13.05.2008
Pression des majors en VO non sous-titrée
Il y a quelques semaines, j’ai reçu un mail de Paramount, via mon fournisseur d’accès Club-Internet, de prévention contre le piratage. Enfin c’est ce que disait le mail de Club-Internet qui accompagnait ce transfert de mail.
Je n’ai pas lu le mail de Paramount. Pourquoi ? Parce qu’il était intégralement rédigé en anglais. Oh, ayant travaillé chez Columbia à vendre les droits des œuvres aux chaînes de télévision, j’aurais pu tenter de comprendre et d’interpréter ce mail… à mes risques et périls car en droit, rien n’est simple.
J’estime qu’étant française, et ayant commis cette infraction sur ce territoirec’est à la Paramount de communiquer en dialecte local –le français- et donc payer son juriste francophone à rédiger un mail type pour ce marché –la France- sur lequel les majors ont si bien su réaliser leur lobbying à destination des élus –forcément en français, donc.
Aussi, si la Paramount me fait un jour un procès, la major ne pourra utiliser ce soit disant mail de prévention, car il constitue un vice de forme : comment aurais-je pu comprendre ce charabia de juriste dans une langue qui n’est pas la mienne ?
D’autant que j’en ai alerté mon fournisseur d’accès, et qu’il m’a répondu qu’il ne faisait que transférer, sans autre commentaire, et encore moins traduction. Bah oui, les FAI ne sont pas bêtes au point de se mêler de ces histoires, qui mettraient en colère leur clientèle…
Tout ça pour dire que la Paramount peut tenter de m’impressionner par ses mails, ça ne prend pas.
14:29 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2007
Chronique d’un nouveau jour de grève
Ce matin, comme tous les jours depuis mardi dernier, j’ai pris mon Vélib à 7h45, à la station Sentier. Rue Montorgueil, Forum des Halles, rue du Louvre, traversée du Louvre, traversée de la Seine, quais de Seine…
C’est après le musée d’Orsay que j’ai failli perdre la vie. A cet endroit, les vélos, s’ils veulent rejoindre le boulevard Saint Germain, doivent serrer à gauche pour tourner. Le bus, lui, reste dans sa voie de droite, et doit donc couper la route. Bien qu’ayant indiqué avec mon bras mon intention de tourner à gauche, et étant prioritaire à cet endroit là, le bus m’a coupé la route, à une vitesse absolument scandaleuse.
Je ne dois ma survie qu’à une infraction : j’ai carrément roulé sur l’autre voie… en sens unique et en franchissant une ligne blanche ! C’était ça, où passer sous les roues du bus. Merci au ***** de chauffeur de ce bus n°68 pour son irresponsabilité.
Fort heureusement pour moi, la suite de ce périple à vélo s’est bien passée. Boulevard Saint-Germain, boulevard Raspail, rue de Sèvres, et borne Vélib pour reposer le vélo. Oui, j'ai les cuisses bien fermes... Il faut positiver !
Puis café au Week-end, pour rejoindre mon chauffeur, et départ pour Mantes la Jolie. Plus d’une heure pour sortir de Paris –voilà pourquoi mon chauffeur ne vient pas me chercher chez moi, CQFD- et enfin les périphs, puis l’autoroute, complètement dégagés.
Grosse pensée pour les automobilistes qui empruntaient l’autoroute A13 en sens inverse, très fortement ralentis par un accident. J’ai fini par arriver à Mantes à 10h45… soit 3h après avoir pris mon Vélib. Record battu !
Et ce soir, je rentre en transports… Ca promet !
14:35 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : GRèves, Vélib, retraites
15.11.2007
Retraites : quelques éléments pour mieux comprendre le sujet
Ne soyons pas dupes, et cessons de nous voiler la face : il faut impérativement réformer les retraites, il en va de la survie du système, les ressources de l’Etat n’étant pas un puits sans fonds.
