11.04.2006
Interview : Alain Lamassoure, député européen
Alain LAMASSOURE, vous avez été ministre des affaires européennes, aujourd'hui député européen. Que faisiez vous à 20 ans et que pensiez vous de l'Europe ?
A vingt ans, j'étais étudiant. J'avais un camarade allemand, un peu plus âgé, qui était déjà marié et père d'une petite fille. Je l'ai invité à passer des vacances dans ma maison familiale des Pyrénées. Et là, ce fut un choc: ma grand'mère, qui était la bonté même, a refusé de les accueillir: son père, son mari, son fils avait combattu contre ceux qu'elle appelait les "Boches". Jusqu'à ce que la petite fille de deux ans monte spontanément sur les genoux de la grand'mère, qui, vaincue, a souri pendant qu'une larme coulait sur sa joue: l'amour, la vie avaient gagné.
Ce jour-là, je me suis juré de tout faire pour que toutes les grand-mères d'Europe puissent désormais ouvrir grands leur bras. Et comme la vie est parfois malicieuse, j'ai retrouvé mon ami, Gunther, bien longtemps après: c'est lui qui représentait l'Allemagne à la Convention européenne, où je représentais le Parlement européen !
Aujourd'hui c'est également aux jeunes de dire OUI et il semble qu'ils soient les français les plus enthousiastes au traité constitutionnel. Comment les aider à convaincre les aînés ?
En leur disant: "l'Europe, c'est nous. C'est déjà, ce sera de plus en plus le cadre naturel de notre vie. Tous les pays d'Europe, tous les partis politiques (à la seule exception des conservateurs britanniques) ont accepté cette Constitution, qui est un vrai contrat de mariage entre nos peuples, que vous avez réconciliés.
Ce texte est l'aboutissement de cinquante ans d'efforts - les vôtres - et il ouvre un nouveau chapitre dont c'est nous qui écrirons les pages. Dire "non", serait dire "non" à ce mariage, désavouer votre oeuvre et retarder l'Europe unie pour toute une génération.
Ce traité compile 50 ans d'Europe. Quel exemple de progrès concret pouvez vous nous donner ?
Mille.
La suppression du service militaire, puisque nos ennemis héréditaires sont devenus des frères. La promotion de la femme, pour laquelle l'Europe avait vingt ans d'avance sur la France. La défense de l'environnement, idée européenne: 80% des lois françaises sur la protection de l'environnement (qualité de l'eau et de l'air, traitement des eaux usées, recyclage des déchets, conception écologique de tous les nouveaux produits industriels etc.), et c'est grâce à l'Europe que, pour la première fois, trente pays industriels ont accepté de s'engager dans la réduction de l'émission de gaz à effet de serre pour sauver la planète. Les échanges universitaires: Erasmus et son "Auberge Espagnole", quelle réussite et quel symbole ! Les réussites industrielles et scientifiques: sans l'Europe, pas d'Airbus, pas d'Ariane, pas de recherche spatiale de ce côté-ci de l'Atlantique....
Plus spécifiquement pour les jeunes, que va leur apporter ce traité constitutionnel dans les années à venir ?
Une chose simple et fondamentale: ce sont eux qui prendront le pouvoir en Europe ! Le défaut de l'Europe actuelle, malgré toutes ses vertus, c'est que les citoyens y sont des spectateurs: "Bruxelles" est un théâtre, devant lequel la génération de vos aînés regarde, applaudit, siffle, mais ne peut rien sur le scénario.
Avec la Constitution, les citoyens prendront le pouvoir en Europe: ce sont eux qui éliront ceux qui décident en Europe. Et cette Europe elle-même, qui n'est trop souvent, elle aussi, qu'un spectateur sur la scène internationale, laissant d'autres décider à sa place, deviendra à son tour un acteur, et un acteur majeur, avec son Président du Conseil européen, son Ministre et son services des Affaires étrangères, et les moyens militaires de prendre toute sa part au maintien de la paix et à la défense de nos valeurs de civilisation. La puissance pacifique dont le monde du XXIe siècle a besoin.
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23.05.2005
Oui pour la France !
Il ne reste plus que quelques jours pour faire campagne. C’est le moment de dire aux Français, droit dans les yeux, la réalité sur l’enjeu de ce scrutin. Si nous disons Oui, nous ouvrons de grandes opportunités à la France. Si nous disons Non, nous nous fermons des portes. L’économie de la France et notre avenir passe par l’Europe. Il est temps d’en prendre conscience, et de le faire savoir.
