30.05.2007
Eric Woerth : un simple sarkofusible
Le 17 mai dernier, Eric Woerth a connu un grand moment. Il a retrouvé son poste de Ministre de la Fonction publique (et des Comptes) dont il rêvait depuis le début juin 2005, date à laquelle il avait eu le choc de sa vie : ne pas être renouvelé ministre dans le Gouvernement Villepin.
Oui mais voilà, après cet instant de jouissance, les nuages se sont amoncelés. Le chef du Gouvernement n’est plus Raffarin, et n’est même pas Fillon, Premier ministre potiche tout juste présent parce que la Constitution en impose un. Non, le patron, c’est Nicolas Sarkozy.
Et un ministre, selon Sarkozy, c’est un testeur. C’est un politique qui fait des propositions, qui lancent des idées. Et ensuite, en fonction des réactions, le patron réajuste. Quitte à contredire le ministre.
C’est la mésaventure qui est arrivée hie à Eric Woerth. Ministre des Comptes, en charge de tenir les finances, il a annoncé que la déduction des intérêts des emprunts immobiliers serait valable uniquement pour les prêts concernant l’achat d’une résidence principale contractés après le 6 mai.
Hier, au cours de son meeting au Havre, Nicolas Sarkozy a recadré son ministre : tous les emprunts immobiliers en cours seront concernés. Et tant pis pour les états d’âme éventuels d’Eric Woerth, ils n’ont pas leur place : que ce soit bien clair, le ministre n’est qu’un sous-fifre et la star, c’est Sarkozy. Et il doit tirer le maximum de bénéfices de tout ce qui se passe en politique, quitte à griller ses troupes.
Qu’Eric Woerth soit prévenu : c’est le prix à payer pour être ministre… Ceci dit, je ne pleurerai pas sur le sort de cet homme, qui a tourné sa veste à l’instant même où il a appris qu’il n’était pas du gouvernement Villepin.
Quand on manque à ce point de convictions, et que l’on dirige sa vie politique par la seule ambition d’être ministre, on peut bien avaler quelques chapeaux… Faute d’avoir le courage d’être soi, on n'a que le rôle que l’on mérite : simple fusible…
17:05 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Législatives 2007, UMP, Sarkozy, Woerth
28.05.2007
Opportunisme exacerbé
Patrick Devedjian est insupportable. Après avoir été recalé de la composition du gouvernement, ce fidèle balladuro-sarkozyste a fait son petit caprice, en déclarant lors du conseil national du 14 mai qu’on pouvait « pousser l’ouverture plus loin, même jusqu’aux sarkozystes ».
Un bon mot, certes, car le maire d’Antony entendait bien avoir un lot de consolation. Non content d’être désigné Secrétaire Général Délégué de l’UMP –un poste qui aurait du échoir à Jean-Pierre Raffarin- il vise maintenant la présidence du Conseil Général des Hauts de Seine… qui aurait du échoir à Isabelle Balkany.
Espérons pour la France que les élus des Hauts de Seine en ait ras le bol de ces jérémiades insupportables, et accordent leur suffrage à un élu de terrain moins capricieux que celui qui ne sait que pleurer dans la salle des Quatre Colonnes.
Déjà qu’il est assez scandaleux que Nicolas Sarkozy fasse durer le suspense pour démissionner du conseil général –eh oui, il est toujours conseiller général, il attend le délai maximal pour démissionner pour parachuter un ami à recaser- alors si la République pouvait garder le peu d’ors qu’il lui reste et ne pas promouvoir un politique politicien de plus (ce que ne sont ni Jean-Jacques Guillet, ni Isabelle Balkany, les deux autres prétendants), ce serait plus acceptable.
Fin du suspense : vendredi prochain.
17:45 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Législatives 2007, UMP, Sarkozy
Total eclipse
Bon, certains ont lu ma note, et bien oui, c’est vrai : j’ai craqué sur un hétéro qui n’est pas Georges Clooney.
Oui, oui, le phénomène ne se produit qu’une fois tous les 5 ans, et après Thomas (hum, Thomas…) et Alexis (hum, Alexis…) un autre a rejoint le Panthéon des mecs-sur-qui-j’ai-craqué-et-qui-ne-le-sauront-jamais-jamais-jamais.
A ne pas confondre avec les mecs-avec-qui-je-suis-sortie ni même avec les mecs-dont-je-suis-tombée-amoureuse (Corto et Nicky). Non, Babe est hors catégorie.
Bon, point positif : mon cœur fonctionne encore. Autre avantage : on ne va plus me saouler avec Chouchou. Oui, bon, ok, c’est une très maigre consolation, surtout que ça n’empêchera de toutes façons pas quelques irréductibles de ne pas y croire, mais là je ne peux plus rien pour eux et accessoirement… je m’en fiche complètement. C’est ma vie quand même.
Point négatif : gadin ! Après un an d’observation et un mois de drague acharnée, chou blanc. Je reste la « fille sympa », il paraît même que je suis « intelligente », et même « marrante ». Vous avez tous reconnu la zone « bonne copine »… Chez moi on appelle ça le syndrome « vache qui rit » : trop comme ci, pas assez comme ça... Allez, ne faites pas cette tête : c’est la vie !
17:25 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2007
What else ?