Je ne vous apprendrai pas que la population est vieillissante. Le système des retraites date, et malgré les réformettes déjà entreprises, il périclite. En effet, il y a de moins en moins d’actifs pour de plus en plus de retraités… Le poids des retraites pèse donc grandement dans les cotisations sociales des actifs. Pour conserver le système, il faut impérativement réagir, soit en allongeant la durée de cotisation, soit en baissant les pensions. Sinon, ce sera la faillite. Que préférez-vous ?
Ceci étant dit, regardons de plus près le régime général, et les régimes spéciaux. Le tableau ci-dessous est édifiant.
Extrait du site "Sauvegarde Retraite"
- Etes-vous toujours aussi solidaires de la grève ? Si oui, quelques questions :
- Avous du poser une RTT ou une journée de travail pour la grève ?
- Si oui, acceptez-vous que la grève vous impose ce choix ?
- Si vous l’avez vraiment choisi, avez-vous eu la décence de ne rien dire contre la journée de solidarité à l’égard des personnes âgées ou dans ce cas n’êtes vous pas d’accord pour qu’on vous impose la solidarité ?
- Travaillez-vous ou êtes-vous patron d’une PME ou d’une jeune entreprise ?
- Si oui, votre entreprise passera-t-elle l’année ou rejoindra-t-elle le flot des petites et récentes structures qui ferment chaque année ?
- Cela vous gêne-t-il que les entreprises soient obligées de se tourner vers les entreprises allemandes pour assurer le fret, qui fait perdre des millions à la SNCF ?
Pour tous ceux qui se déclarent encore solidaires des grévistes, je ferai un unique rappel : en 1993, lorsque les salariés du privé sont passés de 37,5 années de cotisation à 40 années de cotisation, où était la solidarité ? Parce qu’à cette époque, AUCUN fonctionnaire n’est venu manifester sa solidarité…
Par pitié, épargnez-moi le couplet sur le régime spécial des députés, et lisez d’abord le règlement de l’assemblée nationale : on peut difficilement demander le renouvellement de la classe politique, et en même temps demander aux élus de cotiser 40 ans… Ce régime est à revoir, mais certainement pas sur la durée de cotisation !
A un moment donné, il faut être COHERENT.
Enfin pour terminer, le droit de grève existe, et personne ne le conteste. Cependant, la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen indique, à son article 4, que « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui ». Merci aux grévistes de ne pas prendre leurs concitoyens en otage : non seulement c’est une entrave à la liberté de circuler, de travailler et d’étudier, mais en plus, c’est contraire aux Droits de l’Homme.
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Stop la grève : je me déplace à Vélib et ça fait suer !
Marre des grèves. Comme beaucoup de mes concitoyens, j’en ai assez d’être prise en otage. Voici un énième témoignage, le mien, sur les galères des travailleurs souhaitant se rendre au boulot.
Mercredi 14 novembre.
08h00. Je quitte la maison. Dehors , tout est calme. A cette heure, la rue Réaumur est traditionnellement déjà bouchée. Pour le moment… pas grand monde. Rollers aux pieds, je fais 50 mètres… avant de me raviser. Je suis certes excellente en quad mais vraiment nulle en rollers en ligne, et je n’ai pas prévu de me casser la jambe ce matin.
Direction la station Vélib la plus proche. Surprise : il reste des vélos. Enfin il reste UN vélo. Avec la selle de travers, et mes petits doigts n’arrivent pas à desserrer la manette, ça fera donc l’affaire. Je ne tergiverse pas et prends rapidement l’engin, sous les yeux de mon voisin, arrivé quelques minutes trop tard… Je lui souhaite bon courage, et c’est parti pour la grande aventure !
Première embuche 100 mètres plus loin. Comme il n’y a personne dans les rues, les camions se croient tout permis. Là, ils sont deux à boucher la route : impossible de passer… je choisis donc de rouler sur le trottoir. Première infraction !
Rue de Turbigo, rue Etienne Marcel, rue du Louvre… Pas un bus pour me coller à la roue. Ce périple devient vraiment sympa. Toute joyeuse, je m’enfile dans la cour du Louvre, et je traverse le musée, désert à cette heure. Paris est vraiment une belle ville !
