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15.02.2008

Vécu : le Dépôt des listes

Etre candidat à une élection, c’est une grande aventure, et ce que savent peu les électeurs, c’est le parcours administratif que cela représente.

Pour déposer une liste aux municipales, il faut fournir des pièces établissant l’éligibilité de chaque candidat, ainsi que le récapitulatif de la liste, dans l’ordre d’élection.

A priori, cela semble simple, d’autant que pour l’immense majorité des candidats, hors cas particuliers, il suffit de fournir une attestation d’inscription sur les listes électorales de la commune où l’on se présente.

Certes… c’est après que cela se complique pour les petites mains qui vérifient l’éligibilité de leurs poulains. Car d’une préfecture ou sous-préfecture à l’autre, les mentions demandées varient. Il faut donc appliquer strictement ce qui est prévu à l’article L265 du code électoral, tout en imaginant jusqu’où va aller l’imagination des fonctionnaires qui veulent que tout soit parfaitement parfait.

Le plus simple, pour éviter les questions, c’est d’utiliser le formulaire fourni par votre préfecture. Encore faut-il qu’il soit fourni suffisamment tôt… Car ce formulaire doit être rempli par des colistiers pas toujours aussi disciplinés qu’on veut bien le croire, le délai de remise des pièces que vous leur demander étant proportionnel au nombre de pièces que vous leur avez demandé (et redemandé).

Donc quand vous n’utilisez pas le formulaire type, vous pouvez vous attendre à un certain nombre de questions. Du type : « vous n’avez pas indiqué la nationalité hormis pour le portugais ». Réponse : « comme le prévoit l’article L265 du code électoral… » qui, curieusement, effectivement, ne requiers pas d'inscrire la nationalité des candidats français. Tout simplement parce qu'avant, l'attestation d'inscription sur les listes électorales en était une... Mais action : « Ok, on le rajoute ensemble sur la liste ».

Proche du surréalisme : « il manque l’étiquette politique ». Réponse : « bah non, ils n’en ont pas, c’est logique de laisser vide ». Action : ajouter « SE » devant chaque nom, pour « sans étiquette ». Non, ne pas dire que ça n'est pas dans la grille des nuances.

Sinon, vous pouvez toujours tenter d’indiquer la tendance de chacun ou de la liste, la grille des nuances étant à mourir de rire cette année, depuis la blague de Sarkozy de mettre au gouvernement des gens de toutes tendances. : « UDFD : UDF-mouvement démocrate », « M-NC : candidats se réclamant des pôles du centre et de gauche de la majorité présidentielle ». D’ailleurs, l’étiquette DVD, Divers Droite, contient les partis associés de l’UMP « lorsqu’ils ne sont pas soutenus par l’UMP ». Je vous le disais : à mourir de rire !

Plus ennuyeux : « vous n’avez pas respecté la caste CSP pour indiquer les professions ». Sous entendu : « ça fout en l’air nos stats ». Soit vous avez joué au petit malin lors des précédentes questions, soit vous êtes désagréables, soit vous êtes tombé sur un petit nouveau, soit... vous n'avez pas de bol. Quoi qu'il en soit, réponse : « euh… on le rajoute ?». Action : s’arracher les cheveux pour classer des professions dont on ne sait absolument pas de quelle caste elles sont (pour les sérieux ou ceux dotés de candidats pointilleux) ou mettre au hasard (de toutes façons vous finirez par mettre au hasard...). Mais ne le dites pas...

Une fois que votre liste est vérifiée –et que vous avez récupéré votre récépissé attestant du dépôt, et pensé à prendre une photocopie de toutes les modifications faites lors de votre dépôt- on vous remet… votre dossier de candidat. Une simple chemise contenant tout ce que vous devez savoir sur toutes les tracasseries administratives qui peuvent vous attendre.

Au menu : la commission de propagande (kesazo ? Un conseil, faites vous y représenter, ça a l’air chiant comme ça, mais c’est important…), les panneaux d’affichage (idem, faites vous représenter au tirage au sort…), les emplacements de bureaux de vote, et les fameux compte de campagne. Attention, ça ne rigole pas. L’enveloppe qui contient le sacro-saint formulaire, « faut pas la perdre, on ne vous en remettra pas une autre ». Diantre…

Vous en voulez encore ? Après le 16 mars, vous aurez droit aux comptes de campagne, puis, pour certains, à la déclaration de patrimoine. Vous ne croyez tout de même pas que vous allez diriger une administration sans avoir tâté du guichet … Enfin rassurez-vous : pour un peu que vous soyez civilisés, les fonctionnaires des bureaux des élections sont très sympas, et là pour vous aider.

14.02.2008

En campagne Simone !

Ca y est, c’est fait. Je viens de remettre à ma tête de liste les papiers nécessaires pour prouver mon éligibilité. D’ici quelques jours, mon nom sera enregistré à la Préfecture, comme candidate sur la liste « Le cinquième, c’est vous ».

Pourquoi cet engagement ?

Depuis 2002, je suis très investie en politique. Après avoir fait mes classes à l’UMP, chez les Jeunes Populaires, puis avoir été permanente du parti pendant 18 mois, toujours chez les jeunes, j’ai fini par ne plus renouveler mon adhésion. Avec Sarkozy, le parti n’a plus respecté sa charte, et je ne cautionnais plus cette débauche de communication vide de sens, et surtout vide des valeurs qui sont les miennes.

