26.05.2008
In the mood for nothing
Ca arrive parfois. N’en déduisez pas que je vais me passer la corde au cou. Simplement comme tout un chacun, la fatigue, la lassitude, les conflits inutiles, les déceptions, et autres joyeuseries me donnent un léger coup de bourdon.
Je vous sens avides de savoir, amis lecteurs, ce qui se passe, et si c’est grave/pas grave, afin de classifier vos propres états d’âmes selon l’échelle virtuelle de ma contemplation autocentrée. Je vous rassure tout de go : non, ce n’est pas grave, et oui, je suis totalement exhib de me livrer de la sorte pour des broutilles. On continue ?
Vendredi, la semaine pro s’est mal terminée. Mon ex-chef, frustrée d’avoir été éjectée de la zone sensible et recasée pour l’apparence, mais surtout de n’avoir point obtenue ma tête après avoir eu le culot de la demander sur un plateau pendant que j’étais sur un lit d’hôpital, s’en est prise très violemment à moi. Motif ? Elle vient de constater qu’on lui a retiré des attributions, et manquant de courage pour demander des explications à la hiérarchie, elle s’en est prise à moi, qu’elle déteste.
Pourquoi ne l’ai-je pas envoyée se faire « biiiiip » ? Parce qu’il faudrait qu’elle soit dotée de suffisamment de neurones pour comprendre un discours simple, et que ça n’est pas le cas. En d’autres termes, lui mettre les points sur les « i » ne servirait à rien. Au contraire, cela envenimerait les choses, et elle serait capable de victimiser. Avec ce type de vipère, il faut jouer plus finement… ce que je fais mais ça, c’est une autre histoire.
Samedi, j’avais une soirée d’anniversaire chez mon meilleur ami. Enfin meilleur ami… Difficile à dire, nous ne nous étions pas vus depuis un différend, il y a un an, et nos conversations, quoi que tout aussi personnelles qu’avant, en restaient au stade du virtuel, le net étant un bon moyen de ne pas se confronter à une réalité. Jusqu’à ce qu’il franchisse le pas en m’invitant. Sacré défi !
C’est dans ces circonstances que je me suis retrouvée dans une soirée où je ne connaissais quasiment personne, les seuls invités que je connaissais faisant partie de ma liste « à ne plus jamais revoir », notamment ceux qui m’avaient rayée du jour au lendemain à cause dudit différend, se classant ainsi directement dans la case « moutons », et donc à fuir absolument.
Vous me direz « mais ton meilleur pote, ça devait lui faire plaisir de te revoir ». Ah et bien… Il faut le dire très vite alors. Parce que son plaisir n’est pas allé jusqu’à trinquer avec moi à son anniversaire ni même venir vers moi pour échanger des banalités. Pire, il a eu un moment de recul au moment de me saluer, et n’a pas trouvé les mots à coller autour de « au revoir ». L’année écoulée et le différend dont on n’a jamais reparlé ont dressé un mur virtuel entre nous. Que se dire ? Comment ? Malgré son envie, que je sais réelle, il n’a pas réussi à passer le cap. Et moi, j’ai mangé le mur.
Depuis dimanche matin, les amis à qui je m'en suis ouverte appellent tous à ma clémence, sur le mode "mais enfin comprends le, c'est pas facile, il a fait un pas en t'invitant, c'est qu'il avait envie de te voir". Certes. J'aimerais juste qu'une fois de temps en temps, on s'arrête deux minutes, sans nécessairement s'apitoyer, sur ce que moi je peux ressentir.
Au risque de surprendre le commun des mortels, le comprendre n'empêche pas qu'on me comprenne moi AUSSI, et qu'on accepte de reconnaitre que moi AUSSI j'ai fait un pas en me rendant dans un cadre plutôt hostile, et que je me suis retrouvée seule comme une conne à devoir socialiser avec des gens et à me comporter décemment avec ceux à qui j'avais juste envie de dire mes quatre vérités, le tout alors que je devais supporter l'échec de nos retrouvailles. Est-ce trop demander que l'on puisse considérer que tout ceci n'ait pas été facile pour moi AUSSI ?