Le passage du pont et l’arrivée sur la rive gauche me ramène à la dure réalité vélibienne : pas si simple de gérer les changements de voies ! Ceci dit, j’arrive détendue à Sèvres Bab : je gare mon Vélib, et je file au café rejoindre mon chauffeur pour l’étape 2 : le covoiturage.
Après un bon café et les quelques clopes qui vont avec, nous nous armons de courage pour affronter la circulation. Bonne nouvelle, c’est relativement fluide, seule la traversée de Paris est légèrement encombrée.
10h30. J’arrive enfin devant mon bureau. 2h30 de transport au lieu d’une heure, c’est toujours très agréable.
18h45. Voyage retour dans une circulation fluide jusqu’au Louvre. Par contre, la rue Réaumur est complètement bouchée.
20h15. Je suis enfin chez moi. Au total, j’aurai donc fait 4h de transport aujourd’hui. Merci qui ?
Jeudi 15 novembre.
07h30. Ce matin, j’ai décidé de partir plus tôt. Première galère : pas de Vélib dispo à la station. Fine connaisseuse du quartier, je me dis qu’il en restera bien un rue d’Aboukir.
07h45. Oui, il en reste… UN. Le pneu arrière est bien dégonflé, mais il faudra que ça suffise. Je prends tout de même le temps de coller une affichette STOP LA GREVE à l’avant de mon panier.
Arrivée au bout de la rue, je n'ai d'autre choix que de prendre la rue Saint Denis à contre-sens... J'use de la plus grande prudence et j'ajuste ma vitesse. Une personne âgée me rudoie : "eh, c'est interdit de circuler sur les trottoirs". Je lui réponds sur le même ton : "Remerciez-moi plutôt de me bouger les fesses et d'avoir les mains bleues pour aller au bureau à vélo au lieu de rester tranquillement au chaud dans mon lit, c'est ce qui permet de payer votre retraite !".
Certains ne comprennent pas que nous autres, usagers des transports en commun, nous n'avons pas forcément l'habitude de pratiquer Paris à vélo ou en voiture, et donc, nous n'avons pas tous en tête les sens interdits... Les jours de grève, peut être vaudrait-il mieux être un peu souples, surtout que nous autres, trentenaires, nous savons bien que jamais nous ne toucherons ces pensions. Alors qu'on ne nous saoule pas !
C’est devant le Forum des Halles que je trouve enfin une autre station. Je rends le vélo-dont-le-pneu-est-encore-plus-à-plat, et je me paie le luxe de choisir le suivant. Un autre Vélibeur en descend gentiment la selle. Merci les mecs, c’est sympa d’aider les Vélibettes !
Je savoure mon bonheur de pédaler en repassant à l’intérieur du Louvre. Pour un peu, je m’arrêterais au Café Marly. Je poursuis mon chemin en chantonnant. Toujours pas de bus aux fesses, ambiance détendue…
08h15. Après ma petite demi-heure de sport, me voilà pile poil à l’heure au rendez-vous avec mon chauffeur. On se prend un petit café, et c’est parti ! Clairement, la circulation est beaucoup moins fluide qu’hier. Ca bouchonne beaucoup dans Paris, un peu moins sur le périph, et carrément pas sur l’autoroute.
10h00. Me voilà au bureau. Comme hier, j’ai mis 2h30 pour venir. C’est décidé : ce soir, je reste à Mantes la Jolie !
16:35 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grève, Vélib
20.10.2007
Otage(s)
Ce vendredi 19 octobre, comme des centaines de milliers de franciliens, j’ai été prise en otage par une minorité de nos concitoyens : les grévistes des transports publics.
Selon les médias, peu de syndicats reconduisaient la grève d’hier, et il ne fallait s’attendre qu’à quelques perturbations, le temps que le trafic reprenne, essentiellement parce que la grève s’arrêtant à 8h ce matin, il fallait du temps aux équipes de maintenance pour reprendre le service… et mettre les trains à quai. Soit.
Je vous passe la complexité de savoir si j’avais un train ou non ce matin. Le site de la SNCF était saturé, et la ligne téléphonique… était certes mise à jour en temps réel, mais il a fallu attendre 23h30 pour savoir que j’avais un train à 9h15. Super.
