12.02.2008
Neuilly : l'UMP jette de l’huile sur le feu
On nous l’avait dit, la crise de Neuilly se résoudrait lors de la commission d’investiture de l’UMP… Las ! L’instance vient de perdre tout son crédit en désignant M. Fromentin comme tête de la liste de soit disant rassemblement qui se présentera à Neuilly.
C’est une très mauvaise idée, et pour plusieurs raisons. Ce choix démontre que :
- seuls les sondages sont l’opium de l’UMP
- la méritocratie, c'est-à-dire la récompense du travail bien fait, n’existe que dans la théorie sarkozyste mais surtout pas dans la pratique
- tuer son rival est bien plus important que proposer un projet
Arnaud Teullé, né à Neuilly, engagé depuis 20 ans sur le terrain, maire adjoint depuis 13 ans, aura ainsi été assez bon pour qu’on lui confie le soin de reconstituer les troupes à Neuilly et de chauffer la place pour d’autres, mais pas assez pour qu’on lui accorde la tête de liste.
Arnaud Teullé qui, rappelons le, a toujours été un bon petit soldat, discret, fidèle à Nicolas Sarkozy dans les bons comme dans les mauvais moments, se voit aujourd’hui bien mal remercié de son réel engagement.
Quant à Arnaud, qui n’a plus rien à perdre, il ose et se rebelle, en montant sa propre liste. Franchement, on ferait tous pareil à sa place, non ?
L’UMP, à sacrifier ses militants et cadres engagés sur l’autel de la gauche d’abord, puis du centre, puis des dissidents, vient de perdre encore un peu plus en crédibilité en investissant n’importe qui. Finalement, ne vaut-il pas mieux ne pas avoir été investi par le parti pour l’emporter ?
14:55 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Neuilly, Fromentin, Martinon, Teullé
11.02.2008
Un Martinon pour le lunch
Panique en Sarkozie : le fief de Neuilly pourrait être en ballotage à droite. La faute à qui ? La faute à David, parachuté par l’Elysée en tête de liste en octobre dernier, au nez et à la barbe d’Arnaud Teullé.
Accueilli dès le départ aux cris de Martinon, non, non, le pauvre David n’a jamais réussi à se faire un nom. Mal engoncé dans ses costumes cintrés Prada, il n’a pas su serrer les mains et se faire apprécier des bourgeois Neuilléens.
Car si ceux-ci votent à droite, il ne faut pas les prendre pour des veaux qui n’auraient pas leur mot à dire. Et ils veulent un local, un homme du cru, quelqu’un né au village. Pour eux, le candidat légitime, c’était le "petit" Arnaud Teullé.
Malgré le renfort de Jean Sarkozy, fils de, venu prêter main forte à la liste, rien n’aura fait remonter la côte du roi David. Alors il aura été crucifié par un simple mail adressé aux militants, annonçant la création d’une autre liste… avec ses colistiers, mais sans lui.
Désormais roi sans couronne, Martinon a perdu l’estime de la cour élyséenne. Exit, le voyage en Guyane. Restera-t-il porte parole de l’Elysée après l’affront ?
Quoi qu’il advienne, il a perdu cette bataille, et le clan des anti-Cécilia entend bien gagner la guerre qui sévit dans les coulisses du Château. Depuis le 6 mai, pro et anti Cécilia s’affrontent. Si dans un premier temps les pros ont gagné, en évinçant Frédéric Lefebvre, Laurent Solly , Pierre Charron et consorts, les anti tiennent leur revanche, en obtenant la tête de Martinon.
Et la France dans tout ça ?
11:05 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Martinon, Teullé, Neuilly
08.01.2008
Conférence de presse bling bling et surtout toc toc...
Sarko nous l’avait promis, avec lui ça allait changer. Plus de mensonge, plus de langue de bois, il allait assumer. Ah bon ?
Alors pourquoi nier avoir dit que Fillon était un simple collaborateur lors de sa conférence de presse aujourd’hui ? Pourquoi être allé jusqu’à défier les journalistes d’en retrouver toute trace orale ou écrite ?
