11.09.2007

11 septembre, 6 ans après

Chacun se souvient où il était, et ce qu’il faisait, le 11 septembre 2001, lorsque deux avions ont volontairement percutés les tours jumelles du World Trade Center, qu’un autre s’est écrasé sur le Pentagone, alors qu’un quatrième échouait dans sa tentative grâce aux passagers du Vol UA 93.

Ce 11 septembre, j’étais encore journaliste chez AlloCiné, chef de la rubrique Business et Economie du Cinéma. Je discutais au téléphone avec MCB, ancienne stagiaire, lorsqu’elle me dit : « un avion vient de percuter le World Trade Center ». Oui, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…

Je ricane, tout en surfant sur le web. Merde, c’est vrai. Je fonce chez le directeur de la rédaction, on branche LCI… et on assiste en direct au crash du second avion. A peine croyable. Et pourtant, c’est arrivé. L’hypothèse des attentats ne fait plus aucun doute.

AlloCiné est un site de cinéma. Le pôle Hollywood veut faire un article. Non. C’est dans mon secteur. Tout ce qui est politique est intégré au pôle Business. De plus, c’est un sujet sensible. N’est-ce pas de la récupération ? Je suis pour un article : en voyant la scène, tout le monde s’est cru dans un film. Rien que pour ça, il faut en parler. Et aussi parce que sans nul doute, ces événements seront relatés sur grand écran, un jour.

Tout le monde est d’accord : je ferai l’article. S’ensuit une heure incroyable de pressions de toutes parts. Le directeur de la rédaction est une carpette, et fait dans son pantalon à l’idée que l’article déplaise à la direction. Il me saoûle sur le contenu sans avoir lu une ligne. En même temps, il me presse : on doit faire la Une... d'urgence !

Je rassemble mes idées, et mes souvenirs ciné des attentats à l’écran : à quels films me fait penser cette scène ? Couvre feu, Independance Day, Collateral Damage (pas encore sorti mais si proche…).

Il faut écrire, raconter, mais ne pas choquer. Il faut se recueillir, alerter, mais ne pas « faire de business » sur les attentats : l'heure n'est pas au divertissement. Mission difficile. Mission réussie : le directeur me félicitera pour mes articles (celui du 11 septembre, et celui du 14 septembre), le pantalon du petit chef restera propre.

Ce 11 septembre 2001, l'horreur est sortie du grand écran pour envahir la réalité. Ce fut un moment particulièrement riche en émotion que de le relater.

Double peine pour Cantat

Quand laissera-t-on Bertrand Cantat tranquille ?
Qui s’intéresse à sa liberté conditionnelle ?
Pourquoi parler et reparler toujours de ce drame de Vilnius ?

Rappelons que Bertrand Cantat, chanteur mythique du groupe Noir Désir, a purgé la moitié de sa peine de prison, soit 4 ans, dans les mêmes conditions que n’importe quel détenu.

Que sa liberté conditionnelle peut être demandée, en vertu du droit français, parce qu’il a purgé la moitié de sa peine, qu’il s’est bien conduit, et qu’il a dédommagé ses victimes.

A tous ceux qui hurlent avec les loups, et réclament qu’il soit traité comme tout le monde : pourquoi ne pas lui accorder la discrétion dont bénéficient les autres prisonniers ?

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de sanction à l’égard de ceux (gardiens de prison compris) qui ont vendu des photos de sa détention ?

Pourquoi ce traitement de défaveur, alors qu’il n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur ?

Laissez Cantat tranquille, les admirateurs de Noir Désir se fichent des pages people : ils n’ont d’oreilles que pour le son saturé de sa guitare, depuis déjà plus de 20 ans.

Ecolos mais pas trop !

L’écologie, le développement durable, l’environnement… autant de sujets « tendances ». L’occasion pour moi de comparer un arrondissement parisien géré par les Verts, à l’épreuve de cette thématique.

Paris 2ème. Le Maire Jacques Boutault a été élu ici par les bobos parisiens du quartier Montorgueil – Bourse, une catégorie sensible aux discours écolos. 6 ans après qu’en est-il ?

Le quartier du Sentier n’a jamais été aussi sale. Les commerçants laissent traîner leurs emballages de tissu, voire des morceaux d’étoffes, les petites mains éclatent impunément leurs bouteilles de bière au sol, déjà maculé de leurs papiers de sandwichs, et depuis la loi anti-fumeurs, les mégots jonchent les rues.

En revanche, sur simple dénonciation, un commerçant peut faire intervenir la fourrière pour libérer les places de « livraison » devant leurs échoppes… y compris le dimanche et les jours fériés, en dehors de tout horaire de livraison. Clientélisme électoral ?

