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30.05.2007

Pourquoi j’aime Têtu

Têtu, c’est LE magazine homo. Un mensuel qui montre des garçons en couverture, et qui parlent du quotidien des hommes qui s’aiment. A priori je ne suis pas concernée. Et pourtant, j’adore ce mag. Pourquoi ?

J’aime le regard gêné du libraire lorsque je tends mon Têtu. Particulièrement à l’été, lorsque la couverture montre de jolies fesses. J’aime balancer au vendeur une petite phrase qui le fait encore plus rougir, du type « vous ne trouvez pas que ses fesses sont magnifiques ? ». J’aime placer ces gens gênés face à leur homophobie latente, et m’en amuser.

Ouvrir Têtu, c’est pour moi une vraie bouffée d’air frais. Lire le quotidien des homos, c’est se rappeler que même au XXIème siècle, la vie n’est pas simple pour eux, eux qui sont pourtant comme tout le monde. C’est aussi lire des articles de société vraiment intelligents, même si le mag tombe parfois dans les clichés gauchistes un peu trop simplistes pour une publication de ce niveau.

C’est enfin et surtout avoir accès aux meilleures critiques ciné de France. Ce magazine ne cède à aucun formatage en la matière, contrairement aux journaux spécialisés, et réalise les meilleurs écrits sur des films souvent oubliés et pourtant à découvrir. Rien que pour cela, n’importe quel cinéphile devrait s’abonner d’urgence à Têtu !

Au sommaire de ce mois-ci, un dossier très intéressant : "Sommes nous génétiquement homos ?". De quoi poursuivre le débat de la campagne présidentielle... en gardant toutefois à l'esprit que inné ou acquis, on s'en fout : depuis quand l'amour entre deux êtres consentants doit il se justifier ?

L’affaire Quitterie crucifie le Modem

Le Modem, nouveau parti de François Bayrou, avait promis de faire de la politique autrement, de faire de la place aux jeunes, d’être un exemple de liberté, blablabla…

Eh oui, c’était un gros gloubiboulga plein de n’importe quoi, de la poudre aux yeux jetés à ceux qui rêvaient d’un autre monde. Et il n’aura pas fallu longtemps pour en trouver l’illustration.

C’est arrivé ces jours ci, lorsque la jeune blogueuse Quitterie Delmas, figure emblématique de la campagne jeune de l’UDF, a été écartée des investitures… Il se murmure que d’autres nanas –Marielle de Sarnez en tête- n’avaient pas envie que la nouvelle icône leur fasse de l’ombre. Et pour cause...

Exit  donc la pourtant légitime Quitterie, mais exit avec la crédibilité du Modem. Quand je vous disais que c’était du bluff…

Eric Woerth : un simple sarkofusible

Le 17 mai dernier, Eric Woerth a connu un grand moment. Il a retrouvé son poste de Ministre de la Fonction publique (et des Comptes) dont il rêvait depuis le début juin 2005, date à laquelle il avait eu le choc de sa vie : ne pas être renouvelé ministre dans le Gouvernement Villepin.

Oui mais voilà, après cet instant de jouissance, les nuages se sont amoncelés. Le chef du Gouvernement n’est plus Raffarin, et n’est même pas Fillon, Premier ministre potiche tout juste présent parce que la Constitution en impose un. Non, le patron, c’est Nicolas Sarkozy.

Et un ministre, selon Sarkozy, c’est un testeur. C’est un politique qui fait des propositions, qui lancent des idées. Et ensuite, en fonction des réactions, le patron réajuste. Quitte à contredire le ministre.

C’est la mésaventure qui est arrivée hie à Eric Woerth. Ministre des Comptes, en charge de tenir les finances, il a annoncé que la déduction des intérêts des emprunts immobiliers serait valable uniquement pour les prêts concernant l’achat d’une résidence principale contractés après le 6 mai.

Hier, au cours de son meeting au Havre, Nicolas Sarkozy a recadré son ministre : tous les emprunts immobiliers en cours seront concernés. Et tant pis pour les états d’âme éventuels d’Eric Woerth, ils n’ont pas leur place : que ce soit bien clair, le ministre n’est qu’un sous-fifre et la star, c’est Sarkozy. Et il doit tirer le maximum de bénéfices de tout ce qui se passe en politique, quitte à griller ses troupes.

Qu’Eric Woerth soit prévenu : c’est le prix à payer pour être ministre… Ceci dit, je ne pleurerai pas sur le sort de cet homme, qui a tourné sa veste à l’instant même où il a appris qu’il n’était pas du gouvernement Villepin.

Quand on manque à ce point de convictions, et que l’on dirige sa vie politique par la seule ambition d’être ministre, on peut bien avaler quelques chapeaux… Faute d’avoir le courage d’être soi, on n'a que le rôle que l’on mérite : simple fusible…

28.05.2007

Opportunisme exacerbé

Patrick Devedjian est insupportable. Après avoir été recalé de la composition du gouvernement, ce fidèle balladuro-sarkozyste a fait son petit caprice, en déclarant  lors du conseil national du 14 mai qu’on pouvait « pousser l’ouverture plus loin, même jusqu’aux sarkozystes ».