Aucun train n’était annoncé pour rentrer le soir, mais j’ai bêtement pensé que les infos arriveraient plus tard dans la journée. Grave erreur ! Curieusement pourtant, c’est en effet ce soir que j’ai vécu une vraie galère.
Après avoir checké le site de la SNCF une dernière fois, j’ai vu que j’avais un train Mantes la Jolie Paris à 18h12. Raisonnable… Je suis partie en avance, échaudée par la dernière grève où les trains partaient en avance (si, si !) et je suis arrivée à la gare à 17h30. Surprise : aucun train n’était annoncé pour Paris…
Je me suis rabattue sur le car Express A14, qui va de Mantes la Jolie à La Défense. Deuxième erreur : ce car emprunte l’A13 puis l’A14, une autoroute payante donc généralement moins fréquentée. Ce fut le cas, jusqu’à l’arrivée sur Paris : le car a mis 1h15 pour emprunter les 3 kms de tunnel reliant Nanterre à La Défense… Le chauffeur s’est même arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence pour satisfaire un besoin naturel, ne parvenant plus à se retenir !
Et à La Défense ? Il n’y avait aucun RER A. Comme tout le monde, je me suis dirigée vers la ligne 1 du métro, bondée comme jamais. Et j’ai fini à pieds…
Bilan : 3h de transports, au lieu de 1h habituellement. A part ça, il n’y avait pas de grève : c’était sûrement une vue de mon esprit…
00:15 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grève, transports en commun, service minimum, SNCF, RATP
18.10.2007
Pauvre France
Par ce titre de note, je n’évoque pas la pièce de théâtre dans laquelle s’illustra Jean Lefèbvre. Non, je parle de notre pays, la France. Ce matin, j’ai vu le moteur se gripper, et la vie économique s’arrêter.
8h00, Caramel me réveille pour sa sortie du matin. L’occasion de faire un premier tour dehors. Personne dans la rue. Le boulevard, d’ordinaire déjà bouchée à cette heure, est complètement vide. La vois de bus, d’ordinaire prise d’assaut par les cars RATP, mais aussi les deux roues et autres vélib, est vide également. Ni bus, ni voitures, ni taxis, ni deux roues : la vie se serait-elle arrêtée ?
Je me dirige vers le métro. Surprise, les grilles sont carrément abaissées… ce qui signifie que la ligne 3 est fermée. Au pied de l’escalier, incroyable, il reste encore des exemplaires de 20 minutes ! J’en attrape un, et devinez ce qui fait la Une ? La galère dans les transports ? Nan, la Rupture façon Cécilia. Une bonne manière de détourner le sujet… Bravo pour le plan com, même si il était un peu téléphoné.
Je me retourne pour voir au loin la station des vélibs : plus aucun vélo disponible à l’exception des quelques vélos hors service. La rue Montorgueil semble fantomatique. D’ordinaire, elle grouille de monde. Ce matin, seuls les enfants se rendant à l’école l’animent. Je me rends chez le boulanger, qui fait grise mine : l’absence de clientèle nuit bien évidemment à son activité économique.
8h30, je branche I-Télévision. Un syndicaliste représentant les cheminots explique que c’est terrible, mais la plupart des cheminots retraités ont moins de 1500 euros bruts de pension…
Mon dieu, quand je pense à tous ces retraités mantais qui ont à peine 700 euros de pension et qui ne se plaignent pas. Et à tous ces gens qui gagnent en travaillant moins de 1500 euros bruts. Comment peuvent ils tenir ce discours et appeler à les comprendre, à la solidarité ? Il serait temps que les cheminots et autres réalisent à quel point ils sont en dehors des réalités…
09:10 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.09.2007
Double peine pour Cantat
Quand laissera-t-on Bertrand Cantat tranquille ?
Qui s’intéresse à sa liberté conditionnelle ?
Pourquoi parler et reparler toujours de ce drame de Vilnius ?
Rappelons que Bertrand Cantat, chanteur mythique du groupe Noir Désir, a purgé la moitié de sa peine de prison, soit 4 ans, dans les mêmes conditions que n’importe quel détenu.
