09.05.2007
Fillon, girouette dénuée de courage politique
Comme chaque matin, je me suis plongée dans la lecture de 20 minutes, et je me suis particulièrement attachée à l’interview de François Fillon, présenté comme le futur Premier Ministre.
Je n’apprécie guère le bonhomme, un peu trop adepte à mon goût du changement de veste, ce qui pour moi marque un manque de convictions. Balladurien en 1993, Seguiniste de 1999 (avant les européennes) à la débâcle parisienne de 2001, il est devenu chiraquien en intégrant l’UEM en 2001, par pur carriérisme. Après avoir mené la réforme des retraites en 2003, il s’estimait premier-ministrable…
Las ! En juin 2005, non seulement il n’a pas obtenu Matignon, mais en plus il a été éjecté du Gouvernement. En deux secondes, il est devenu sarkozyste. Comme il le dit lui-même : « j'ai rejoint Nicolas Sarkozy quand j'ai compris qu'il était incontournable dans le parti. »
Je dirai plutôt qu’il ne l’a jamais quitté, puisqu’ils ont connu les mêmes combats politiques auprès de Balladur et de Seguin… La passe chiraquienne n’aura été qu’une parenthèse dans la vie de cette girouette inconstante à l’ambition débordante.
Si j’avais monsieur Fillon en face de moi, l’échange serait extrêmement tendu. Et pour une simple raison : monsieur Fillon n’assume pas ses choix politiques. Dans cette interview, il dit n’avoir pas supporté de voir « Chirac et Villepin se déballonner dès que la rue est dehors ».
Pour commencer, pendant sa réforme des retraites, l’UMP a lancé des contre manifs, et clairement aidé à faire passer la pilule. Il ne me semble pas qu’à ce moment là, qui que ce soit ce soit déballonné. Au contraire, la solidarité gouvernementale a joué à plein. Monsieur Fillon aurait-il la mémoire courte ?
Et puisqu’on est dans la déballonnade, parlons franchement : qui s’est a baissé son pantalon en 2005 pendant la crise du CPE ? Certainement pas Chirac et Villepin, mais bel et bien Nicolas Sarkozy. Celui qui était alors patron de l’UMP s’est prononcé contre le CPE, par pur tactique politique : il a monté les parlementaires contre le chef du gouvernement et le chef de l’Etat, pour les affaiblir, les isoler, et les obliger à abandonner le CPE… en se déclarant lui-même contre. Les parlementaires de l'UMP, moutons désireux d'être investis et de retrouver leur siège, ont suivi. Quitte à oublier d'être solidaires avec leur gouvernement, et de jouer l'opposition à plein tube.
C’est bien Nicolas Sarkozy qui a cédé à la rue, de peur que cela n’entache la présidentielle à venir. C’est lui qui n’a pas eu le service trois pièces nécessaire pour aller au bout de cette réforme. Et monsieur Fillon n’a pas le courage de l’assumer. Voilà pourquoi j’ai une très piètre image de ce politique intriguant et ambitieux, qui n’est qu’un Rastignac de plus.
11:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Fillon, Sarkozy, UMP
03.05.2007
Débat du second tour : ambiance match de foot !
Après la petite finale, entre Ségolène Royal et François Bayrou, qui a explosé l’audimat, se jouait hier la grande finale entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, en direct live sur tout plein de chaines de TV et même de radio, 35 au total ayant demandé la possibilité de diffuser. Le tout devant 20 millions de téléspectateurs. Amazing !
Comme me l’ont conseillé les états-majors de campagne de Ségolène et de Nicolas dans leurs mails, j’ai passé cette soirée de la manière suivante : devant ma télé, avec des amis. Ou plutôt, devant la télé d’un ami, avec trois de ses amis. Oui nous n’étions que cinq, c’est plus pratique pour s’entendre commenter.
Composition des équipes : à ma gauche, K-mel, un homme de gauche, à ma droite, moi de droite, et au centre, Chouchou, l’arbitre ex-droite basculé au centre, et Mick et Elé, un couple encore indécis.
Notre terrain de jeu consiste en un salon composé de deux canapés et un plasma, et une table basse dotée quelques victuailles –petit dîner top bon d’ailleurs- et ce qu’il faut de boissons à 12,5° pas plus, au-delà on est trop rapidement saoul et un soir de match –pardon de débat- ça n’a aucun intérêt.
A partir de 20h30, l’ambiance commence à monter. Chacun jauge les adversaires, devant une coupe de champagne. La joute oratoire qui s'annonce entre nous se jouera essentiellement entre K-mel et moi, pour gagner les indécis, sorte de match retour du verre que nous avions pris après le meeting de Bayrou.
