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26.09.2007

Stupeur et tremblements

Petit coup de fil de ma propriétaire ce matin : à la suite de mon histoire rocambolesque d’immeuble qui tremble, le syndic a été prévenu, et mène l’enquête.

A priori, l’origine de ces tremblements suspects serait :
A– les travaux dans l’immeuble d’à côté
B – le passage du métro
C – une autre raison
D – un mystère

Me voilà bien avancée… C’est un peu comme « qui veut gagner des millions », avec la préfecture comme joker (l’ami qu’on peut appeler), sauf qu’on n’a pas le 50/50, et que l’avis du public nous donne la réponse D …

Enfin ma chouette proprio me tient au courant. Etant donné que c’est une femme vraiment bien, je suis au moins assurée d’avoir des news... avant que la maison ne s'écroule ! 

Vestiges du passé

Déjà 4 mois, le temps a passé.
L’amitié s’en est allée, et la vie doit continuer.
Quelques larmes, mais pas de drame : il faut positiver.
Comme toujours démontrer ma générosité.

Un brin de nostalgie au passage des premiers rond-points.
Fini la pinte de blanche avec les fajitas, exit notre « petit italien ».
Le passé est le passé, la vie se conjugue au présent,
Loin de nos habitudes et souvenirs d’antan

Les amis s’accordent avec de nouveaux lieux.
Ma vie est bien remplie, et je vais vraiment mieux.
Mon optimisme éclate, mon sourire est radieux.
Enfin de retour vers le juste milieu.

Je suis très heureuse, mais je n’ai pas oublié.
« Nous deux », notre amitié, m’a tellement marquée.
La blessure n’est pas encore cicatrisée.
Seule l’aspect déprimant a été effacé.

Nos fous rires me manquent, et notre intimité.
Nos délires, nos chansons en voiture, nos projets.
J’envie ta facilité à tout rayer d’un trait.
Ta force de dépasser la cruelle vérité

Pour moi rien n’a changé
… à part moi : tout ce que tu souhaitais.
Et pourtant rien à faire pour nous rabibocher
C’est ainsi, c’est la vie, comme tu l’as décidé.

Ce poème n’est pas triste, c’est ma vérité
Quelques mots de celle que tu as adorée
Qui croit en son étoile, qu’elle a su décrocher
Et qui aurait tellement aimé te retrouver

24.09.2007

Le ciel nous tombera-t-il sur la tête ?

Depuis neviron deux semaines, chez moi, c’est Earthbreak tous les jours. Notre immeuble s’est mis à trembler une cinquantaine de fois par jour.

Est-ce le métro ? Si oui, pourquoi ne tremble-t-il pas à chaque passage ?
Sont-ce des travaux ? Difficile à croire, vu que l’immeuble tremble également la nuit et les week-ends.

Faute de savoir exactement ce qui se passe, et dans l’attente d’avoir alerté tout le monde (syndic, propriétaires, mairie, préfecture, ect…), la petite communauté de mon cher 7ème étage vit dans la crainte… que le ciel lui tombe sur la tête !

Le face à face avec l’administration est tordant : c’est à moi qu’on demande de doser « l’urgence » du problème. Quelle responsabilité… Je ne suis ni architecte, ni dotée de moyens de mesure. Mais bon, je ne vais pas non plus attendre que mon immeuble s’écroule, je ne me sens pas tout à fait prête pour le grand saut.

Evidemment j’ai appelé ma propriétaire. Une dame charmante, mais qui est un peu étonnée par ma déclaration… Bon, elle contacte le syndic, et me donne des nouvelles. Et je lui ai indiqué de mon côté les démarches à effectuer en préfecture pour faire passer un architecte. Je vous tiens au courant… enfin j’espère J

Facebook vs my mobile phone

Ca y est, j’ai cédé. J’ai fini par me mettre à Facebook, comme tout le monde. J’ai rempli ma petite fifiche, publié quelques photos de mon clebs (pas eu le temps de sélectionner les miennes), renseigné mes centres d’intérêts… et trouvé quelques potes.

Le plus amusant dans l’histoire ? Je retrouve plein de connaissances, mais finalement assez peu de mes proches. Mes très proches n’ont pas encore cédé au virus Facebook. Quant à mon ex-best friend, il a carrément omis de me mettre dans sa liste d’amis. OK on est ex-friends, mais tout de même, quand on voit sa liste… Gloups !

Jalouse ? Nan, juste étonnée de ce nouveau réseau, où les connaissances se mêlent sans vraiment se croiser. Du pur virtuel, encore plus virtuel que MSN. L’intérêt ? Une tonne d’applications qui font rire 5 minutes. Le temps maxi que j’ai à y consacrer.