Lorsque l’on sait le peu de cases de stationnement dans le quartier –outre les emplacements de livraison, nous avons désormais Vélib…-, et le coût de la journée au parking (26 euros pour 24h), merci pour les automobilistes et les résidants qui ont des amis banlieusards.

Autre point noir, les fameux Vélib. Depuis la multiplication des vélos, la rue Réaumur est devenu une zone ultra dangereuse. A cause de deux feux non coordonnées juste avant le boulevard Sébastopol, la zone Aboukir-Sébastopol est régulièrement bouchée. Résultat : les deux roues, vélos et motos, passent allègrement au feu rouge… sans voir les piétons qui se faufilent entre les voitures. Et encore, ça, c’est quand ils n’empruntent pas directement les trottoirs !

Dernier point, sujet sensible, les crottes de chiens. Avant l’arrivée de la gauche à Paris, la Ville était nettoyée au moyen des moto-crottes. Les déjections des propriétaires citoyens étaient donc supprimées. Depuis 2001, il faut ramasser les crottes, et le parc de motos a été vendu. Pour quel prix et comment a été redistribué ce budget ? Certainement pas pour améliorer les conditions de vie des « quatre pattes », dont les maîtres sont condamnés à des amendes de 184 euros, soit plus chères que la plus grave infraction au code de la route, s’ils ne ramassent pas.

En effet, aujourd’hui, la Ville de Paris est l’une des rares communes à ne pas proposer de sac de ramassage aux propriétaires canins. Résultat : soit ils ne ramassent pas –et c’est donc très sale- soit ils utilisent les sacs qu’ils trouvent, qui sont rarement biodégradables. Merci pour l’environnement ! Eh oui, on ne trouve pas de sacs pour chiens dans la grande distribution, et les sites internet qui en proposent sont souvent en rupture de stock.

Je vous passe les détails des inconvénients gastriques qui arrivent parfois à nos animaux : aller ramasser une diarrhée… ce que pouvait faire la moto-crotte ! Aujourd’hui, les chiens ne sont plus dressés à faire dans le caniveau –c’est trop dangereux pour ramasser- et donc, leurs déjections salissent encore plus qu’avant.

Il aurait peut être été plus malin de faire preuve de discernement, et de ne verbaliser que les maîtres dont les chiens salissaient les trottoirs ou places de parking, mais pas ceux qui éduquaient correctement leur chien en lui apprenant « le caniveau ». Car aujourd’hui, le chien n’a plus le droit de faire nulle part… ce qui est contre nature.

Pour toutes ces saletés, merci les Verts !

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Xavier a quitté Equidia pour s’envoler au Canada… Et plus précisément au Québec, à Montréal.

Par ce blog très bien écrit, Xavier raconte son installation et sa vie outre-Atlantique : formalités de départ, travaux dans la maison, début dans son nouveau job… Le tout dans un style agréable et emprunt d’une bonne dose d’humour.

A défaut de le suivre sur le petit écran, rendez-vous sur le web pour suivre ses aventures et mésaventures d’un immigrant français dans la Belle Province !

10.09.2007

Vous reprendrez bien un peu de café…in ?

Trois mois d’absence sur le blog. Parfois, il faut savoir arrêter d’écrire, si l’on a rien à dire. Trois mois d’été, trois mois sans grande actualité.

Et puis hier, la reprise de Dimanche Plus, l’émission de Laurence Ferrari. En tête d’affiche, François Fillon, le Premier Ministre qui n’apprécie pas de se faire appeler « collaborateur » par son président de patron.

Engoncé dans son costume, visiblement peu à l’aise, le Premier Ministre ne convainc pas. Il a beau dire qu’il n’est pas un exécutant, tout le monde perçoit qu’il souffre de n’être qu’un sous-fifre, alors que le Président Sarko se la joue star.

Fillon, celui qui a viré sarkozyste parce que Villepin ne l’avait pas pris au gouvernement, se retrouve dans le rôle de directeur de cabinet. Même le Secrétaire Général de l’Elysée est plus présent médiatiquement… et dans l’action.

C’est bien là que le bât blesse. Car Fillon lui-même en vient à dire n’importe quoi sur les institutions. Ainsi hier, il déclarait qu’il était dans son rôle, et qu’il était logique que le Président soit en avant, puisqu’il a été élu par les français.

Certes, mais Fillon oublie-t-il que le Premier Ministre est issu de la majorité parlementaire, elle-même élue par le peuple, tout comme le Président de la République ?

François, par pitié, retourne réviser tes cours de droit constitutionnel, c’est du niveau 1ère année de droit…