Question cruciale : le choix de la chaîne pour regarder le débat. France 2 fait l’unanimité. Le signal diffuse l’arrivée des candidats, pour un peu on nous les montrerait en train de se faire maquiller.
Fatalement, les commentaires fusent sur la tenu des uns et des autres. K-mel me convainc sans peine sur la montre de Sarkozy, trop grosse –manquerait plus que la chaine en or- mais je préfère m’attarder longuement sur le col Mao de Ségolène Royal et toute la symbolique communiste incluse dans ce choix de chemisier !
21h. Premier incident. France 2 grésille ! La mauvaise qualité de réception durera 13 minutes. Merci à Jean-Marc Morandini pour l’info –en direct sur son blog- car nous avions zappé depuis longtemps… sur TF1.
Ouverture du débat. Sur le ring, K-mel et moi nous affrontons. Objectif : faire basculer les deux indécis. Etant de droite, je défends les couleurs de ma famille politique. On s’interpelle, on balance nos chiffres, on vit intensément la joute qui les oppose et nous oppose, même si nous, nous sommes plus pragmatiques, et acceptons de reconnaître les qualités de notre adversaire et les défauts du nôtre.
Conclusion. Au terme de ces 2h40 de joute oratoire, reste l’impression d’avoir vécu un moment passionnant. La discussion a été animée entre les cinq protagonistes que nous étions, mais jamais agressive. Chacun a fait preuve d’honnêteté, et a accepté de laisser les dogmes au vestiaire.
Un mot me vient en tête : respect. Merci à eux pour cette excellente soirée : c’est comme ça que j’aime la politique ! Et chez vous, c'était comment ?
15:50 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Sarkozy, UMP, Royal, PS, médias
02.05.2007
60 000 personnes pour la Madonne
Mardi 1er mai, Ségolène Royal a fait le plein au stade Charlety à Paris : selon les organisateurs, le stade, qui contient 40 000 personnes, en contenait pour l’occasion 60 000. Bon, mathématiquement, il faudra m’expliquer, car c’est évidemment impossible même pelouse et piste incluses.
Ceci dit deux jours avant le Bercy de Nicolas Sarkozy, en configuration 17 000 personnes, en contenait bien 40 000 en comptant les gens à l’extérieur. Comme si on pouvait gober qu’il y avait 23000 personnes dehors sous une pluie battante. Oui, oui, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…
Revenons à Ségo, qui nous prend encore plus pour des truffes. Car les personnes présentes sont-elles vraiment venues pour elle ? Pas sûr au vu de la programmation. Car au lieu d’un meeting, c’est bel et bien d’un concert qu’il s’agissait. Pendant plusieurs heures, on a vu se succéder sur la scène de nombreux artistes estampillés « nouvelle chanson française » (Bénabar, Cali, …) et "artistes engagés à gauche" confirmés (Renaud, Philippe Torreton).
Enfin au-delà de cette astuce –faire un concert pour être sûr de remplir et de faire plus que Sarko, toujours ce jeu débile et immature de « c’est moi qui ait la plus grosse »- Ségo a osé. Oui, en conclusion de son discours, elle a osé clamer, toute vêtue de blanc qu’elle était : « aimez vous les uns les autres ». Était-ce une prière, en dernier ressort ?
12:45 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, PS, Royal
30.04.2007
Les pigistes américains ne manquent pas d’humour… France 2 un peu !

Lorsque le journal de France 2 est diffusé sur le territoire américain, il est sous-titré par des pigistes locaux. Ceux-ci ont l’habitude de s'offrir quelques bonnes poilades, en rédigeant dans leurs sous titres de petites blagues censées rester entre eux.
Oui mais voilà, à la suite d’un bug, une de ces plaisanteries de potache est restée à l’antenne. Bilan : un viré ! Il paraît que ça ne se fait pas de dire que Nicolas Sarkozy a un égo surdimensionné…
Sûrement rien à voir avec le fait que ce la victime de la blague soit le futur président, ni que cet incident se soit produit sur une chaîne publique ni une quelconque connivence.
Comme il est toujours bon de se rappeler qu'on est en démocratie et qu'on peut parfois oser dire que Nicolas Sarkozy a vraiment un égo surdimensionné - ce qui d'une part est une info vérifiée, et d'autre part est un défaut commun à la plupart des prétendants à la magistrature suprême - je reprends mon Marianne !
15:35 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, Sarkozy, Médias
Karcher ou pas ?
Hier, lors de son méga show à Bercy, Nicolas Sarkzy est revenu sur sa célèbre formule utilisant le mot Karcher. Pour persister et signer :
«Je ne regrette rien. Je ne regrette pas d'avoir stigmatisé celui qui est capable de tuer un petit garçon le jour de la fête des pères».