Que se passera-t-il si le Non l’emporte ? Comme le disait Jean-François Copé mardi dernier, il y aura « à l’évidence pour les mois ou les années qui viennent un climat d’incertitude qui pèsera beaucoup sur les décisions économiques prises par les grands acteurs et notamment les entreprises, mais aussi par les ménages. » Il n’est pas nécessaire d’avoir une boule de cristal pour imaginer que les marchés vont réagir timidement, idem pour les entreprises et les ménages. Par conséquent, on entrera dans une péri od e d’incertitude économique, dans laquelle chaque acteur de la vie économique française attendra de visualiser les conséquences avant de prendre la moindre décision.
Soyons sérieux : si le Non l’emporte, nous ne savons pas exactement ce qu’il se passera. Nous ne pouvons rien prédire. Mais ayons tout de même un peu de bon sens : même sans dramatiser en envisageant le pire, nous pouvons tous reconnaître qu’au mieux, nous perdrons du temps, et cela se compte en années. En confiance vis-à-vis de nos partenaires européens, et dans le monde, car nous perdrons fatalement en crédibilité. Si tel n’était pas le cas, pourquoi nos partenaires européens auraient-ils autant les yeux rivés sur la France, et pourquoi s’investiraient ils autant dans la campagne en faveur du Oui ?
Eux-mêmes le disent : « Il n'y a pas l'ombre d'une chance de rouvrir le processus constitutionnel (...) ou bien il faudra se contenter de beaucoup moins que cela » a déclaré jeudi matin le Chancelier Allemand Gerhard Schröder, ajoutant : "L'idée de l'Europe a vu le jour ici en France. La France a la responsabilité de ne pas laisser tomber les autres Européens. C'est la requête que nous vous adressons aujourd'hui, avec humilité". Propos à l’unisson du président Polonais, M. Kwasniewski, qui a déclaré : « Nous avons besoin de la France en tant qu'architecte de cette construction européenne ». Nos partenaires européens sont venus à Nancy rappeler une évidence aux Français : on ne peut pas se dire pour l’Europe, et refuser ce texte. Parce que ce projet de Constitution s’inscrit dans la continuité des efforts réalisés depuis 60 ans sur notre continent pour réaliser cet espace d’échange et de paix. A nous de savoir si nous voulons poursuivre l’aventure…
Ce n’est pas par hasard que plus de cent entrepreneurs ont appelé mercredi dernier à voter Oui, estimant que la France « commettrait une grave erreur en contrariant, pour cause de malaise existentiel », une construction européenne qui représente le « meilleur futur possible. ». Face aux craintes de certains, rappelons que la France représente 6% des échanges mondiaux, dont 60% au sein de l’Union européenne. Au deuxième rang des investisseurs mondiaux après les Etats-Unis, notre pays est la quatrième destination des investissements internationaux créateurs d’emplois et de croissance. Aujourd’hui, la France occupe une place de choix en Europe et dans le monde.
Rappelons un exemple concret parmi tant d’autres : le projet ITER. La France était en concurrence avec le Japon pour accueillir ce réacteur nucléaire nouvelle génération, générateur de milliers d’emplois hautement qualifiés, et véritable manne financière. Aujourd’hui la France devrait accueillir le site d’ITER, malgré le soutien des Etats-Unis au Japon, et grâce aux efforts de l’Europe. Alors bien sûr, ce n’est pas grâce à la Constitution, ce n’est qu’un exemple de l’apport de l’Europe à la France, et du poids de la France en Europe. Car l’Europe a voulu avoir ce réacteur sur son territoire. Et pour ce projet, l’Europe soutient la France. Et demain ?
Allons nous nous replier sur nous-même, et choisir de rester seul, face aux ensembles géants que sont les Etats-Unis, la Chine, et les autres grands pays émergents ?
Allons nous refuser ce projet de Constitution, qui au-delà de nous permettre de rester dans la course mondiale, reconnaît parallèlement les droits des salariés et assure la pérennité de nos services publics ?
Allons nous choisir de poursuivre en tant que grande puissance économique, ou choisir de nous tirer une balle dans le pied, et générer la sinistrose dans notre pays ? Allons nous choisir de rester dans ce peloton de tête, de poursuivre en tant que moteur de l’Europe, de continuer à faire entendre notre voix en Europe et dans le monde ?
"Le 29 mai, c'est un choix historique que nous avons à faire, un choix qui engage chacun d'entre nous. Ne cédons pas à la tentation du repli. Faisons le choix du rayonnement de la France. Portons haut les intérêts des Français. Faisons le choix d'une Europe juste et d'une Europe puissante", a dit le Président de la RépubliqueJacques Chirac jeudi dernier, rappelant que "ce qui est en jeu, c'est l'avenir de la France, c'est sa place en Europe, c'est l'avenir de l'Europe".