Comme le redit Libé dans son édition on line, il l’a bien dit. C’était –pour la mémoire défaillante ( ?) du président- dans le cadre d’un entretien accordé fin août au quotidien régional Sud Ouest.
Dans cet article, intitulé « Je suis payé pour décider », il déclarait : «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi». Aucune inteprétation ou remise en question possible.
Alors, le président aurait-il du mal à assumer ?
Les mauvaises langues ou ardents défenseurs de Sarko me demanderont pourquoi y consacrer un article. Parce que justement, Sarko avait promis un changement de style, et s’est fait élire sur son image, à grand coups de grandes déclarations sur ce thème.
Force est de constater que ça n’est absolument pas le cas… Ca n'est plus une présidence bling-bling, c'est tout juste du toc.
14:10 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, Fillon
25.10.2007
Spleen en Sarkozie
Cinq mois après l’élection de Sarko à la Présidence de la République, certains déchantent, comme je l’ai déjà rapporté ici. La nouveauté, c’est que la presse n’hésite plus à s’en faire l’écho. Que ce soit Libération ou Le Monde, tout le monde ne parle que de ça : la majorité parlementaire grince des dents.
Au menu des discordes, la loi sur l’immigration –que 40 députés UMP n’ont pas votée- ou encore l’examen du projet de loi sur le Nouveau Centre-ajourné faute de majorité, et renvoyé aux calendes grecques. Les parlementaires ne veulent plus du fait du prince, et entendent bien faire entendre leur voix.
Dans les fédérations, les militants sont bien loin du divorce présidentiel, et se positionnent comme encore plus terre à terre que leurs élus, en réclamant des résultats probants, et rapidement. En effet, la hausse du prix de l’essence et la baisse du pouvoir d’achat pèsent sur le moral des ménages, et la promesse de l’instauration du service minimum a été entachée par son délai de mise en place et son manque de lisibilité.
Du coup, Sarko s’effondre dans les sondages, et s’enferme dans une communication déjà dépassée, en évoquant « quelques grincheux ». Grincheux les français ? Non, réalistes. Ils ont voté pour que les réformes soient faites, de toute urgence, afin de pouvoir boucler leurs fins de mois.
Chacun savait que la tâche ne serait pas facile pour le président sorti des urnes, et Nicolas Sarkozy lui-même semblait en avoir bien conscience. La France lui rappelle désormais qu’elle a voté pour lui à 53%, mais sans lui donner pour autant un chèque en blanc.
12:05 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, Gouvernement, Parlement, Assemblée nationale, Sénat, Fillon
02.10.2007
A gauche toute !
Pris dans l’élan de la gauchisation de son équipe, Sarkozy envisage-t-il réellement de faire entrer Manuel Valls, Jack Lang ou Julien Dray dans son équipe, comme le suggère 20 minutes dans son édition de ce soir ?
Que ce soit de l’info ou de l’intox –et je n’ai pas la réponse- cela confirme en tout cas que le Président de la République met la barre à babord. Le chantre de la communication qu’il est, doublé de ses petites habitudes de contrôler ce qui se dit dans les médias à son sujet, ne laisserait pas filtrer des rumeurs sans qu’il n’y ait un fond de vérité. Le fameux « off », information divulguée sans être divulguée, manière de donner un nonos à ronger aux journalistes fiévreux, qui ne peuvent de toutes façons rien vérifier en la matière, et ce qui laisse la possibilité de dire « mais c’était une rumeur » en cas de réaction hostile des Français.
Sarko, de ce point de vue, est un maître du buzz. La question est : que cela lui rapporte-t-il ? Si certains militants de droite croient encore que ça lui permet d’atomiser le PS, qu’ils se réveillent : Sarkozy ne s’ouvre pas à la gauche, il EST de gauche. Tendance nationaliste, mais de gauche. Et profondément étatiste : jetez un œil au budget, ça fait mal à la France…
Reste à savoir jusqu’où il poussera le curseur : n’oublions pas que Julien Dray vient de la LCR. Alors , Sarko, trotsko ? Difficile à imaginer : ce serait prendre le risque d’un vrai débordement sur la droite.
