12.05.2008

Sacro-Sainte Communication… Mort de la politique

Cette semaine, Frédéric Lefèvre, député parachuté dans la circonscription d’André Santini  en échange d’un poste ministériel accordé à ce dernier, et surtout très fidèle porte flingue de Nicolas Sarkozy, s’est indigné que l’AFP ne diffuse pas certains de ses communiqués de presse. Et l’UMP lui a emboité le pas, hurlant au non-respect de la démocratie… Ben voyons.

Cependant, j’aurais tendance à rejoindre cette querelle, pour une tout autre raison. Le communiqué de presse que l’AFP a refusé concernait la condamnation de Ségolène Royal dans la procédure qui l’opposait à ses ex-assistants parlementaires, traités un peu légèrement au regard du droit du travail.

SI j’avais été journaliste, je me serais délectée de faire une enquête sur le sujet. Et j’aurais choisi l’angle suivant : quand l’UMP crie au scandale en matière de droit du travail, alors qu’elle même est en procédure avec un certain nombre de ses anciens employés… qui ont été viré du parti sur ordre de ce même Frédéric Lefèvre.

Malheureusement aujourd’hui la presse consomme l’info, traite ou ne traite pas un sujet, et oublie bien souvent de relier une info à une autre. Sur ce thème, il aurait été aisé de démontrer que Frédéric Lefèvre n’est pas à une contradiction près, au nom de la sacro-sainte communication, et d’une vision de la politique qui se limite à tirer systématiquement sur l’adversaire.

Tristement réducteur, et totalement contre-productif. Querelles de maternelle qui n’amène rien au peuple. Et qui accentuent encore un peu plus le fossé qui s’est creusé entre la population et la classe politique. Déprimant…

10.09.2007

Vous reprendrez bien un peu de café…in ?

Trois mois d’absence sur le blog. Parfois, il faut savoir arrêter d’écrire, si l’on a rien à dire. Trois mois d’été, trois mois sans grande actualité.

Et puis hier, la reprise de Dimanche Plus, l’émission de Laurence Ferrari. En tête d’affiche, François Fillon, le Premier Ministre qui n’apprécie pas de se faire appeler « collaborateur » par son président de patron.

Engoncé dans son costume, visiblement peu à l’aise, le Premier Ministre ne convainc pas. Il a beau dire qu’il n’est pas un exécutant, tout le monde perçoit qu’il souffre de n’être qu’un sous-fifre, alors que le Président Sarko se la joue star.

Fillon, celui qui a viré sarkozyste parce que Villepin ne l’avait pas pris au gouvernement, se retrouve dans le rôle de directeur de cabinet. Même le Secrétaire Général de l’Elysée est plus présent médiatiquement… et dans l’action.

C’est bien là que le bât blesse. Car Fillon lui-même en vient à dire n’importe quoi sur les institutions. Ainsi hier, il déclarait qu’il était dans son rôle, et qu’il était logique que le Président soit en avant, puisqu’il a été élu par les français.

Certes, mais Fillon oublie-t-il que le Premier Ministre est issu de la majorité parlementaire, elle-même élue par le peuple, tout comme le Président de la République ?

François, par pitié, retourne réviser tes cours de droit constitutionnel, c’est du niveau 1ère année de droit…

24.01.2007

Mobilisation pour le CPE

Dans quelques jours, l’Assemblée Nationale discutera du projet de loi mettant en place le Contrat Première Embauche (CPE), à destination des jeunes de moins de 26 ans.

Pourquoi défendre ce projet ?

Parce que c’est la première fois qu’on propose aux jeunes de moins de 26 ans un contrat pérenne, qui leur assure une véritable expérience professionnelle.

Les avantages du CPE

  • Toutes les périodes de stages, formation en alternance, et CDD effectués dans l’entreprise sont comptés dans la période d’essai de deux ans
  • Le droit aux Assedics est ouvert dès le 4ème mois, ce qui est une garantie en cas de rupture de la période d’essai
  • Le droit à la formation individuelle est ouvert dès la fin du premier mois, alors que pour les CDI, c’est seulement au bout d’un an

On nous dit que ce contrat n’assure pas l’embauche des jeunes, puisqu’à l’image du Contrat Nouvelle Embauche (CNE), il est assorti d’une période d’essai de 2 ans, et que l’employeur peut licencier l’employé sans justification pendant les deux ans.