Nous avons tout à gagner à poursuivre la construction européenne. Il ne reste plus que 6 jours pour décider. Le 29 mai, ce sera nôtre dernier mot : Oui ou … Non.
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Le marathon jurassien
Samedi 21 mai. En ce dernier week-end de campagne, l’équipe militante du Jura, sous la direction de Pierrick, Responsable Départemental des Jeunes Populaires, ne ménage pas ses efforts pour convaincre ses concitoyens : petit déjeuner débat, tractage, et café politique rythmeront cette journée à Lons-le-Saunier.
8h30. Les habitants se pressent autour de Michel Barnier, Ministre des Affaires étrangères, venu présenter ses arguments pour le Oui. Deux heures plus tard, les Jeunes Populaires, ravis d’avoir pu échanger avec le Ministre pendant ce premier segment de la matinée, l’accompagnent sur le marché local. Les discussions s’enchaînent avec les commerçants et les passants.
15h00. Après quelques heures de break, le marathon reprend, par un tractage dans les rues de Lons-le-Saunier. Préfecture du Jura, Lons est un passage obligé, et les différentes formations politiques l’ont bien compris. En ce dernier week-end avant le vote, tout le monde est là. La tension est perceptible, chacun affûtant ses arguments. L’extrême gauche fait un sit-in, illustrant bien là sa volonté d’immobilisme. Les Jeunes Populaires, eux, ne chôment pas. Ils ne perdent pas une occasion, et distribuent ainsi plus de 600 tracts, tout en discutant avec les passants. « Il reste encore des interrogations chez certains, mais on sent bien que c’est la fin de la campagne, beaucoup savent déjà ce qu’ils voteront dimanche » nous confie Pierrick.
18h00. Ultime étape de la journée, le café politique, organisé par les Jeunes Populaires, autour de Jacques Pelissard, Député Maire de Lons le Saunier, et président de l’Association des Maires de France. Surprise, ce débat sur la constitution européenne attire beaucoup de monde, parmi les adhérents et sympathisants de la droite et du centre… mais aussi parmi les adversaires : syndicalistes, militants de gauche, tout ce petit monde cohabite et débat tranquillement. Et pour cause : c’est en effet la première réunion de ce type qui est organisée dans ce coin du Jura. « C’est une démarche qui renforce notre crédibilité », explique Pierrick, « car nous avons su susciter le débat ». Bravo aux Jeunes Populaires, véritables locomotives jurassiennes !
20h00. La journée s’achève par un dîner sympathique. C’est l’heure du bilan pour Pierrick et ses militants. Notre RDJ est content de ses troupes : « Ils auront avancé durant cette campagne, et beaucoup d’entre eux, très jeunes, auront découvert ce qu’est l’adversité, et ce que signifie la défense de ses idées. » Pierrick nous confie que plusieurs militants ce sont révélés : « D’ici la fin de campagne, nous allons évidemment continuer de coller. Au-delà, la campagne aura permis de réorganiser notre schéma de fonctionnement, plusieurs militants ayant souhaité mettre en place des actions.»
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Zoom sur… les avancées sociales de la Constitution
Sur de nombreux points, le traité constitutionnel est une réelle avancée sociale en se calquant sur… la Constitution française.
Par l’instauration d’une charte des droits fondamentaux, l’Union prévoit en autre :
- Une protection en cas de licenciement injustifié
- Des conditions de travail justes et équitables
- Un droit à une sécurité sociale
- Ou encore une protection de l’environnement et des consommateurs
- Une garantie des services publics
La solidarité entre Etats est également instaurée : l’assistance entre Etats est prévue par le traité lors d’agression extérieure ou de tout autre problème d’importance comme une crise sanitaire ou énergétique par exemple.
Reconnaissance des syndicats :
- La Constitution généralise le rôle des partenaires sociaux.
- Elle proclame la liberté syndicale et en fait un droit fondamental.
- Elle reconnaît d’autres droits comme celui de négociation et d’action collectives ou du droit à l’information dans les entreprises.
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16.05.2005
Une campagne qui s’intensifie : le meilleur du pire
Plus que deux petites semaines avant la date fatidique du 29 mai, qui verra enfin la réponse à l’angoissante question : Oui ou Non ?
Plus que deux petites semaines pour chaque camp, et chacun affûte ses arguments, se livrant à l’exercice de la « petite phrase ». A si peu de temps de l’échéance, les déclarations s’enchaînent, pas toujours heureuses. Petit tour d’horizon de cette semaine de campagne, et contre-argumentaire.