Si Le Pen paraît vieilli, usé, fatigué, laminé par son score à la présidentielle, et que Sarko parie sur l’essoufflement du FN, il faudrait peut être ne pas trop tenter l’UMP, fortement marrie de cette gauchisation constante…
Pour l’heure, ce simple buzz reste destiné à occuper les médias, en permettant qu’on parle encore et toujours de Sarko. Cependant, la rumeur est dangereuse : de plus en plus de voix s’élèvent à droite pour s’opposer à ces choix critiquables du Président.
Après avoir avalé le chapeau de la réforme des statuts de l’UMP, qui affaiblit le parti tant il a perdu en crédibilité populaire en perdant le vote des adhérents, celui-ci pourrait bien finir par s’auto-dissoudre, lorsque les militants en auront marre de ce simulacre de démocratie.
D’ailleurs, outre l’opposition interne, même les parlementaires, si prudes pendant le CPE, commencent à donner de la voix… premier signe tangible d’un réel ras-le-bol de la droite. A suivre !
17:30 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, PS, Gouvernement, Droite, Gauche
15.05.2007
Libéralisme et interventionnisme
Les libéraux ont toutes les raisons de craindre Nicolas Sarkozy. Le nouveau président, élu par les Français, a souvent été qualifié d’ultra libéral par la gauche, qui sur ce plan fait preuve soit d’une vilaine mauvaise foi, soit d’un manque de culture politique évident. Car Nicolas Sarkozy n’est pas libéral, mais totalement interventionniste.
Pendant le dernier quinquennat, il était numéro deux du gouvernement, et ministre d’Etat. Ou plus tôt, il était des tas de ministres. Rappelez vous : ministre d’intérieur, mais en même temps, il est intervenu dans la réforme des retraites (le rapport avec l’intérieur ?) ou encore la réforme de l’éducation nationale (le rapport avec l’intérieur ?).
Puis il est passé à Bercy, le ministère des Finances. Et là, c’est au sens économique qu’il a démontré son interventionnisme… en augmentant le rôle de l’Etat dans l’économie. Parmi ses faits de guerre, il a obligé la grande distribution à limiter ses marges pour ne pas augmenter les prix. En dépit de la loi du marché. Comme libéral, on fait mieux.
Interventionniste également dans l’UMP, qu’il ne préside plus, mais à laquelle il impose une énième réforme des statuts, destinée à lui assurer la mainmise totale sur cet appareil… fusse au prix de la suppression de la démocratie au sein de cette instance. Soit disant pour ne pas avoir d’opposition interne.
Pourtant, l’UMP a été totalement solidaire du gouvernement dès sa création, en 2002, et elle a très fidèlement soutenu les réformes de Raffarin en 2003, notamment celle des retraites. Comme quoi, c'est possible. Bizarrement, elle ne l’a plus été à compter de fin 2004… et de son élection. Qui n’a pas été solidaire du président de la République ? Nicolas Sarkozy. Il marque là son manque de confiance vis à vis de son propre camp. Intéressant comme conception du pouvoir... Intéressant.
Enfin, et c’est encore plus embêtant, il est interventionniste dans le domaine des médias. Président de l’UMP ou président de la République, il n’hésite pas à appeler ses amis patrons des grands groupes de presse écrite et audiovisuelle, ou à faire appeler les rédactions, pour ne pas faire paraître les infos qui dérangent. Comme le fait que sa femme se balade publiquement avec un autre homme, ou qu’elle n’ait pas voté (et donc pas voté pour lui).
Eh oui, Nicolas Sarkozy, après avoir usé et abusé de l’utilisation de la presse pour faire parler de lui, en mettant en avant sa famille, il ose se plaindre que son statut de personne publique le rende vulnérable à la diffusion d’informations relatives à celle-ci.
Pire, il se retranche derrière la notion toute relative de vie privée… cela même alors que cela reste de l’information : il reste normal que les français sachent que sa femme, à priori le personnage le plus proche de lui, n’ait pas voté pour lui. Cette atteinte à la liberté de la presse, liberté fondamentale, est inacceptable.