C’est pourtant une avancée considérable vu qu’avant, il n’existait aucun dispositif pérenne pour les Jeunes, qui mettaient souvent des années avant d’obtenir leur premier CDI.
Rappelons que les emplois jeunes étaient des CDD longue durée de 5 ans !!!

De plus, le CPE comptabilise les périodes de travail dans l’entreprise quelle que soit leur forme.
C’est une première que de reconnaître enfin les stagiaires !

Toutes ses raisons font que nous, Jeunes pour le CPE, nous avons décidé de soutenir ce projet ambitieux proposé par Dominique de Villepin, qui permettra à de nombreux jeunes de trouver le chemin de l’entreprise, de s’insérer professionnellement, et de voir leur parcours dans les entreprises reconnus.

11.04.2006

Un bon projet enterré : et après ?

Jeunes pour le CPE s'est créé le 24 janvier dernier, une semaine après l'annonce de Dominique de Villepin, Premier ministre, de la création du Contrat Première Embauche.

En tant que jeunes, nous avons vu dans ce projet, devenu un article de loi, la possibilité de mettre enfin un terme aux années de galères traversées par nos aînées pour atteindre leur premier CDI, 8 à 11 ans en moyenne après la fin de leurs études.

Pendant 3 mois, nous avons défendu ici cette mesure, qui nous semblait bonne pour lutter contre le chômage des jeunes et la spirale infernale des stages, CDD et périodes d’intérim, synonymes de précarité et d’incertitudes. En effet, il nous semble indispensable, aujourd'hui, de trouver des solutions rapides et fiables, qui puissent être supportables pour les entreprises, et de fait créatrices d'emplois.

Semaine après semaine, nous avons développé ici nos arguments en faveur du CPE, comparant ce projet aux contrats déjà existants ou ayant existé (CDD, emplois jeunes) ou le confrontant aux contrats en vigueur dans l’Europe des 25.

Ce site, qui se voulait pédagogue et militant, avait pour but de vous informer, et de vous offrir un espace de débat. Au terme de ces trois mois intenses, nous avons appris hier, comme vous tous, le remplacement du CPE par un autre dispositif, qui réduit le public y ayant accès.

Jeunes pour le CPE ne se satisfait pas d'un contrat mi-figue mi-raisin, qui rejoint la multiplicité des contrats aidés. Ce nouveau contrat, désormais directement dirigé vers les jeunes sans qualification, répondra en partie à la crise des banlieues du mois de novembre, espérons le suffisamment.

Simplement nous n’attendions pas une rustine de plus, mais une vraie politique volontariste pour l’emploi des jeunes alors forcément, depuis hier, nous avons la gueule de bois.

Nous maintenons que le Contrat Première Embauche était une bonne mesure. Nous pensons également qu'avec un peu plus de courage de la part des politiques, et notamment le soutien du parti de la majorité, nous aurions pu gagner cette bataille de l'emploi.

Dans cette histoire au mauvais goût de série B, les politiques auront encore perdu quelques plumes. En effet, un Premier ministre courageux, désireux de s’atteler de pied ferme au dossier très chaud du chômage et ce un an avant les élections, ça se salue et ça se soutient, au nom de l’intérêt général. Ca ne se dézingue pas. Encore, que l’opposition fasse de l’opposition, c’est de bonne guerre politique…

Mais se faire attaquer par son propre camp pour des histoires qui n’ont que peu de rapport avec les solutions à apporter au chômage, c’est proprement scandaleux. Si devoir d’inventaire il doit y avoir, l’UMP peut fermer pour un bon bout de temps… Il ne suffira pas d’un week-end pour panser les plaies.

Si un jour on pouvait penser à livrer le service trois pièces à nos élus en même temps que l’écharpe tricolore, alors la France serait réformable, et l’on pourrait s’attaquer sérieusement au problème du chômage.

D’ici là, nous continuerons à enchaîner stages, CDD, et périodes d’intérim, en espérant que ces années difficiles soient les moins longues possibles.

Plus que jamais, nous sommes pour le changement.

30.03.2006

Le Droit a été dit...