Chez les extrêmes, on ne se dispute pas. Mieux, on fait même campagne ensemble. C’est ainsi que lundi soir, sur TF1, l’on voit Marie Georges Buffet aux côtés de messieurs Le Pen et De Villiers. « Charmante » image, la semaine commence bien... Tout en revendiquant son incompatibilité avec ses voisins bien qu’elle ait accepté d’être à leurs côtés, Marie-George Buffet estime « que la gauche et la droite ce n’est pas compatible, y compris pour construire l’Europe ». Ah bon ? Il nous avait plutôt semblé intelligent que « les deux responsables des deux grandes formations politiques républicaines sachent se hausser au-dessus des intérêts partisans pour dire que sur l’Europe il y a un intérêt national », comme le lui a très justement rétorqué Nicolas Sarkozy, Président de l’UMP.
Lundi également, Marc Dolez, député PS du Nord, affirmait que si le Non l’emporte au référendum, « il y aura forcément renégociation », argument déjà avancé par Laurent Fabius dimanche soir. Mise au point dès mardi matin par le Président du Parlement Européen, Josep Borrell : « Le traité constitutionnel prévoit que si, au bout de deux ans, cinq pays n’ont pas ratifié la Constitution, le Conseil doit se saisir de la question : c'est-à-dire qu’on doit en parler. » Mais « pour passer de la parole aux actes, il faudrait que tous soient d’accord. Or, dire que dans deux ans nous serons tous prêt à renégocier parce que la France ou un autre pays aura dit Non, c’est une interprétation assez généreuse de la réalité ». Comme si les autres pays allaient accepter de se relancer dans de longues négociations juste parce que nous aurions été capricieux… Que les partisans du Non grandissent un peu et assument leur responsabilité !
Mardi dernier, le sénateur Michel Charasse, expliquait sur France 2 que la Constitution européenne menaçait la République, et osait affirmer « c’est parce que je reste fidèle à François Mitterrand que je vote Non ». Diantre, l’ancien Président de la République au secours des tenants du Non, nul n’aurait pu l’imaginer. En effet, François Mitterrand a toujours été un fervent défenseur de l’Europe, et l’on se souviendra au moins de sa réussite dans le développement de l’axe franco-allemand. Il faut dire que l’ancien Président, décédé depuis 9 ans, est l’objet d’une (nouvelle ?) querelle entre socialistes, Roland Dumas ayant déclaré dans une interview au Figaro mardi que « Mitterrand approuverait ce traité et le défendrait », et même au sein de sa propre famille : sa femme vote Non, son fils vote Oui, et sa fille garde sa « bouche cousue » (ndlr : comme le titre de son dernier roman). On y perdrait son latin ! Le mieux, ce serait encore d’éviter de mêler les disparus à cet enjeu, il est évident qu’on ne saura jamais. Là encore, nous appelons les politiques à faire preuve de responsabilité.
Rappelons également aux troupes du Oui qu’il ne reste que 13 jours avant le scrutin.
13 jours pour convaincre les indécis
13 jours pour marquer les esprits par de vrais arguments.
13 jours pour gagner la bataille du OUI !
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Un meeting sans Jeunes Pop ne serait pas un meeting !
Chaque meeting est un moment important de la vie militante. Rien n’est jamais fait au hasard. Voici comment les équipes des Jeunes Populaires ont préparé le grand meeting du Palais des Sports… et sa réussite !
4h. Réveil. Dans un peu plus d’une heure, un équipage 100% Jeunes Pop ira coller autour du Palais des Sports. A nous la décoration extérieure de la salle !
6h, Porte de Versailles, aux abords du Palais des Sports. Premier objectif : recoller tous les Non que nous croisons. Mais il y a aussi une autre cible à envisager. La circulation est considérablement ralentie par les travaux du tramway sur les boulevards maréchaux. Merci Delanoé ! Des deux côtés de la route, de nombreux plots de chantiers sont quasiment à hauteur des automobilistes. Si tôt le matin, le peu de circulation et la lumière du jour permettent de limiter les risques d’accidents. Nous voilà donc sur le tarmac, seaux, balais, et affiches à la main.
7h30. Le quartier est retapissé. La rue crie maintenant fièrement « Oui à l’Europe », « Oui pour la France ». L’équipe se replie alors sur un café, et attend de voir si les tenants du Non envoient leurs équipes nous recoller.
8h30. Une heure après, les affiches tiennent toujours. La circulation est mauvaise dans ce quartier, phénomène amplifié par la Foire de Paris qui se tient à quelques centaines de mètres de là. Vu l’heure, nous n’avons pas de doutes : ça tiendra jusqu'à ce soir !
11h00. La Boétie, Bureau des Jeunes. Autour de Marie Guevenoux, Présidente des Jeunes Populaires, quelques bénévoles s’activent. Le sujet du moment : le plan de salle, le stand et les fameux « carrés jeunes », où seront installés les militants Jeunes Populaires présents. Combien en avons-nous, où seront-ils placés, quel type de matériel à prévoir ?