Vendredi, samedi… Deux tranches de vie, qui chacune me ramène un an en arrière. L’une parce que son comportement a été la cause de mes soucis, l’autre parce qu’il n’a pas digéré ces mêmes soucis. Une année s’est écoulée, et pourtant… Rien n’a changé. L’une persiste à me harceler, l’autre n’arrive pas à me retrouver.
Après une année à recoller les morceaux de mon intérieur brisé, j’ai appris à gérer. Tout le monde salue mon évolution et ma capacité de régénération. Mais la sorcière est toujours là, en toute impunité, et j’ai perdu mon pote, sans assurance de pouvoir jamais le retrouver.
Alors, ce matin, face à ce bilan mi-figue mi-raisin, vous comprendrez que pour une fois je relâche la pression, et que je m’autorise à être in the mood for nothing.
09:51 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.09.2007
Vestiges du passé
Déjà 4 mois, le temps a passé.
L’amitié s’en est allée, et la vie doit continuer.
Quelques larmes, mais pas de drame : il faut positiver.
Comme toujours démontrer ma générosité.
Un brin de nostalgie au passage des premiers rond-points.
Fini la pinte de blanche avec les fajitas, exit notre « petit italien ».
Le passé est le passé, la vie se conjugue au présent,
Loin de nos habitudes et souvenirs d’antan
Les amis s’accordent avec de nouveaux lieux.
Ma vie est bien remplie, et je vais vraiment mieux.
Mon optimisme éclate, mon sourire est radieux.
Enfin de retour vers le juste milieu.
« Nous deux », notre amitié, m’a tellement marquée.
La blessure n’est pas encore cicatrisée.
Seule l’aspect déprimant a été effacé.
Nos fous rires me manquent, et notre intimité.
Nos délires, nos chansons en voiture, nos projets.
J’envie ta facilité à tout rayer d’un trait.
Ta force de dépasser la cruelle vérité
Pour moi rien n’a changé
… à part moi : tout ce que tu souhaitais.
Et pourtant rien à faire pour nous rabibocher
C’est ainsi, c’est la vie, comme tu l’as décidé.
Ce poème n’est pas triste, c’est ma vérité
Quelques mots de celle que tu as adorée
Qui croit en son étoile, qu’elle a su décrocher
Et qui aurait tellement aimé te retrouver
14:55 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2007
Facebook vs my mobile phone
Ca y est, j’ai cédé. J’ai fini par me mettre à Facebook, comme tout le monde. J’ai rempli ma petite fifiche, publié quelques photos de mon clebs (pas eu le temps de sélectionner les miennes), renseigné mes centres d’intérêts… et trouvé quelques potes.
Le plus amusant dans l’histoire ? Je retrouve plein de connaissances, mais finalement assez peu de mes proches. Mes très proches n’ont pas encore cédé au virus Facebook. Quant à mon ex-best friend, il a carrément omis de me mettre dans sa liste d’amis. OK on est ex-friends, mais tout de même, quand on voit sa liste… Gloups !
Jalouse ? Nan, juste étonnée de ce nouveau réseau, où les connaissances se mêlent sans vraiment se croiser. Du pur virtuel, encore plus virtuel que MSN. L’intérêt ? Une tonne d’applications qui font rire 5 minutes. Le temps maxi que j’ai à y consacrer.
Dans le même temps, ce week-end, j’ai mené l’enquête, puis pris mon bon vieux téléphone : j’ai ainsi retrouvé mes chers petits cousins, David et Sarah, pas vus depuis 6 ans, et très chère ma marraine, Chantal, pas vue depuis plus de 20 ans.
Retrouvailles prévues avec les uns le 7 octobre (Mescaline, you’re invited) et avec l’autre samedi prochain. D’ici là, téléphone et webcam… Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil !
11:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Facebook
14.09.2007
Pause hors du temps
Progressivement, le rythme de travail s’intensifie. C’est à la fois dynamique et sain, mais il est vrai que le nez dans les dossiers n’est pas vraiment propice à gagner le léger hâle dont mon été de convalescence m’a privée.
Ce midi m’offre un moment hors du temps. A quelques encablures de mon bureau, je déjeune avec mon équipe sur l’Ile Aumône, où se tient la foire expo annuelle. Repas dans une guinguette sous un soleil quasi-caniculaire…
Un moment bien agréable, dans une atmosphère très province et donc si reposante. Un moment hors du speed habituel de nos journées. Un moment de convivialité et de solidarité, à six mois des échéances.
14:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2007
11 septembre, 6 ans après
Chacun se souvient où il était, et ce qu’il faisait, le 11 septembre 2001, lorsque deux avions ont volontairement percutés les tours jumelles du World Trade Center, qu’un autre s’est écrasé sur le Pentagone, alors qu’un quatrième échouait dans sa tentative grâce aux passagers du Vol UA 93.
Ce 11 septembre, j’étais encore journaliste chez AlloCiné, chef de la rubrique Business et Economie du Cinéma. Je discutais au téléphone avec MCB, ancienne stagiaire, lorsqu’elle me dit : « un avion vient de percuter le World Trade Center ». Oui, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…
Je ricane, tout en surfant sur le web. Merde, c’est vrai. Je fonce chez le directeur de la rédaction, on branche LCI… et on assiste en direct au crash du second avion. A peine croyable. Et pourtant, c’est arrivé. L’hypothèse des attentats ne fait plus aucun doute.
AlloCiné est un site de cinéma. Le pôle Hollywood veut faire un article. Non. C’est dans mon secteur. Tout ce qui est politique est intégré au pôle Business. De plus, c’est un sujet sensible. N’est-ce pas de la récupération ? Je suis pour un article : en voyant la scène, tout le monde s’est cru dans un film. Rien que pour ça, il faut en parler. Et aussi parce que sans nul doute, ces événements seront relatés sur grand écran, un jour.
Tout le monde est d’accord : je ferai l’article. S’ensuit une heure incroyable de pressions de toutes parts. Le directeur de la rédaction est une carpette, et fait dans son pantalon à l’idée que l’article déplaise à la direction. Il me saoûle sur le contenu sans avoir lu une ligne. En même temps, il me presse : on doit faire la Une... d'urgence !
Je rassemble mes idées, et mes souvenirs ciné des attentats à l’écran : à quels films me fait penser cette scène ? Couvre feu, Independance Day, Collateral Damage (pas encore sorti mais si proche…).
Il faut écrire, raconter, mais ne pas choquer. Il faut se recueillir, alerter, mais ne pas « faire de business » sur les attentats : l'heure n'est pas au divertissement. Mission difficile. Mission réussie : le directeur me félicitera pour mes articles (celui du 11 septembre, et celui du 14 septembre), le pantalon du petit chef restera propre.
Ce 11 septembre 2001, l'horreur est sortie du grand écran pour envahir la réalité. Ce fut un moment particulièrement riche en émotion que de le relater.
14:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, New-York, AlloCiné, cinéma, World Trade Center, journalisme
08.06.2007
Lettre à quelqu’un que j’aime
Dans les épreuves que je traverse actuellement, je me suis rendue compte que les gens réagissent très différemment. Certains amis ont pris rapidement des nouvelles, certains sont même venus très vite, m’apportant même parfois des objets qui me manquaient.
Toi, tu as réagi autrement. Tu t’es renfermé sur ta douleur. Enfin je n’en sais rien, je ne suis pas dans ta tête. Ca me fait mal et tu le sais, mais tu n’y peux rien, c’est ta réaction. Je suis passée par la peine, puis la colère contre toi.
Maintenant, je ne ressens que le vide de ton absence. Je ne porte pas de jugement. Je te respecte, parce que c’est aussi ça, l’amitié.
17:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.05.2007
Total eclipse
Bon, certains ont lu ma note, et bien oui, c’est vrai : j’ai craqué sur un hétéro qui n’est pas Georges Clooney.
Oui, oui, le phénomène ne se produit qu’une fois tous les 5 ans, et après Thomas (hum, Thomas…) et Alexis (hum, Alexis…) un autre a rejoint le Panthéon des mecs-sur-qui-j’ai-craqué-et-qui-ne-le-sauront-jamais-jamais-jamais.
A ne pas confondre avec les mecs-avec-qui-je-suis-sortie ni même avec les mecs-dont-je-suis-tombée-amoureuse (Corto et Nicky). Non, Babe est hors catégorie.
Bon, point positif : mon cœur fonctionne encore. Autre avantage : on ne va plus me saouler avec Chouchou. Oui, bon, ok, c’est une très maigre consolation, surtout que ça n’empêchera de toutes façons pas quelques irréductibles de ne pas y croire, mais là je ne peux plus rien pour eux et accessoirement… je m’en fiche complètement. C’est ma vie quand même.
Point négatif : gadin ! Après un an d’observation et un mois de drague acharnée, chou blanc. Je reste la « fille sympa », il paraît même que je suis « intelligente », et même « marrante ». Vous avez tous reconnu la zone « bonne copine »… Chez moi on appelle ça le syndrome « vache qui rit » : trop comme ci, pas assez comme ça... Allez, ne faites pas cette tête : c’est la vie !
17:25 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.05.2007
Et si j'avais le béguin pour un autre ?
Depuis 3 ans, c’est le bonheur absolu avec Chouchou. Une complicité rare, des fous rires, des chamailleries aussi, des vacances, des rond-points, une foule de détails qui ont fait que nos amis ont pris notre belle histoire pour « un peu plus » que de l’amitié. Beaucoup plus parfois, le top étant quand même le conseil de faire un test de grossesse après que j’eusse déclamé mon envie de fraises (bah oui j’adore les fraises), au motif que Chouchou aurait été trop jeune pour être papa. Véridique !
Mais voilà Chouchou et moi, ça ne peut pas coller. Officiellement parce qu’il n’est pas fan des filles. Officieusement je vous rassure, ça n’aurait pas collé non plus. Déjà moi, les mecs… vraiment très rarement et de moins en moins, et ça me va bien. Ensuite, je suis une chieuse, et même Chouchou aurait du mal à me supporter.
Alors, Chouchou est-il l’homme de ma vie ? Un tel scoop ferait plaisir à pas mal de monde… Si on parle de votre conception de la chose, pas du tout. Eh non, je ne suis pas la pauvre fille énamourée… Je sais que ça fait fantasmer, le mythe de la fille à pédés qui espère changer son homme, mais bon, c’est un cliché un peu éculé.
Maintenant, si on se place de mon point de vue, étant donné qu’il n’y a pas d’autres hommes dans le coin, il se pourrait que ça corresponde à une description primaire de la chose. Enfin, au risque de vous surprendre, Chouchou n’est pas mon type d’homme. Pas assez bad boy, et même sans critère, Chouchou n’a jamais réveillé de bas instincts, ni fait battre mon petit cœur.
Pourtant en ce moment il bat secrètement pour quelqu’un… d’autre ! Qui ne le sait pas, évidemment, sinon ce ne serait pas « secret ». Pour que je me prenne le gadin du siècle ? Manquerait plus que ça. Nan, sérieusement, il ne m’a même pas remarquée, du moins pas de ce point de vue là. Et puis moi les histoires d’amour… Le cœur a ses raisons que la raison ignore !
Ah, les fleurs bleues, ne rêvez pas : il y a 0,00001% qu'il tombe sur ce blog... donc cette déclaration restera bel et bien secrète même pour le mystérious man qui me fait chavirer !!!
19:20 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