Ce soir, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision, qui confirme la validité constitutionnelle de l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, instaurant le CPE.

Juridiquement, il n’y a donc plus aucun obstacle à la promulgation de la loi par le Chef de l’Etat, et à l’entrée en vigueur du CPE.

Les opposants au CPE ont marqué leur désaccord, parfois sans respecter le droit.

Que l’on soit pour ou contre le CPE, la question n’est plus là. Il convient aujourd’hui d’accepter la promulgation de cette loi, pour respecter les institutions de la République et le droit qui est le nôtre.

Ensuite, il est possible de discuter des modalités, comme le propose Dominique de Villepin, Premier Ministre, depuis une semaine.

Contrairement à ce que disent les syndicats, il n’est pas buté et a fait la preuve d’entendre la rue, puisqu’il a proposé de revenir sur les deux points qui posent problème, à savoir la durée de la période de consolidation, et les modalités de licenciement.

Les syndicats, en refusant cette main tendue, s’enferment dans une logique jusqu’au boutiste.

Simplement, le droit a été dit, là où eux mêmes ne le respectent pas toujours, en prenant en otages les étudiants et lycéens dont les lieux d’enseignements sont fermés, et les usagers des transports lors des grèves, dont la plupart posent des RTT (quand ils en ont) pour éviter ces journées catastrophes.

Aujourd’hui, nous en appelons à l’esprit de responsabilité des syndicats, en leur demandant de revenir à la table des négociations pour discuter des points qu’ils avaient eux mêmes soulevés, et auxquels le Premier Ministre a été sensible.

Demander le retrait est juridiquement un non-sens : on ne revient pas sur une loi votée et validée par le Conseil Constitutionnel.

Discuter est en revanche toujours possible, pour un peu qu’on en ait la volonté.
Le Premier Ministre l’a et le dit depuis une semaine.
Quid des syndicats ?

A eux de prendre leurs responsabilités.
Rappelons que chez les étudiants, cette attitude a coûté cher à l’UNEF… qui se croyait pourtant majoritaire.
Les français sauront juger.

14.03.2006

Construire un parcours d’emploi pour les jeunes

  • Le Gouvernement a fait le choix d’expliquer la réalité de l’emploi des jeunes telle qu’elle est et a montré l’urgence de la situation. Il est normal que face à cette réalité, les jeunes et leurs parents soient inquiets de l’avenir.

     

  • La bataille pour l’emploi est la priorité du Gouvernement. Face aux réformes nécessaires, les interrogations sont nombreuses et légitimes.

     

  • Sur le terrain, la mobilisation étudiante patine et ne parvient pas à s’étendre au-delà des traditionnels cercles conservateurs de la gauche estudiantine : la dernière grande manifestation contre la loi Fillon, le 8 mars 2005, avait réuni 165.000 étudiants et lycéens, contre 125.000 le 7 mars dernier contre le CPE

     

  • Faute de convaincre, le mouvement s’enferme dans la radicalisation et le blocage d’universités contre la majorité des étudiants : des recours en justice contre ces blocus sont déposés (par exemple à Poitiers) et la mobilisation des étudiants « non-grévistes » va croissante.

     

  • Le Gouvernement est à l’écoute de tous les Français, de ceux qui manifestent et aussi de tout ceux qui ne manifestent pas et en particulier tous les jeunes qui galèrent pour trouver un emploi stable.

     

  • Face à la désinformation, nous devons poursuivre et à accentuer le travail d’explication et de pédagogie.

     

1) Préférer le statu quo c’est choisir de laisser les jeunes dans la précarité : nous avons choisi l’action plutôt que la résignation

 

  • En France, le taux de chômage des jeunes atteint 23% : c’est 6 points de plus que le reste de la zone euro (17,4%). Et ce taux grimpe à 40% pour les non qualifiés.

     

  • Alternant stages, CDD ou périodes de chômage, un jeune met en moyenne 8 à 11 ans pour trouver un emploi stable : c’est 2 fois plus que chez nos voisins européens.

     

  • Plus de 70% des jeunes qui trouvent un emploi sont embauchés en CDD et la majorité de ces CDD ne dépasse pas un mois. Et même quand ce n’est pas le cas, le CDD a toujours une fin.