Le problème, justement, c’est que la formule employée a stigmatisé tous les habitants de la cité des 4000, et par extension, des cités. Il faut bien comprendre que ces banlieues ont mauvaise presse, et que plus on les stigmatise, plus il est difficile pour leurs habitants de trouver du travail, plus ils risquent de s’enfoncer dans la délinquance pour survivre.
Une de mes amies, autrefois parisienne, habite désormais à Mantes la Jolie, depuis la mutation de son mari à l’hôpital local. Brillante, titulaire de bons diplômes, et expérimentée, elle a toutefois deux handicaps : un nom à consonance maghrébine, et une adresse à Mantes la Jolie. Malgré ses qualités, elle n’a trouvé de travail que dans l’administration. Le Karcher et la racaille, elle les a bien senti passer.
Vouloir être franc et dire clairement les choses est un objectif que l’on ne peut pas reprocher à un homme politique. Ne pas savoir reconnaître ses erreurs lorsqu’il en fait est en revanche hautement critiquable…
10:50 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, Sarkozy
Et l’extrême gauche alors ?
Ségolène Royal déclare ce matin sur France 2 que Nicolas Sarkozy "cherche surtout à capter les voix du Front national" en proposant d'introduire "un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale". Oh le vilain Sarkozy qui serait un gros facho, voilà le sous-entendu.
Et l’extrême gauche alors ? Arlette Laguiller, José Bové, Olivier Besancenot n’ont-ils pas appelé à voter pour Ségolène Royal ? Pire, François Hollande n’avait-il pas déclaré sur France 2 le 8 juin 2006, "qu'il n'hésiterait pas à voter pour Olivier Besancenot si celui-ci se retrouvait au 2e tour face à la droite" ?
L’extrême gauche n’est pas plus fréquentable que l’extrême droite. Pour mémoire, rappelons ce qu’est la LCR, la ligue communiste et révolutionnaire, dont le leader est Olivier Besancenot.
« Communiste" et "Révolutionnaire", deux mots qui ont de quoi faire peur, après un siècle de démonstration incontestable des crimes qu'ils ont provoqué. Car la LCR ne renie rien, si ce n'est Staline, de son héritage révolutionnaire et marxiste.
Son père spirituel, Trotsky, lui a inspiré des statuts forts sympathiques, qui rappellent leur objectif : "instaurer le pouvoir des travailleurs par la révolution socialiste et abolir le capitalisme". Soit un retour au monde merveilleux de l’URSS…
Rappelons que si Hollande a joué la solidarité avec Besancenot, Sarkozy n'a jamais fait de même avec Le Pen. Aussi au jeu du plus extrême, le vainqueur n'est pas forcément celui qu'on croit...
10:30 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Sarkozy, UMP, PS, Hollande, Royal
Erreur marketing de l’UMP
En cette fin de week-end l’UMP et le PS tentent comme ils peuvent de séduire les centristes. C’est le jeu du second tour, et en ce sens, chacun des deux partis rivalisent d’originalité. Si sur le fond Nicolas Sarkozy a une grosse avance, en raison des très nombreux points de convergence programmatiques qu’il a avec le centre, sur la forme, c’est tout l’inverse.
En acceptant de débattre avec François Bayrou, Ségolène Royal a marqué des points : elle est apparu ouverte et capable de prendre des risques même si sur le fond, elle a raté complètement l’exercice, en donnant l’impression de supplier le candidat centriste. Elle gagne néanmoins en capital sympathie.
De son côté, l’UMP a fait un pas de travers ce week-end dans un mail adressé aux cadres du parti : ils ont été appelés à se vêtir de bleu… ou d’orange. C’est pas du vol de couleurs ça ?
Il serait tellement plus logique de convaincre sur les idées -d'autant que l'UMP a vraiment ses chances en usant de ce créneau- et non de s’approprier ainsi les voix du centre. Le hold-up n’a jamais séduit personne… et ne peut qu’irriter la Génération Orange , peut encline à se faire ainsi récupérer.
10:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, UMP, UDF, PS, Sarkozy, Royal
Pour un véritable statut de l'élu
Dans le débat qui a opposé François Bayrou à Ségolène Royal ce samedi 28 avril, une question importante a été abordée, sur laquelle je suis en désaccord avec les deux protagonistes de cette discussion : Bayrou et Royal se sont exprimés contre l’indemnité chômage de 5 ans pour les députés battus, au motif que la durée d’indemnisation est bien plus longue que celle des français.
Tout d’abord, cette indemnité n’est perçue que tant que les députés battus n’ont pas retrouvé d’emploi. Ensuite, elle est bien évidemment dégressive, comme toutes les autres indemnités chômage. Enfin, elle n’est pas accordée systématiquement : si elle avait existé en 2002, elle n’aurait concerné qu’une trentaine de députés sur 577 députés.