14h30. Arrivée des premiers Jeunes Populaires au Palais des Sports. Après un rapide tour des lieux, une équipe s’occupe de monter le stand Jeunes Populaires, l’autre de réserver les carrés Jeunes selon le plan établi avec notre Présidente. A partir de cet instant, les Jeunes Populaires sont assurés de disposer d’un nombre de places conséquent.
18h00. Tout est en place pour l’ouverture des portes. Dans quelques instants, le public va déferler et prendre place dans la grande salle. Plusieurs militants ont renforcé les effectifs et sont prêts à tracter. Pendant plus d’une heure, des danseuses occupent la scène, pour faire patienter les militants. Peu à peu, la salle se remplit, et prend les couleurs des fédérations Jeunes Populaires des quatre coins de la France, qui ont pensé à amener leurs T-shirts. L’ambiance commence à monter.
19h40. Début du grand show. Nicolas Sarkozy, Président de l’UMP, présente l’animateur de la soirée, Michel Field, venu par « amitié et conviction ». L’écran géant diffuse des questions de jeunes, posées à l’entrée du meeting. Tour à tour, de nombreux intervenants de la société civile et des personnalités politiques répondent, avec des arguments clairs, pédagogiques, parfois chocs, et tournés vers l’auditoire de cette soirée : les jeunes.
20h30. Sur l’écran géant, Lech Walesa, figure emblématique du combat contre les communistes et pour la liberté en Pologne, devenu par la suite Président de la République de son pays, adresse un message aux Français. Les lumières se rallument et la salle se lève instantanément pour accueillir Simone Veil, qui marquera profondément cette soirée.
21h00. Nicolas Sarkozy entre en scène, sous les acclamations du public. Comme à son habitude, le Président de l’UMP surprend par son énergie et sa capacité à convaincre… mais aussi à innover. Alors qu’il aurait pu se contenter de plaider pour un OUI clair et franc comme le réclame l’Union pour un Mouvement Populaire, Nicolas SARKOZY réclame un autre modèle social par une constatation bien réaliste : « le meilleur modèle social, c’est celui qui donne du travail à chacun. Ce n’est donc plus le nôtre ! ».
22h00. Le meeting s’achève, par la traditionnelle Marseillaise, entonnée par les ministres, le public, et… les petits chanteurs à la croix de bois. L’effet « Choristes » joue à plein, et ce moment de communion avec la salle se termine dans la gaieté.
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09.05.2005
Ce que nous apporte l’Europe
Les Français ont besoin d’exemples concrets pour mieux appréhender la Constitution et l’apport de l’Europe dans notre vie quotidienne. Voici quelques exemples, la liste n’est pas exhaustive…
Oui à l’Europe

- Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s’effondre. C’est la fin de 45 années de séparation entre les deux parties de l’Allemagne, et de l’Europe. Le totalitarisme cède la place à la démocratie. Oui à l’Europe de la paix.
- La Constitution européenne consacre la sauvegarde des droits de l’Homme, dans sa charte des Droits fondamentaux. Oui à l’Europe de la liberté, de l’égalité, et de la solidarité.
- L’Europe est la première puissance commerciale au monde, le premier exportateur mondial de marchandises (976 milliards d’euros en 2003) devant les Etats-Unis et le Japon. Les exportations européennes représentent 20 % des exportations mondiales (15% pour les Etats-Unis). L’Union européenne est leader mondial en matière de services.
- Airbus, exemple concret de coopération entre la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni, est le 1er constructeur mondial d’avions civils. La société emploie plus de 52 000 personnes en Europe.
- La Constitution reconnaît le droit des travailleurs dans la charte des droits fondamentaux, chaque européen pourra donc désormais saisir la juridiction compétente de son pays ainsi que le juge européen
- La Constitution est le premier traité à reconnaître l’accès aux services publics. Elle prévoit qu’ils bénéficient d’un statut particulier au sein du marché européen.
- La Constitution renforce le pouvoir du citoyen, en le plaçant au cœur de l’Union, dont nous avons déjà parlé (+ lien vers l’article)
- L’Europe a mis en place le mandat d’arrêt européen, qui facilite les extraditions. Des progrès substantiels ont également été accomplis en matière de coopération judiciaire : les décisions judiciaires peuvent être exécutées dans l’ensemble des Etats de l’Union, la coopération obligatoire en matière de terrorisme, le renforcement de la coopération des services policiers et judiciaires au sein de l’espace européen. La Constitution offre par ailleurs la possibilité de créer un Parquet européen.
Oui pour la France

- Le marché unique est aujourd’hui le premier marché français, avec 61% de nos exportations. Depuis 1995, les échanges de produits industriels ont progressé de plus de 10%.