Dans le même temps, ce week-end, j’ai mené l’enquête, puis pris mon bon vieux téléphone : j’ai ainsi retrouvé mes chers petits cousins, David et Sarah, pas vus depuis 6 ans, et très chère ma marraine, Chantal, pas vue depuis plus de 20 ans.

Retrouvailles prévues avec les uns le 7 octobre (Mescaline, you’re invited) et avec l’autre samedi prochain. D’ici là, téléphone et webcam… Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil !

14.09.2007

Pause hors du temps

Progressivement, le rythme de travail s’intensifie. C’est à la fois dynamique et sain, mais il est vrai que le nez dans les dossiers n’est pas vraiment propice à gagner le léger hâle dont mon été de convalescence m’a privée.

Ce midi m’offre un moment hors du temps. A quelques encablures de mon bureau, je déjeune avec mon équipe sur l’Ile Aumône, où se tient la foire expo annuelle. Repas dans une guinguette sous un soleil quasi-caniculaire…

Un moment bien agréable, dans une atmosphère très province et donc si reposante. Un moment hors du speed habituel de nos journées. Un moment de convivialité et de solidarité, à six mois des échéances.

11.09.2007

Incroyable ADN

Vu la faiblesse de l’actualité –et/ou des analystes- pas grand-chose à se mettre sous la dent aujourd’hui, à part la commémoration des attentats du 11 septembre.

Les journaux ayant une passion pour le people, j’ai re-découvert aujourd’hui le mystère de l’année : Jean Sarkozy. Le fils de, demi-frère de « Bonne Chance mon Papa », est carrément mignon.

Diantre, comment est-ce possible ?
La génétique réserve parfois bien des surprises…

11 septembre, 6 ans après

Chacun se souvient où il était, et ce qu’il faisait, le 11 septembre 2001, lorsque deux avions ont volontairement percutés les tours jumelles du World Trade Center, qu’un autre s’est écrasé sur le Pentagone, alors qu’un quatrième échouait dans sa tentative grâce aux passagers du Vol UA 93.

Ce 11 septembre, j’étais encore journaliste chez AlloCiné, chef de la rubrique Business et Economie du Cinéma. Je discutais au téléphone avec MCB, ancienne stagiaire, lorsqu’elle me dit : « un avion vient de percuter le World Trade Center ». Oui, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…

Je ricane, tout en surfant sur le web. Merde, c’est vrai. Je fonce chez le directeur de la rédaction, on branche LCI… et on assiste en direct au crash du second avion. A peine croyable. Et pourtant, c’est arrivé. L’hypothèse des attentats ne fait plus aucun doute.

AlloCiné est un site de cinéma. Le pôle Hollywood veut faire un article. Non. C’est dans mon secteur. Tout ce qui est politique est intégré au pôle Business. De plus, c’est un sujet sensible. N’est-ce pas de la récupération ? Je suis pour un article : en voyant la scène, tout le monde s’est cru dans un film. Rien que pour ça, il faut en parler. Et aussi parce que sans nul doute, ces événements seront relatés sur grand écran, un jour.

Tout le monde est d’accord : je ferai l’article. S’ensuit une heure incroyable de pressions de toutes parts. Le directeur de la rédaction est une carpette, et fait dans son pantalon à l’idée que l’article déplaise à la direction. Il me saoûle sur le contenu sans avoir lu une ligne. En même temps, il me presse : on doit faire la Une... d'urgence !

Je rassemble mes idées, et mes souvenirs ciné des attentats à l’écran : à quels films me fait penser cette scène ? Couvre feu, Independance Day, Collateral Damage (pas encore sorti mais si proche…).

Il faut écrire, raconter, mais ne pas choquer. Il faut se recueillir, alerter, mais ne pas « faire de business » sur les attentats : l'heure n'est pas au divertissement. Mission difficile. Mission réussie : le directeur me félicitera pour mes articles (celui du 11 septembre, et celui du 14 septembre), le pantalon du petit chef restera propre.

Ce 11 septembre 2001, l'horreur est sortie du grand écran pour envahir la réalité. Ce fut un moment particulièrement riche en émotion que de le relater.

Double peine pour Cantat

Quand laissera-t-on Bertrand Cantat tranquille ?
Qui s’intéresse à sa liberté conditionnelle ?
Pourquoi parler et reparler toujours de ce drame de Vilnius ?

Rappelons que Bertrand Cantat, chanteur mythique du groupe Noir Désir, a purgé la moitié de sa peine de prison, soit 4 ans, dans les mêmes conditions que n’importe quel détenu.

Que sa liberté conditionnelle peut être demandée, en vertu du droit français, parce qu’il a purgé la moitié de sa peine, qu’il s’est bien conduit, et qu’il a dédommagé ses victimes.