En effet, cette indemnité n’est accordée qu’aux élus qui n’ont pas d’autres revenus, et qui subissent une perte conséquente. N’oublions pas que certains cas sont dramatiques : sur la précédente législature, certains battus se sont retrouvés du jour au lendemain au RMI. Et ont ainsi divisé leur revenu mensuel par 10. L’accepterait-on pour n’importe quel autre catégorie de travailleur ? Non.
Il faut rester honnête : un député qui travaillait dans une entreprise ne retrouve pas forcément facilement du travail, justement parce qu’il a été élu. Il subit alors un préjudice pour avoir accepter de s’investir dans la vie politique, contrairement aux élus issus de la Fonction publique qui eux, retournent automatiquement dans leur précédent emploi lorsqu’ils sont battus.
Si l’on veut moderniser la vie politique, il est indispensable de s’intéresser à cette question : en supprimant cette indemnité, il sera à nouveau difficile de trouver des candidats venant de toutes les origines professionnelles.
Supprimer cette indemnité, c’est prendre le risque de se retrouver à nouveau avec une assemblée dotée d’une surreprésentation de fonctionnaires et de professions libérales, c’est à dire en total décalage avec les préoccupations des français.
09:50 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Statut de l'élu, Présidentielles 2007, UMP, Sarkozy, UDF, Bayrou
28.04.2007
Excellente campagne !

10:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Sida
27.04.2007
Sarkozy brouille son image
Dans la partie de poker menteur qui se joue ces jours ci sur l’éventuel débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, Nicolas Sarkozy est en train de perdre la main, à force de victimiser en criant au scandale.
Débattre avec François Bayrou n’est pas interdit. Techniquement, et au regard des règles du CSA, l’exercice reste périlleux car cela implique de laisser à Nicolas Sarkozy un temps d’antenne équivalent. Mais cela n’est pas impossible.
De même, rien n’interdit à un candidat qui ne s’est pas qualifié pour le second tour de prendre la parole dans la campagne du second tour. A l’extrême limite, François Bayrou n’y peut rien si les états-majors des deux candidats s’arrachent ses voix.
Il est même d’ailleurs plutôt sain que la démocratie soit plénière, et que les autres candidats veuillent débattre avec d’autres personnalités. C’est bien la preuve, au vu de son score, que ses électeurs ont été entendus, et il n’y a rien d’anormal à vouloir s’adresser à eux. Et il semble normal que leur leader les représente. mieux encore, tout cela respire enfin la transparence, loin des négociations habituelles cachées de l’entre-deux tours.
Ensuite, que cela ne conviennent pas à un candidat, c’est possible. Mais cela reste légal. Et d’ailleurs, peut être vaudrait-il mieux, pour être entendu de ces électeurs, éviter de crier au respect de la démocratie. Surtout quand le doute existe sur sa propre personne.
Les électeurs peuvent comprendre que le candidat de l’UMP souhaite occuper un maximum d’espace médiatique, afin de remporter la mise. Pour autant, il est totalement inaudible d’évoquer une éventuelle restriction des possibilités de débat aux seuls qualifiés pour le second tour. C’est évidemment faux, d’ailleurs les qualifiés aiment à entendre les perdants du premier tour s’exprimer en leur faveur, preuve si il en est qu’ils ont le droit de s’exprimer !
Caricaturer ainsi la démocratie sonne terriblement faux. Pire, ces mots peuvent être interprétés comme un rejet des électeurs ayant voté pour l’un des douze autres candidats… ceux là précisément qu’il faut convaincre.
Nicolas Sarkozy a donc tout faux dans cette démarche. Déjà handicapé par son refus de participer au débat sur internet proposé en amont du premier tour, et au lieu de poursuivre sa stratégie première, qui consistait à envoyer au feu les vétérans de l’UMP, réputés « sages », tel qu’Alain Juppé, il retombe à nouveau dans la caricature du candidat psychorigide, en laissant parler les Copé, Bertrand et autres Fillon, tous plus agressifs les uns que les autres.
Résultat, les socialistes n’ont plus qu’à jouer la partition du « Tout Sauf Sarkozy », un message très porteur au sein de l’électorat de François Bayrou. L’ex-candidat centriste rejoint d’ailleurs le concert, en enfonçant lui-même le clou sur la dangerosité de Sarkozy à chacun de ses passages médias.
Bilan, Nicolas Sarkozy, en deux jours, a perdu l’image d’un homme apaisé et changé qu’il avait tenté de se constituer. Et apparaît à nouveau comme un petit dictateur, nerveux, omnipotent, et sans la moindre envie de débattre avec qui que ce soit. Un tableau peu réjouissant… et donc qui le dessert.
16:05 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Présidentielles 2007, Sarkozy, Bayrou, UMP, UDF