Toute la journée, j’ai regardé l’Equipe TV. A tel point que j’ai une overdose de sport. Logique. Par contre, moins logique, je n’ai pas du tout d’overdose de la pub Nespresso qui passe en boucle sur cette chaîne. Car j'aime Georges Clooney.
Il y a 7 ans, en 2000, il était à Cannes pour présenter O Brother des frères Coen. Ce qui m’avait valu une rencontre mythique avec le beau Geooooorges lors de la soirée donnée en l’honneur du film. Bah oui, je devais l’interviewer, l’attachée de presse m’a fait passer après tout le monde, résultat : le beau Georges s’est déclaré trop alcoolisé pour poursuivre les entretiens…
Là, direct, j’ai pété un câble. Logique, n’importe quelle nana normalement constituée n’accepterait pas de voir le beau Clooney lui filer ainsi entre les doigts. Très logiquement, j’ai copieusement insulté l’attachée de presse. Fort. Très fort. Suffisamment fort pour que le beau Georges se rende compte de l’incident.
Là, je suis allée noyer mon énervement au bar. A l’open bar, car à Cannes, dans les fêtes, on ne paye rien, les distributeurs rasent gratis. Je sors mes dents au barman pour commander, et là, le beau Georges surgit, s’approche de moi, ouvre la bouche... C’est à moi qu’il parle !!!
- Georges : What do you drink ?
- Moi (complètement héberluée) : Gin fizz
- Georges (au barman) : Gin Fizz for the lovely girl
- Moi : …. Euh... thank you so much !
- Moi (je me reprends) : And you, what do you drink ?
- Georges : Vodka
- Moi (grand seigneur, au barman) : Vodka on the rocks, for mister Clooney
- Georges : Thanks a lot for this and now I would like you to know that...
S’en est suivi une petite discussion so cute au cours de laquelle Georges m’a expliqué pourquoi il arrêtait les interviews, qu’il était désolé, tout ça, tout ça… La classe totale. Le truc qui n'arrive qu'à Cannes. Le charme absolu. Georges Clooney 5 minutes pour moi toute seule… What else ?
Un petit souvenir en images de cette méga fiesta au Palais Oriental
Le résumé People de la soirée
Un peu plus tôt au Casino du Carlton, le press junket...
20:50 Publié dans Ciné-mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Clooney
Union pour Ma Pomme
L’UMP, après avoir été fondée en 2002 pour donner une large majorité au Président de la République Jacques Chirac, se renie désormais. Après s’être constituée à partir des sensibilités de la droite gaulliste, centriste et libérale, l’UMP n’est plus qu’un amas de cendres destinée à ne surtout pas gêner le nouveau président, Nicolas Sarkozy.
Ce même Nicolas Sarkozy avait pourtant, dans son discours d’investiture comme président de l’UMP, le 28 novembre 2004, avait déclaré aux adhérents de l’UMP :
« Vous, adhérents, je veux que vous soyez maîtres de votre destin. Les grandes décisions politiques du mouvement nous les prendrons ensemble. Pour cela, je ne connais qu'une seule formule : celle du vote démocratique, ouvert à tous.
Une fois le vote acquis celui-ci s’imposera à tous et chacun aura à cœur de respecter la ligne commune.
Il n'y aura pas de conciliabule secret. Il y aura la transparence, la liberté des délibérations, la légitimité des décisions. Notre union sera la grande formation politique populaire, puissante et moderne dont nous avons besoin. Je serai le garant de votre unité et tout autant de votre liberté.
Je veux que chaque adhérent ait un rôle à jouer, que son avis soit sollicité, que par-dessous tout il se sente respecté. »
Aujourd’hui, l’UMP prépare une réforme des statuts qui supprimera l’élection du président du parti au suffrage universel. Le vote ouvert à tous, c’est déjà du passé. Et le nouveau président de la République a menti à sa propre famille politique, mais personne ne bronche chez les godillots.
Palme du foutage de gueule à Luc Chatel, porte-parole du parti, qui prétend que les statuts n’avaient pas prévu que le président de l’UMP puisse être un jour président de la République. Nan, ça fait juste 5 ans qu'il fait campagne, mais Chatel n'avait pas remarqué... Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu ?
Après avoir opéré fin 2004 un hold-up sur ce parti, et l’avoir institué comme socle de sa campagne personnelle pour se faire élire président, le nouveau président de la République est conscient d’avoir utilisé le parti à des fins personnelles, et ne veut pas être la victime de la même stratégie. Il a donc décidé de tuer le parti pour éviter toute menace.
Menace qu’il a lui même instauré en s’opposant constamment à son prédécesseur, Jacques Chirac, pendant toute la durée du précédent quinquennat. Menace qui a trouvé son apogée lorsque pour éliminer son rival, Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, il a retourné la majorité en la poussant à s’opposer au CPE.
Une réforme dont notre pays avait pourtant besoin, mais son intérêt personnel –être élu président et donc éliminer un rival- passait par l’abandon de sa propre famille politique, de ses valeurs et de sa politique. Une trahison de plus dans le parcours du nouveau président, que personne n’avait alors commentée.
Juste un rappel. Dans son discours aux permanents de l’UMP, puis dans ses vœux 2005, il avait promis de faire de l’UMP son laboratoire pour la France qu’il comptait alors diriger un jour. Puisse-t-il ne jamais mener la France comme il a mené l’UMP, cela va sans dire.
12:25 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Législatives 2007, UMP, Sarkozy