Travaillant désormais « en local », j’ai pu apprendre la gestion d’une ville, au quotidien. Alors, débordante d’ambition ?

Non, toujours fidèle à mes valeurs. A savoir la liberté, et la responsabilité. Liberté de penser et de se présenter, responsabilité par rapport aux habitants, de proposer autre chose que la défense des intérêts particuliers, et d’œuvrer comme chaque élu le devrait pour l’intérêt général.

La liste sur laquelle je me présente ne dispose pour le moment que d’1% d’intentions de vote. Aussi, à tous ceux qui pensent que présenter une autre liste que celle de l’UMP est diviser, je réponds qu’il s’agit d’une liste de premier tour, les règles de l’élection ne nous permettant ni de nous maintenir au second tour, ni de fusionner avec une autre liste.

En somme, nous proposons un projet, et c’est tout simplement la démocratie. C ’est aussi du courage, car cette campagne a peu de chances d’être remboursée : pour cela, il faudrait atteindre la barre fatidique des 5%. Aussi, les dépenses se font sur les fonds propres… ce qui n’est pas le cas de nos adversaires.

Parce que Rudy Desnos, tête de liste, a le courage de proposer une autre vision de la politique,
Parce que cette liste est indépendante, libre, et responsable,
Parce que cette liste propose un projet pour le 5ème arrondissement et non pour les colistiers,

Je me reconnais dans ce projet, aussi je rejoins la liste, afin de poursuivre dans la continuité de l’engagement qui est le mien depuis 2002, en toute cohérence.

12.02.2008

Neuilly : l'UMP jette de l’huile sur le feu

On nous l’avait dit, la crise de Neuilly se résoudrait lors de la commission d’investiture de l’UMP… Las ! L’instance vient de perdre tout son crédit en désignant M. Fromentin comme tête de la liste de soit disant rassemblement qui se présentera à Neuilly.

C’est une très mauvaise idée, et pour plusieurs raisons. Ce choix démontre que :

  • seuls les sondages sont l’opium de l’UMP
  • la méritocratie, c'est-à-dire la récompense du travail bien fait, n’existe que dans la théorie sarkozyste mais surtout pas dans la pratique
  • tuer son rival est bien plus important que proposer un projet

Arnaud Teullé, né à Neuilly, engagé depuis 20 ans sur le terrain, maire adjoint depuis 13 ans,  aura ainsi été assez bon pour qu’on lui confie le soin de reconstituer les troupes à Neuilly et de chauffer la place pour d’autres, mais pas assez pour qu’on lui accorde la tête de liste.

Arnaud Teullé qui, rappelons le, a toujours été un bon petit soldat, discret, fidèle à Nicolas Sarkozy dans les bons comme dans les mauvais moments, se voit aujourd’hui bien mal remercié de son réel engagement.

Quant à Arnaud, qui n’a plus rien à perdre, il ose et se rebelle, en montant sa propre liste. Franchement, on ferait tous pareil à sa place, non ?

L’UMP, à sacrifier ses militants et cadres engagés sur l’autel de la gauche d’abord, puis du centre, puis des dissidents, vient de perdre encore un peu plus en crédibilité en investissant n’importe qui. Finalement, ne vaut-il pas mieux ne pas avoir été investi par le parti pour l’emporter ?

11.02.2008

Un Martinon pour le lunch

Panique en Sarkozie : le fief de Neuilly pourrait être en ballotage à droite. La faute à qui ? La faute à David, parachuté par l’Elysée en tête de liste en octobre dernier, au nez et à la barbe d’Arnaud Teullé.

Accueilli dès le départ aux cris de Martinon, non, non, le pauvre David n’a jamais réussi à se faire un nom. Mal engoncé dans ses costumes cintrés Prada, il n’a pas su serrer les mains et se faire apprécier des bourgeois Neuilléens.

Car si ceux-ci votent à droite, il ne faut pas les prendre pour des veaux qui n’auraient pas leur mot à dire. Et ils veulent un local, un homme du cru, quelqu’un né au village. Pour eux, le candidat légitime, c’était le "petit" Arnaud Teullé.

Malgré le renfort de Jean Sarkozy, fils de, venu prêter main forte à la liste, rien n’aura fait remonter la côte du roi David. Alors il aura été crucifié par un simple mail adressé aux militants, annonçant la création d’une autre liste… avec ses colistiers, mais sans lui.

Désormais roi sans couronne, Martinon a perdu l’estime de la cour élyséenne. Exit, le voyage en Guyane. Restera-t-il porte parole de l’Elysée après l’affront ?

Quoi qu’il advienne, il a perdu cette bataille, et le clan des anti-Cécilia entend bien gagner la guerre qui sévit dans les coulisses du Château. Depuis le 6 mai, pro et anti Cécilia s’affrontent. Si dans un premier temps les pros ont gagné, en évinçant Frédéric Lefebvre, Laurent Solly , Pierre Charron et consorts, les anti tiennent leur revanche, en obtenant la tête de Martinon.

Et la France dans tout ça ?

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