Que sa liberté conditionnelle peut être demandée, en vertu du droit français, parce qu’il a purgé la moitié de sa peine, qu’il s’est bien conduit, et qu’il a dédommagé ses victimes.
A tous ceux qui hurlent avec les loups, et réclament qu’il soit traité comme tout le monde : pourquoi ne pas lui accorder la discrétion dont bénéficient les autres prisonniers ?
Pourquoi n’y a-t-il pas eu de sanction à l’égard de ceux (gardiens de prison compris) qui ont vendu des photos de sa détention ?
Pourquoi ce traitement de défaveur, alors qu’il n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur ?
Laissez Cantat tranquille, les admirateurs de Noir Désir se fichent des pages people : ils n’ont d’oreilles que pour le son saturé de sa guitare, depuis déjà plus de 20 ans.
13:00 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Noir Désir, Cantat
11.04.2007
Ca pue la France ?
On ne la voyait pas dans cette campagne, et les journalistes s’en inquiétaient. Alors, en plein débat sur la question de l’identité nationale, Cécilia a foutu les deux pieds dans le plat, ou plutôt les deux pieds dans le ciment.
Madame a en effet déclaré « être fière de ne pas avoir une goutte de sang français ».
Et bien Madame la femme de celui-qui-veut-être-président, ça pue la France ?
Je n’aurais qu’une seule réponse, chère Cécilia : « La France, aimez là, ou quittez là ».
19:50 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, Sarkozy, Cécilia
01.06.2003
La France de Mai
Paris, 5 mai 2002. La France rassemblée élit Jacques Chirac président de la République, président de tous les français. La République de Mai est dans la rue pour célébrer le sursaut républicain, et le nouveau héros qu’elle vient de porter à la fonction suprême : le président de tous les français.
Paris, mai 2003. Entre les ponts, les manifestations s’enchaînent. Eternelle rengaine. Cette fois, ce sont la réformes des retraites et la mise en place de la décentralisation qui se heurtent aux habituels corporatismes. Les minorités syndicales, désavouées aux dernières élections prud’homales, sont dans la rue, MAI(s) bloquent la majorité des travailleurs. La France se réveille dans ce qu’elle a de plus archaïque : son légendaire immobilisme.
Une gauche enkylosée dans une idéologie irréaliste. Le PS, incapable de se réformer lui-même, se borne à réclamer le retrait des réformes, sans proposer d’alternative. Ce qui revient finalement à proposer de ne rien faire et d’attendre… la mort certaine du système de retraites par répartition.
L’aberration est énorme, mais ni la France qui manifeste, ni les médias, ne semblent en être conscients. L’irresponsabilité des dirigeants de gauche, couplée à celle des manifestants, institutionnalise ce phénomène.
Réformer est nécessaire. Pour que l'intérêt général prime enfin sur les intérêts particuliers, nous, citoyens responsables, soutenons aujourd'hui l'action du Gouvernement.
14:35 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, réformes, grèves
16.07.2002
De l'immobilisme
L'Assemblée nationale examine aujourd'hui le projet de loi sur la sécurité. Bien qu'il comporte certaines mesures préconisées par les socialistes, le projet ne sera pas voté par eux. Selon François Hollande, secrétaire général du PS, c'est "contraire à la philosophie socialiste".
Après la non-gouvernance, pratique inventée par le gouvernement Jospin pour ne pas froisser la trop fragile majorité plurielle, les socialistes versent maintenant dans l'opposition politicienne, c'est à dire systématique.
Comment expliquer qu'ils n'aient pas tiré les conclusions de leur cingleante défaites électorales aux présidentielles et aux législatives ?
Comment se peut-il qu'ils n'aient pas encore compris que les français ne veulent plus de ce comportement calculateurs ? Qu'ils veulent de l'action et des mesures concrètes ?
Bien qu'inexpérimentée en politique, je sais de quoi je parle : c'est exactement ça qui m'a fait user du vote protestataire et de l'abstention.
16:45 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, PS, gouvernance, réformes