Cet homme, demain, sera officiellement président de la République. Ne le qualifiez plus de libéral. Vous insulteriez la liberté.
20:10 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Législatives 2007, UMP, Sarkozy
20.04.2007
No comment !

08:45 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, Sarkozy, génétique
13.04.2007
Sarko est-il anti-psy et homophobe ?
Retour sur la question de la pédophilie, et loin de moi l’envie de détourner les propos de Nicolas Sarkozy, c’est pourquoi je publie l’intégralité du verbatim en question, que je vous invite à lire sur le site du Figaro.
Sur cette affaire de pédophilie, soyons clair : ce n’est quand même pas une idée extrêmement répandue que d’avoir envie de violer un petit garçon de 3 ans ! Qui osera me dire que chacun d’entre nous pourrait avoir cette idée ? Guy Georges qui viole et tue 12 femmes, qui osera me dire qu’il n’est pas malade ? Je n’ignore nullement qu’il y a sans doute une part d’acquis et que tout n’est pas dans l’identité. Mais si on conteste l’idée de cette identité, de ce terrain fragile, alors on conteste l’idée qu’on peut soigner et qu’on peut guérir. Je ne partage pas l’idée que, quand un jeune se suicide, c’est la faute de ses parents. Il y avait déjà une fragilité. Je ne partage pas non plus l’idée que le problème de l’autisme est un problème d’éducation. Dans les années 60, quand j’étais enfant, j’entendais ce jugement très choquant à propos d’un jeune qui était homosexuel : « sa maman l’a fait dormir dans son lit », « sa maman lui achetait des poupées »... On a fait litière de tout ce fatras. Il faut arrêter de culpabiliser, il y a des terrains fragiles. Dans un autre domaine, voyez pour la terrible maladie qu’est le cancer. Bien sûr, la cigarette donne le cancer, mais il y a des tas de gens qui fument deux paquets de cigarettes par jour et qui n’auront jamais de cancer, et d’autres qui ne fument rien, qui sont des fumeurs passifs, et qui auront le cancer, parce que leur terrain est plus fragile. Mgr André Vingt-Trois dit qu’il n’est pas d’accord avec moi. Eh bien moi, je ne suis pas d’accord quand on dit que l’homosexualité est un péché.
Inutile de vous dire que je ces propos me rendent hystériques. Tout d'abord sur la forme : lorsqu’il évoque le viol d’un enfant ou Guy Georges, personne n’a dit que c’était une idée répandue d'avoir envie de violer des enfants, ni nié la maladie mentale de ce serial-killer. C'est de la pure démagogie que d'utiliser ces formules.
La question fondamentale, qui est au cœur de ce propos, c’est de savoir si toute maladie est innée –et donc génétique- ou si elle peut relever de l’acquis –et notamment se développer en raison d’un contexte particulier. Soyons honnêtes, Nicolas Sarkozy tente par cet entretien, d'adoucir son propos des jours précédents, en reconnaissant tout de même une part d’acquis.
Le problème, c'est que la suite est terrifiante. En effet, lorsqu’il prétend que contester l’existence d’un terrain génétique signifie contester l’idée que l’on peut soigner et guérir, c’est très grave. Cela consiste à dire que le seul remède possible consiste en une thérapie génique, et donc à rejeter la psychiatrie. Une thèse notamment défendue, je vous le rappelle, par l’Eglise de Scientologie.
Ajoutons à cela qu’il met dans le même paquet de déviances à guérir les violeurs d’enfants, les tueurs en série, mais aussi les homosexuels et les suicidaires. A lire Nicolas Sarkozy, on peut interpréter que les homosexuels ont donc eux aussi un terrain fragile… Sont ils malades aussi ???
Définition du terme fragile dans Le Robert de Poche : « Faiblesse de constitution – Manque de résistance psychique ». Autrement dit, si pour Nicolas Sarkozy l’homosexualité n’est pas un péché -ce avec quoi je suis complètement d'accord !-, elle lui semble tout de même plus faible que l’hétérosexualité.
Chez moi, ça s’appelle tout simplement de l’homophobie.
20:35 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, Sarkozy, populisme