- En dix ans l’Europe centrale et orientale est devenue la première zone hors Union européenne d’exportations pour les automobiles françaises, ce qui a permis par exemple à Renault d’engranger 40 000 commandes de Logan depuis septembre 2004… et de créer 5000 emplois en France.
- La France bénéficie sur la période 2000-2006 de 16 milliards d’euros au titre de la politique régionale, et est le premier bénéficiaire des zones en difficultés (industrielles, rurales, urbaines, ou dépendantes de la pêche). Ces financements européens ont permis l’agrandissement du Port du Havre, le contournement routier d’Angoulême, la construction d’un centre hospitalier à Mangot Vulcin en Martinique, ect…
- Les agriculteurs français touchent chaque année 10,5 milliards d’euros de subventions européennes. Sans l’Europe, y aurait-il encore une agriculture en France ? Rappelons qu’aujourd’hui, la France occupe le premier rang européen en ce domaine.
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Interview : Nicolas Sarkozy, président de l'UMP
A 20 ans, que pensiez vous de l’Europe et que vous inspirait-elle ?
A 20 ans, en 1975, j’étais étudiant en Droit à Nanterre et Délégué départemental à la jeunesse des Hauts de Seine. Le Président de la Convention qui a rédigé la Constitution européenne pour laquelle les Français devront se prononcer le 29 mai, Valéry Giscard d’Estaing, venait d’être élu Président de la République un an plus tôt.
Notre engagement à nous, jeunes militants gaullistes, était, il est vrai, plus franco-français qu’européen. Toutefois, je me souviens qu’en 1975, deux événements m’ont particulièrement touchés et m’ont fait prendre conscience de la nécessité de construire une Europe libre et démocratique. La mort de Franco et la transition démocratique de l’Espagne. L’attribution du prix Nobel de la Paix, opposant au régime soviétique, qui avait notamment créé un comité pour les Droits de l’Homme et qui, pour cette raison, s’était vu refuser le droit de sortir de son pays, l’URSS.
Ces deux événements ont marqué mes 20 ans. Le premier grâce à l’énorme espoir de voir l’Espagne s’ouvrir aux autres et rejoindre la grande famille de la démocratie européenne. Le second, lui, au contraire, a provoqué chez moi beaucoup de révolte et un sentiment d’injustice : quel Etat pouvait à ce point détester son peuple au point de le contraindre et de l’emprisonner ? Il restait beaucoup à faire, et je peux vous dire qu’à l’époque, la construction d’une Europe politique, libre, démocratique, respectueuse du droit des individus, était une évidence, c’était même pour beaucoup de jeunes européens une question de survie.
L’engouement de la jeunesse pour le Oui, plus que toutes les catégories d’âge, vous surprend-il ?
Non, il ne me surprend pas. Et cela pour deux raisons, la jeunesse n’est pas frileuse, la jeunesse n’est pas séduite par les conservatismes qui bloquent notre société. Que disent en substance ceux qui soutiennent le Non à la Constitution ? Qu’ils ont peur des délocalisations, d’une concurrence déloyale ou que les intérêts de la France et des français sont mal défendus ? Les craintes sont fondées, et j’entends les inquiétudes des français. Et c’est d’ailleurs un paradoxe inquiétant que l’Europe, construite pour nous protéger, soit aujourd’hui perçue comme une menace.
Mais, je veux dire aux jeunes que c’est en votant Non que l’on garde cette Europe qui inquiète, que l’on privilégie l’immobilisme et le conservatisme.En votant Oui, en revanche, vous vous donnez la chance de faire évoluer l’Europe, et de dessiner l’avenir.
Ce n’est ni Le Pen, Villiers, Besancenot ou Laguiller qui peuvent nous montrer la route. En outre, l’ouverture sur le monde, la mobilité internationale, l’accès à l’information, d’où qu’elle vienne, fait partie du quotidien de votre génération. Comment pourriez vous être effrayés par votre quotidien ? Au contraire, la jeunesse est soucieuse de son avenir. Pour cette raison, elle est ambitieuse et veut se donner les moyens d’avancer, de construire une société qui lui ressemble, c’est pour cela que la jeunesse s’engage de manière résolue pour le Oui à la Constitution.
Quel argument en faveur du Oui vous semble le plus percutant pour les Français, et en particulier pour la jeunesse ?
Dire Oui à la Constitution, c’est se donner la chance de modifier l’Europe, de la faire bouger pour la réformer. Je veux une Europe qui nous protège mieux. Vous l’aurez cette protection, grâce à l’élection du Président de l’Union Européenne. Je veux une Europe qui décide plus vite.