     

  • C’est dans la succession de ces périodes d’incertitude que réside la vraie précarité des jeunes.

     

  • Face à cette situation, il est temps d’essayer autre chose que ce qui échoue depuis 20 ans ! Aujourd’hui, l’urgence, c’est de sortir de la logique qui a prévalu avec la Gauche : la logique des petits boulots et de la bonne conscience.

     

  • A la bonne conscience, nous voulons opposer le bon sens, en partant de la réalité de la situation des jeunes :
    - le succès du CNE (350.000 signés) nous incite à poursuivre l’effort pour faciliter les embauches, en apportant des réponses nouvelles
    - le Contrat première embauche c’est un contrat à durée indéterminée ouvert aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés
    - la vraie précarité ce n’est pas demain avec le CPE, c’est aujourd’hui, avec le chômage et la succession de stages et de CDD !

     


2) Nous voulons construire un véritable parcours d’embauche pour les jeunes

 


Nous proposons une totale remise à plat de notre système d’orientation

 

  • Les dispositifs d’orientations existants sont mis en cohérence au niveau national : l’objectif est d’arriver à la mise en place d’un véritable service public de l’orientation.
    - il est légitime qu’un jeune puisse connaître la réalité des débouchés sur le marché de l’emploi lorsqu’il s’engage dans une filière de formation. Il ne peut exercer sa liberté de choix que s’il est pleinement informé.
    - ce dispositif serait décliné au niveau régional, par académie.

     

  • « Trois temps forts » de l’orientation sont mis en relief : en 4ème, en terminale et à l’issue de la licence.

     

  • Enfin, la mise en place des tutorats par des jeunes de grandes écoles à destination des élèves de ZEP permet d’élargir le champ des possibles pour tous ceux qui sont motivés :
    - le principe est simple : un élève de grande école « coache » un élève de ZEP pour lui apporter tous ces « petits plus » qui font la différence lors d’un concours ou d’un entretien d’embauches
    - le Président de la République a demandé que ce tutorat soit généralisé : 100.000 étudiants de grandes écoles parraineront 100.000 jeunes issus des quartiers sensibles

     


 Nous encadrons la politique des stages

 

  • Les stages supérieurs à 3 mois sont désormais obligatoirement rémunérés.

     

  • Une convention de stage est également obligatoire dans tous les cas.

     

  • Afin d’éviter les abus, les stages non inclus dans le cursus pédagogique sont limités à 6 mois de la durée

     

  • Pour favoriser la rémunération des stagiaires, une franchise de cotisations sociales est instaurée :
    - Auparavant, l’exonération totale allait jusqu’à 360 euros : dès le franchissement de 361 euros, les cotisations s’appliquaient sur la totalité de la rémunération.
    - Désormais, elles ne s’appliqueront que sur les euros supplémentaires à compter de 360 euros : au-delà, les cotisations portent sur les seuls euros supplémentaires, ce qui supprime un effet de seuil et permet de mieux rémunérer les stagiaires.

     


 Nous développons les formations en alternance et l’apprentissage 

 

  • Dans tous les pays européens, un lien plus étroit entre la formation et l’entreprise est une garantie d’emploi rapide.  

     

  • Les entreprises qui ne respecteraient pas les objectifs chiffrés que nous avons fixés en matière d’apprentis verront leur taxe d’apprentissage augmenter de 20%. (Pour rappel : pour les entreprises de plus de 250 salariés, 1 % de jeunes en alternance en 2007, 2 % en 2008, 3 % en 2009).

     

  • Le texte met en place « l’apprentissage junior » ouvert aux jeunes âgés d’au moins 14 ans :
    - cette mesure s’adresse à celles et ceux qui veulent rapidement apprendre un métier, qui ont déjà une idée de leur projet professionnel et qui souhaitent s'engager dans la vie active.
    - le choix est réversible : à tout moment, le jeune peut réintégrer l’enseignement général. Il ne remet donc pas en cause le principe du collège unique.

     


 Nous créons un contrat spécifique adapté aux difficultés des jeunes 

 

  • Depuis 20 ans, on est prisonnier du même labyrinthe de fausses bonnes idées et on se heurte toujours au même mur du chômage des jeunes ! Le Gouvernement veut explorer et proposer une voie nouvelle.

