était dans son rôle, et qu’il était logique que le Président soit en avant, puisqu’il a été élu par les français.
Certes, mais Fillon oublie-t-il que le Premier Ministre est issu de la majorité parlementaire, elle-même élue par le peuple, tout comme le Président de la République ?
François, par pitié, retourne réviser tes cours de droit constitutionnel, c’est du niveau 1ère année de droit…
10:00 Publié dans Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Fillon, Sarkozy, Gouvernement
09.05.2007
Fillon, girouette dénuée de courage politique
Comme chaque matin, je me suis plongée dans la lecture de 20 minutes, et je me suis particulièrement attachée à l’interview de François Fillon, présenté comme le futur Premier Ministre.
Je n’apprécie guère le bonhomme, un peu trop adepte à mon goût du changement de veste, ce qui pour moi marque un manque de convictions. Balladurien en 1993, Seguiniste de 1999 (avant les européennes) à la débâcle parisienne de 2001, il est devenu chiraquien en intégrant l’UEM en 2001, par pur carriérisme. Après avoir mené la réforme des retraites en 2003, il s’estimait premier-ministrable…
Las ! En juin 2005, non seulement il n’a pas obtenu Matignon, mais en plus il a été éjecté du Gouvernement. En deux secondes, il est devenu sarkozyste. Comme il le dit lui-même : « j'ai rejoint Nicolas Sarkozy quand j'ai compris qu'il était incontournable dans le parti. »
Je dirai plutôt qu’il ne l’a jamais quitté, puisqu’ils ont connu les mêmes combats politiques auprès de Balladur et de Seguin… La passe chiraquienne n’aura été qu’une parenthèse dans la vie de cette girouette inconstante à l’ambition débordante.
Si j’avais monsieur Fillon en face de moi, l’échange serait extrêmement tendu. Et pour une simple raison : monsieur Fillon n’assume pas ses choix politiques. Dans cette interview, il dit n’avoir pas supporté de voir « Chirac et Villepin se déballonner dès que la rue est dehors ».
Pour commencer, pendant sa réforme des retraites, l’UMP a lancé des contre manifs, et clairement aidé à faire passer la pilule. Il ne me semble pas qu’à ce moment là, qui que ce soit ce soit déballonné. Au contraire, la solidarité gouvernementale a joué à plein. Monsieur Fillon aurait-il la mémoire courte ?
Et puisqu’on est dans la déballonnade, parlons franchement : qui s’est a baissé son pantalon en 2005 pendant la crise du CPE ? Certainement pas Chirac et Villepin, mais bel et bien Nicolas Sarkozy. Celui qui était alors patron de l’UMP s’est prononcé contre le CPE, par pur tactique politique : il a monté les parlementaires contre le chef du gouvernement et le chef de l’Etat, pour les affaiblir, les isoler, et les obliger à abandonner le CPE… en se déclarant lui-même contre. Les parlementaires de l'UMP, moutons désireux d'être investis et de retrouver leur siège, ont suivi. Quitte à oublier d'être solidaires avec leur gouvernement, et de jouer l'opposition à plein tube.
C’est bien Nicolas Sarkozy qui a cédé à la rue, de peur que cela n’entache la présidentielle à venir. C’est lui qui n’a pas eu le service trois pièces nécessaire pour aller au bout de cette réforme. Et monsieur Fillon n’a pas le courage de l’assumer. Voilà pourquoi j’ai une très piètre image de ce politique intriguant et ambitieux, qui n’est qu’un Rastignac de plus.
11:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Fillon, Sarkozy, UMP
17.04.2007
A droite ou ... à droite ?
François Fillon serait dans la short-list, dit-on, pour être Premier Ministre. Ca n’est pas une info car depuis qu’il n’a pas été pris dans le Gouvernement Villepin, il ne vit plus que pour ça. Lui qui avait tourné sa veste de balladurien au profit de Chirac, il n’a pas supporté d’être éjecté du Ministère de l’Emploi… et le naturel est revenu au galop : il est redevenu sarkozyste.
Tout content de viser le poste de Premier Ministre –Monsieur a une haute opinion de lui-même mais oublie qu’il n’y a pas de place pour deux égos au pouvoir, ce qui pourrait lui coûter la place et favoriser Claude Guéant- Fillon balance des skuds à tout va.
Le problème, c’est qu’il oublie de viser, et ça donne souvent un vaste n’importe quoi. La preuve par l’exemple, avec cette déclaration hier à Bordeaux :
"Je ne crois pas que l'on puisse dire que Nicolas Sarkozy mène une campagne droitière. Sa force est de s'appuyer sur un langage de vérité. Il a décomplexé la droite par rapport à des valeurs et des convictions qu'elle ne mettait plus suffisamment en avant".
Si je comprends bien, Sarko ne mène pas une campagne « droitière » donc de droite, il est décomplexé à droite, ce qui n’est pas la droite ?
Dis donc François, va falloir s’assumer un peu… Peut être même se décomplexer…
16:15 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, droite, Sarkozy, Fillon