Pourquoi l’Europe est-elle si lente à décider, si immobile ? Et bien simplement parce que l’Europe fonctionne avec les règles de l’unanimité. Avec la Constitution on va passer à la règle de la majorité dans plus de 40 domaines de compétences. Songez qu’avec la Constitution près de 50% des décisions seront désormais prises avec la règle de la majorité. Aujourd’hui nous ne souffrons pas de trop d’Europe, mais de pas assez d’Europe.
Que diriez vous à une jeune qui veut voter Non le 29 mai prochain ?
Si le Oui l’emporte, la France reprend le leadership en Europe parce que notre pays sera le seul des grands pays européens, en treize ans, à avoir à deux reprises demandé son avis au peuple. En revanche, si on votre Non, on sera à la dernière place.
Par ailleurs, si c’est le Non, alors que l’Allemagne s’apprête à dire Oui, ce serait la première fois depuis soixante ans que nos deux pays qui se sont tant détestés, divergent. C’est une responsabilité historique que je ne prendrai pas. On critique la Constitution, mais que proposent les partisans du Non ? Quelle est la stratégie, à part refuser l’Europe ? Dans le Non, faut-il écouter la voix de Le Pen, de Besancenot, de Buffet, de Villiers, de Fabius ? Le Non garde l’Europe telle qu’elle est. Moi je veux qu’elle change. Ceux qui vous disent Non vous conduisent à l’immobilisme et à la perte de temps.
Enfin je veux dire aux jeunes que la Constitution européenne est l’idée la plus forte, celle qui a installé la paix sur notre continent. Ce bénéfice là mérite que chaque jeune se déplace pour consolider cet édifice unique et fragile qu’est l’Union européenne.
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Oui à la diversité culturelle en Europe
« Unis dans la diversité », telle est la devise de l’Europe. S’il est bien un domaine dans lequel cette devise trouvera toute son application, c’est l’Europe de la Culture.
Cette semaine, se tenaient à Paris les rencontres européennes de la Culture. Près de 500 artistes ont participé aux travaux, sous le haut patronage du Président de la République Jacques Chirac, et avec la participation de Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication, et José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne. Autant de personnalités politiques venues expliquer au monde des arts en quoi la Constitution européenne est une chance pour la Culture.
Actualité oblige, certains tenants du Non se sont déchaînés. On a ainsi pu entendre Jean-Pierre Chevènement dire que « la Constitution étrangle le cinéma européen et français », au motif que dans l’Union, « 18 pays de dix millions ou moins d’habitants n’ont pas d’industrie cinématographique » d’où selon lui, la possibilité, pour les « lobby hollywoodiens », de réunir des « minorités de blocage ».
Premièrement, j’aimerais bien connaître sa liste des 18 pays européens de moins de 10 millions d’habitants qui n’ont pas d’industrie cinématographique. Parce que pour moi, cinéphile aguerrie il est vrai, les 25 pays de l’Union européenne ont tous une industrie cinématographique, même les plus petits… Peut être avons-nous un problème de définition… Donc je me permets de rappeler à Monsieur Chevènement que l’industrie cinématographique se compose de la production des films, de leur distribution, et de l’exploitation dans les salles. Monsieur Chevènement imagine-t-il qu’il n’y a pas de salles de cinéma dans certains pays de l’Union européenne ? A-t-il une vision aussi archaïque de notre continent ? Si il y a des salles, il y a des distributeurs pour louer les copies à ces salles : vérification effectuée, il y en a bien dans tous les pays de l’Union. Enfin, pour enfoncer le clou, tous les pays de l’Union européenne produisent des films, au minimum en coproduction. Par exemple, Chypre a coproduit 4 films depuis 1998, la Slovénie en a coproduit 4 depuis 1997 dont No Man’s land de Danis Tanovic qui a remporté le prix de la mise en scène à Cannes en 2001, et même Malte a coproduit un film en 1997 !
En la matière, ce système facilitant les coproductions est justement la grande force de l’Europe. Cela permet à de petits pays de produire des films, en s’aidant des moyens financiers de pays plus riches ou voisins. Ce système, très inspiré par la France, qui le pratique depuis la création du Centre National de la Cinématographie (CNC) dans les années 40, permet aux sociétés de production de pouvoir toucher des aides européennes, sous condition de financement de plusieurs pays européens. Pour mémoire, le CNC a été créé pour éviter « les risques d’invasion » des films américains après la guerre.