     

  • Nous voulons répondre aux problèmes des jeunes, qui font face à la quadrature du cercle :
    - on leur demande une expérience professionnelle que, par définition, ils n’ont pas eu le temps d’acquérir ;
    - on exige d’eux une qualification très pointue qu’ils n’ont pas toujours ;
    - parfois même on leur reproche au contraire un diplôme trop élevé et inadapté au poste proposé.

     

  • Le contrat première embauche est un nouveau CDI pour permettre aux jeunes d’accéder plus rapidement à un emploi stable. Passé la période de consolidation de l’emploi de 2 ans, le contrat première embauche devient un contrat à durée indéterminée à part entière.

     

3) Le contrat première embauche c’est l’inverse de la précarité 

 

  • Le contrat première embauche, nouveau CDI pour les jeunes, prévoit des garanties spécifiques pour répondre au mieux aux préoccupations des jeunes :
    - les stages et les CDD sont décomptés de la période de consolidation de l’emploi de 2 ans : un jeune qui aurait déjà fait 6 mois stage et 6 mois de CDD dans l’entreprise n’aurait plus que 12 mois de période de consolidation.
    - une garantie de rémunération : en aucun cas les rémunérations ne pourront être inférieures au régime commun des salariés. Il n’est pas question de payer un jeune au rabais !
    - le droit à la formation individuel est ouvert dès la fin du 1er mois : là aussi, c’est un vrai progrès, puisque dans les autres contrats le droit à la formation ne s’ouvre qu’au bout d’1 an
    - un délai de préavis qui augmente avec l’ancienneté : l’employeur ne peut pas licencier le salarié du jour au lendemain. Ce délai de préavis est de 14 jours de la fin du 1er mois au 6ème  et d’un mois à partir du 6ème mois, comme pour un CDI ! Et en cas de licenciement abusif (licenciement d’une femme enceinte par exemple) le droit du travail s’applique : le salarié licencié peut saisir les prud’hommes
    - une indemnité de 8% du salaire, nette de cotisations sociales, en cas de rupture du CPE : cela équivaut à la prime de fin de CDD
    - une protection renforcée en cas de licenciement : en cas de rupture du CPE après 4 mois, une allocation forfaitaire permettant de chercher un emploi dans de meilleures conditions.

     

  • Les possibilités offertes par Locapass (avance de caution et garantie des impayés de loyer) sont étendues aux titulaires d’un contrat première embauche dès le premier jour de travail.

     

  • Les banques considèrent déjà le CPE comme un CDI pour les ouvertures de crédits.

     

  • Enfin, le contrat première embauche respecte le droit du travail : pas de licenciement abusif et pas de discriminations possibles. Les droits prévus par la convention collective de l’entreprise s’appliquent dès le 1er jour de travail (congés spécifiques, RTT, primes, prise en compte de l’ancienneté…)

     

4) La gauche n’a rien à proposer pour l’emploi des jeunes

 

  • Après 5 ans d’immobilisme et plus 3 ans de silence sur l’emploi des jeunes, le PS fait dans la surenchère de concepts, mais ne propose rien de nouveau.

     

  • « Contrat emploi formation » pour François Hollande, « contrat sécurité insertion » pour Laurent Fabius, le PS ne parvient pas à sortir de la logique de l’emploi subventionné de court terme qui a pourtant échoué. Faute d’imagination, le PS préconise même un retour aux emplois jeunes !

     

  • Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler à ceux qui dénoncent aujourd’hui le caractère précaire du CPE ce qu’étaient réellement les emplois jeunes :
    - des CDD de 5 ans, susceptibles d’être rompus chaque année : l’aide de l’Etat étant attachée au poste et non à la personne, elle durait tant que le poste existe, même si le contrat était rompu avant l’expiration de l’aide.
    - une faible rémunération : la rémunération variait entre 1 et 1,2 Smic, puisque les emplois jeunes étaient financés par une aide de l’Etat correspondant à 80% du Smic brut par emploi créé sur 5 ans.
    - aucun dispositif de formation n’était prévu par la loi
    - aucun dispositif d’indemnisation chômage ou de pérennisation des emplois n’était prévu
    - des emplois destinés à des jeunes peu qualifiés qui étaient en réalité occupés par des jeunes diplômés (les 2 tiers avaient un niveau bac ou plus)

     


 
5) Le Gouvernement a laissé tout le temps nécessaire à un véritable débat

 

  • Avec au total plus de 132 heures de discussion, le débat parlementaire a pleinement eu lieu : le projet de loi pour l’égalité des chances a été adopté, en dépit de l’obstruction stérile de l’opposition.