A tous ceux qui hurlent avec les loups, et réclament qu’il soit traité comme tout le monde : pourquoi ne pas lui accorder la discrétion dont bénéficient les autres prisonniers ?

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de sanction à l’égard de ceux (gardiens de prison compris) qui ont vendu des photos de sa détention ?

Pourquoi ce traitement de défaveur, alors qu’il n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur ?

Laissez Cantat tranquille, les admirateurs de Noir Désir se fichent des pages people : ils n’ont d’oreilles que pour le son saturé de sa guitare, depuis déjà plus de 20 ans.

Ecolos mais pas trop !

L’écologie, le développement durable, l’environnement… autant de sujets « tendances ». L’occasion pour moi de comparer un arrondissement parisien géré par les Verts, à l’épreuve de cette thématique.

Paris 2ème. Le Maire Jacques Boutault a été élu ici par les bobos parisiens du quartier Montorgueil – Bourse, une catégorie sensible aux discours écolos. 6 ans après qu’en est-il ?

Le quartier du Sentier n’a jamais été aussi sale. Les commerçants laissent traîner leurs emballages de tissu, voire des morceaux d’étoffes, les petites mains éclatent impunément leurs bouteilles de bière au sol, déjà maculé de leurs papiers de sandwichs, et depuis la loi anti-fumeurs, les mégots jonchent les rues.

En revanche, sur simple dénonciation, un commerçant peut faire intervenir la fourrière pour libérer les places de « livraison » devant leurs échoppes… y compris le dimanche et les jours fériés, en dehors de tout horaire de livraison. Clientélisme électoral ?

Lorsque l’on sait le peu de cases de stationnement dans le quartier –outre les emplacements de livraison, nous avons désormais Vélib…-, et le coût de la journée au parking (26 euros pour 24h), merci pour les automobilistes et les résidants qui ont des amis banlieusards.

Autre point noir, les fameux Vélib. Depuis la multiplication des vélos, la rue Réaumur est devenu une zone ultra dangereuse. A cause de deux feux non coordonnées juste avant le boulevard Sébastopol, la zone Aboukir-Sébastopol est régulièrement bouchée. Résultat : les deux roues, vélos et motos, passent allègrement au feu rouge… sans voir les piétons qui se faufilent entre les voitures. Et encore, ça, c’est quand ils n’empruntent pas directement les trottoirs !

Dernier point, sujet sensible, les crottes de chiens. Avant l’arrivée de la gauche à Paris, la Ville était nettoyée au moyen des moto-crottes. Les déjections des propriétaires citoyens étaient donc supprimées. Depuis 2001, il faut ramasser les crottes, et le parc de motos a été vendu. Pour quel prix et comment a été redistribué ce budget ? Certainement pas pour améliorer les conditions de vie des « quatre pattes », dont les maîtres sont condamnés à des amendes de 184 euros, soit plus chères que la plus grave infraction au code de la route, s’ils ne ramassent pas.

En effet, aujourd’hui, la Ville de Paris est l’une des rares communes à ne pas proposer de sac de ramassage aux propriétaires canins. Résultat : soit ils ne ramassent pas –et c’est donc très sale- soit ils utilisent les sacs qu’ils trouvent, qui sont rarement biodégradables. Merci pour l’environnement ! Eh oui, on ne trouve pas de sacs pour chiens dans la grande distribution, et les sites internet qui en proposent sont souvent en rupture de stock.

Je vous passe les détails des inconvénients gastriques qui arrivent parfois à nos animaux : aller ramasser une diarrhée… ce que pouvait faire la moto-crotte ! Aujourd’hui, les chiens ne sont plus dressés à faire dans le caniveau –c’est trop dangereux pour ramasser- et donc, leurs déjections salissent encore plus qu’avant.

Il aurait peut être été plus malin de faire preuve de discernement, et de ne verbaliser que les maîtres dont les chiens salissaient les trottoirs ou places de parking, mais pas ceux qui éduquaient correctement leur chien en lui apprenant « le caniveau ». Car aujourd’hui, le chien n’a plus le droit de faire nulle part… ce qui est contre nature.

Pour toutes ces saletés, merci les Verts !

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Xavier a quitté Equidia pour s’envoler au Canada… Et plus précisément au Québec, à Montréal.

Par ce blog très bien écrit, Xavier raconte son installation et sa vie outre-Atlantique : formalités de départ, travaux dans la maison, début dans son nouveau job… Le tout dans un style agréable et emprunt d’une bonne dose d’humour.

A défaut de le suivre sur le petit écran, rendez-vous sur le web pour suivre ses aventures et mésaventures d’un immigrant français dans la Belle Province !

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