L’Europe, qui n’a pas attendu la constitution pour permettre aux pays européens de travailler en coopération, et soutenir son industrie cinématographique. Elle propose aujourd’hui avec la Constitution d’aller plus loin. Tout d’abord, comme l’a rappelé le Président de la République aux artistes présents lors de cette journée, le traité « permet un progrès décisif », puisque « pour la première fois, la vocation culturelle de la construction européenne sera élevée au rang des objectifs fondamentaux de l’Union ». Ensuite, la Constitution intègre le principe de l’exception culturelle : les décisions en ce domaine seront soumises à la règle de l’unanimité, ce qui permettra à chaque pays de conserver son droit de véto. Et c’est capital ! Rappelons qu’en 1998, la France avait fait échouer les l’AMI (accord multilatéral sur l’investissement) lors des négociations de l’Uruguay Round, menées dans le cadre de l’OMC, au motif que… l’exception culturelle n’était pas prise en compte dans le projet d’accord.
Depuis l’Uruguay Round, les artistes n’ont jamais relâché leur mobilisation, et souvent débattu avec les institutions –avec la Commission européenne en tête- pour sauvegarder l’exception culturelle. En 2003, le monde des arts s’est fortement mobilisé pour que le projet de Constitution intègre l’exception culturelle. C’est désormais chose faite, grâce aux fortes pressions exercées par la France.
Il est temps pour Monsieur Chevènement de cesser de faire son cinéma, et laisser cela aux vrais professionnels. La Constitution européenne renforcera l’existence des cinémas européens, même des plus petites industries, et leur permettra de survivre face au géant hollywoodien.
Pour la diversité des cultures en Europe, une seule solution : Votez Oui le 29 mai !
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Sur la Route du Oui !
A chaque étape, les Jeunes Populaires stationnent sur la place du village, et c’est parti pour quelques heures de campagne. Au menu, un accueil par le maire et son conseil municipal, puis un tractage dans les rues du village et sur les marchés, incitant les habitants à rejoindre le camping car, où leur sera remis un exemplaire de la Constitution.
Dans le salon du camping-car, Guillaume Lopez, Responsable Départemental des Jeunes Populaires et Délégué à l’Europe pour les Pyrénées Orientales, accueille ceux qui le souhaitent, autour d’un café. En prélude à la discussion, il diffuse le DVD de campagne « L’Europe mérite un Oui », et un diaporama destiné à expliquer la Constitution. Puis le débat s’engage, chacun posant ses questions aux jeunes et à la personnalité présente, en général un député ou le maire d’une grande ville.
Cette excellente idée est née dans l’esprit de ce jeune homme d’origine espagnole, en voyant ce type de campagne sur les routes catalanes. Plutôt fonceur, Guillaume a demandé directement son aval à Nicolas Sarkozy, de passage dans la région : « Après avoir évoqué l’idée auprès de ma fédération et du siège national, qui soutenaient fortement le projet, j’ai profité du passage du Président de l’UMP dans notre département pour lui en parler directement. A partir de là, les choses sont allées très vite, et nous avons pu monter le projet. »
L’accueil de la population est très chaleureux : « Je suis impressionné par les réactions des gens, ils nous disent essentiellement qu’ils sont content de voir enfin le Oui entrer en campagne », nous explique Guillaume. « Le département des Pyrénées Orientales subit le joug des socialistes qui sont à 95% pour le Non, et chez nous, seuls l’UMP et l’UDF sont pour le Oui. Les gens sont donc ravis que nous allions à leur rencontre, et ils apprécient également d’échanger avec les jeunes et avec les personnalités de premier rang du département venir à leur rencontre ».
Tous les mercredis après midi, le camping-car stationne de 13h à 20h sur la place principale de Perpignan, où une vingtaine de militants Jeunes Populaires se tiennent à disposition des jeunes, comme le raconte Guillaume : « Nous avons obtenu l’autorisation d’investir cet endroit de passage, qui est très fréquenté par les jeunes qu viennent faire leur shopping ou se balader en ville. C’est un lieu stratégique pour rencontrer les lycéens et étudiants ». Les Jeunes Populaires des Pyrénées Orientales étant très investis dans ce projet, Guillaume a même délocalisé sa dernière réunion militante sur cette même place, et envoyé l’ensemble de son équipe dans les rues adjacentes.
Au total, ce sont une soixantaine de Jeunes Populaires dont une dizaine de lycéens qui se relaient sur cette opération, qui compte une trentaine d’étapes entre ville et campagne, mer et montagne. Un véritable quadrillage du département ! Guillaume nous confie d’ailleurs que le camping car est victime de son succès : « Plusieurs départements limitrophes nous ont contacté pour obtenir une étape, malheureusement, notre planning de tournée est très chargé. Nous avons intégré sur notre plan de route l’ensemble des réunions d’information dans les circonscriptions, où nous accueillons le public, et nous serons présents le 10 mai pour le grand meeting régional à Toulouse ».
Si vous croisez sa route, montez à bord !
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