     

  • L’ensemble du texte s’appliquera dans les prochaines semaines pour répondre au plus vite aux situations d’urgence auxquelles notre pays est confronté : le projet de loi vise ainsi à lutter contre les discriminations, contre les inégalités et les injustices, mais aussi à faire reculer véritablement le chômage des jeunes.

     

  • Les consultations sur la mise en œuvre des mesures se poursuivent pour compléter les différents dispositifs et notamment pour enrichir le nouveau parcours d’embauche.

     

12.03.2006

Ras le bol de la dictature des syndicats !

Si chacun a le droit d’être pour ou contre le CPE, le respect de la démocratie exige que l’on n’impose pas son point de vue aux autres.

A ce titre, le blocage des facs est intolérable. Il est inadmissible qu’en France, pays démocratiques, quelques centaines d’excités imposent leur avis à des milliers d’autres, en leur empêchant d’accéder à leur université, et d’aller en cours.

Le droit de grève existe, mais il ne doit pas être imposé. Ainsi, les étudiants grévistes n’ont pas à retirer l’accès à l’enseignement à ceux qui n’ont pas choisi de faire grève.

Mais on assiste à pire. Ainsi, les étudiants grévistes ont saccagé la Sorbonne, brûlé des livres, réalisé d’importantes dégradations.

Qu’ils aillent manifester et refusent d’aller en cours au nom de leurs convictions, c’est leur droit. Mais qu’ils foutent la paix aux autres, ne dégradent pas le matériel,  et n’imposent pas leurs convictions, car là, on franchit la limite du terrorisme intellectuel.

Qu’ils apprennent donc l’article 4 de la Constitution qui dit : «
La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Et qu’en tant que grands démocrates très forts pour donner des leçons sur le droit de grève, qu’ils ont, ils commencent par respecter la loi fondamentale.

C'est pourquoi nous saluons l'excellente initiative des étudiants de Halte au blocage des facs, et vous invitons à signer la pétition contre le blocage des facs.

07.02.2006

Le grand soir n'est pas pour ce soir !

Même si François Hollande avait joué la carte de la prudence, les syndicats avaient annoncé une forte mobilisation pour la manifestation anti-CPE. C’est un échec.

En effet, en dépit du grand nombre de catégories qui avaient appelés à descendre dans la rue (syndicats étudiants, syndicats lycéens, syndicats professionnels, partis politiques de la gauche plurielle et de l’extrême gauche, sans oublier leurs branches jeunes, mouvements de chômeurs, de stagiaires, et associations diverses), la mobilisation n’aura pas été au rendez-vous.

Si les syndicats donnent des chiffres allant jusqu’à 400 000 personnes en France, dont 45 000 à Paris, la police tempère ces chiffres à 228 000 pour la France et 13 000 à Paris. On est bien loin du mouvement d’ampleur annoncé.

Une fois de plus, la majorité silencieuse s'est faite entendre... en ne descendant pas dans la rue !

Dernier point et non des moindres : cette mobilisation est essentiellement politico-syndicale, puisque les cortèges étaient constitués à moins de 40% de jeunes.

La rue a donc montré ce que nous vous disons depuis le début : cette contestation de l'opposition n'est qu'une tentative d'exister, et reste sur le terrain politico-politicien.

Soyons plus responsable et contre l'immobilisme, pour les jeunes, et pour la France : soutenons le CPE !

06.02.2006

STOP la désinformation !

Face aux arguments mensongers et démagogiques de la Gauche, qui ne recule devant aucune méthode crapuleuse en jouant sur les peurs des jeunes pour tenter de se faire une petite place dans la vie politique, il est nécessaire de prendre de la hauteur, de sortir de ces querelles politicardes, et de rétablir la vérité sur les dispositions du Contrat Première Embauche.

 

Le CPE implique une baisse des salaires moyens pour les jeunes comme le faisait le CIP en 1994.

FAUX : le CPE comporte une garantie de rémunération et en aucun cas, les rémunérations ne pourront être inférieures au régime commun des salariés. Le CPE n’est en aucun cas un nouveau CIP, ces deux contrats étant totalement différents l’un de l’autre. Ainsi, le CPE ne comporte aucune forme de salaire plafond.

Le CPE n’apporte aucun avantage au salarié par rapport à un contrat classique.

FAUX : le droit individuel à la formation sera ouvert dès la fin du 1er mois (dans les contrats à durée indéterminée, le droit individuel à la formation ne s’ouvre qu’au bout d’un an, il n’existe pas pour les CDD).

Le CPE est un Contrat à durée indéterminée.

VRAI : tout comme le CNE, le CPE est un CDI.

Si le jeune était en stage dans l’entreprise avant la signature de son CPE, la période de consolidation du CPE sera réduite d’autant.

VRAI : le CPE comporte une période de consolidation de l’emploi de 2 ans maximum, dont seront décomptés les périodes de stages, les CDD, les missions d’intérim et les contrats en alternance.

La notion d’ancienneté est prise en compte par le CPE en cas de rupture du contrat.

VRAI : si le CPE adapte la procédure de licenciement pendant les 2 premières années, le préavis est obligatoire et augmente avec l’ancienneté, et ce, dès la fin du premier mois.

Les femmes enceintes seront autant protégées lors de la période de consolidation du CPE que dans le cadre d’un CDI classique.

VRAI : on ne peut pas licencier une femme enceinte pendant la période de consolidation, comme dans un CDI classique. La période de consolidation ne permet pas de jouer avec les règles de base et de mettre fin au contrat en utilisant quelque type de discrimination que ce soit.

Le CPE c’est la précarisation de l’emploi.

FAUX : le CPE prévoit des garanties spécifiques telles que la protection renforcée en cas de licenciement : en cas de rupture d’un CPE après 4 mois, une allocation forfaitaire spécifique de 490 €/mois, financée par l’Etat, sera versée pendant 2 mois au jeune qui ne peut prétendre à l’assurance chômage.

Le CPE facilitera pour les jeunes l’accès au logement et au crédit.

VRAI : la Fédération française des Banques a confirmé par un communiqué qu’elle considérait le CPE comme un CDI à part entière et que les signataires d’un CPE n’auront pas de difficulté particulière pour se voir attribuer un prêt. En matière de logement, le gouvernement s’est assuré que les possibilités offertes par le LOCA-PASS seraient systématiquement proposées aux signataires du CPE.

Les Français sont plutôt confiants vis-à-vis de l’efficacité du CPE.

VRAI : selon un enquête CSA / L’Humanité menée les 17 et 18 janvier 2006, 75 % des Français estiment que le CPE permettra aux jeunes en difficulté d’avoir une première expérience professionnelle. De plus, 52 % (contre 43) pensent que le CPE va permettre de réduire le chômage des jeunes en France. C’est un pourcentage extrêmement conséquent quand on connaît le scepticisme et le pessimisme traditionnels des Français vis-à-vis des mesures relatives à l’emploi.

La procédure d’adoption du projet de loi a pour objectif d’escamoter le débat parlementaire.

FAUX : au contraire, l’examen du projet de loi est avancé pour éviter que les débats ne soient interrompus par les vacances parlementaires. Si la procédure d’urgence a été choisie, c’est parce qu’il y a effectivement urgence : 23 % des jeunes au chômage, 40 % pour les jeunes sans qualification.

Une semaine décisive pour le CPE

Cette semaine sera débattu l’amendement au projet de loi sur l’Egalité des chances, instaurant le Contrat Première Embauche.

En miroir du débat parlementaire, la Gauche organise sa grande manifestation, ce fourre-tout soit disant destiné à contester le projet de loi, mais qui, d’arguments contre le CPE et en l’absence de propositions, se réduit finalement à une simple posture politique.

Nous ne pouvons être absent de ce face à face. C’est pourquoi, plus que jamais, il faut continuer d’expliquer le projet de loi aux français.

Nous comptons sur vous pour rester mobilisés !

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