Un bon mot, certes, car le maire d’Antony entendait bien avoir un lot de consolation. Non content d’être désigné Secrétaire Général Délégué de l’UMP –un poste qui aurait du échoir à Jean-Pierre Raffarin- il vise maintenant la présidence du Conseil Général des Hauts de Seine… qui aurait du échoir à Isabelle Balkany.

Espérons pour la France que les élus des Hauts de Seine en ait ras le bol de ces jérémiades insupportables, et accordent leur suffrage à un élu de terrain moins capricieux que celui qui ne sait que pleurer dans la salle des Quatre Colonnes.

Déjà qu’il est assez scandaleux que Nicolas Sarkozy fasse durer le suspense pour démissionner du conseil général –eh oui, il est toujours conseiller général, il attend le délai maximal pour démissionner pour parachuter un ami à recaser- alors si la République pouvait garder le peu d’ors qu’il lui reste et ne pas promouvoir un politique politicien de plus (ce que ne sont ni Jean-Jacques Guillet, ni Isabelle Balkany, les deux autres prétendants), ce serait plus acceptable.

Fin du suspense : vendredi prochain.

Total eclipse

Bon, certains ont lu ma note, et bien oui, c’est vrai : j’ai craqué sur un hétéro qui n’est pas Georges Clooney.

Oui, oui, le phénomène ne se produit qu’une fois tous les 5 ans, et après Thomas (hum, Thomas…) et Alexis (hum, Alexis…) un autre a rejoint le Panthéon des mecs-sur-qui-j’ai-craqué-et-qui-ne-le-sauront-jamais-jamais-jamais.

A ne pas confondre avec les mecs-avec-qui-je-suis-sortie ni même avec les mecs-dont-je-suis-tombée-amoureuse (Corto et Nicky). Non, Babe est hors catégorie.

Bon, point positif : mon cœur fonctionne encore. Autre avantage : on ne va plus me saouler avec Chouchou. Oui, bon, ok, c’est une très maigre consolation, surtout que ça n’empêchera de toutes façons pas quelques irréductibles de ne pas y croire, mais là je ne peux plus rien pour eux et accessoirement… je m’en fiche complètement. C’est ma vie quand même.

Point négatif : gadin ! Après un an d’observation et un mois de drague acharnée, chou blanc. Je reste la « fille sympa », il paraît même que je suis « intelligente », et même « marrante ». Vous avez tous reconnu la zone « bonne copine »… Chez moi on appelle ça le syndrome « vache qui rit » : trop comme ci, pas assez comme ça... Allez, ne faites pas cette tête : c’est la vie !

27.05.2007

What else ?

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Toute la journée, j’ai regardé l’Equipe TV. A tel point que j’ai une overdose de sport. Logique. Par contre, moins logique, je n’ai pas du tout d’overdose de la pub Nespresso qui passe en boucle sur cette chaîne. Car j'aime Georges Clooney.

Il y a 7 ans, en 2000, il était à Cannes pour présenter O Brother des frères Coen. Ce qui m’avait valu une rencontre mythique avec le beau Geooooorges lors de la soirée donnée en l’honneur du film. Bah oui, je devais l’interviewer, l’attachée de presse m’a fait passer après tout le monde, résultat : le beau Georges s’est déclaré trop alcoolisé pour poursuivre les entretiens…

Là, direct, j’ai pété un câble. Logique, n’importe quelle nana normalement constituée n’accepterait pas de voir le beau Clooney lui filer ainsi entre les doigts. Très logiquement, j’ai copieusement insulté l’attachée de presse. Fort. Très fort. Suffisamment fort pour que le beau Georges se rende compte de l’incident.

Là, je suis allée noyer mon énervement au bar. A l’open bar, car à Cannes, dans les fêtes, on ne paye rien, les distributeurs rasent gratis. Je sors mes dents au barman pour commander, et là, le beau Georges surgit, s’approche de moi, ouvre la bouche... C’est à moi qu’il parle !!!

- Georges : What do you drink ?
- Moi (complètement héberluée) : Gin fizz
- Georges (au barman) : Gin Fizz for the lovely girl
- Moi : …. Euh... thank you so much !
- Moi (je me reprends) : And you, what do you drink ?
- Georges : Vodka
- Moi (grand seigneur, au barman) : Vodka on the rocks, for mister Clooney
- Georges : Thanks a lot for this and now I would like you to know that...

S’en est suivi une petite discussion so cute au cours de laquelle Georges m’a expliqué pourquoi il arrêtait les interviews, qu’il était désolé, tout ça, tout ça… La classe totale. Le truc qui n'arrive qu'à Cannes. Le charme absolu. Georges Clooney 5 minutes pour moi toute seule… What else ?

Un petit souvenir en images de cette méga fiesta au Palais Oriental

 

Le résumé People de la soirée

Un peu plus tôt au Casino du Carlton, le press junket...

Union pour Ma Pomme

L’UMP, après avoir été fondée en 2002 pour donner une large majorité au Président de la République Jacques Chirac, se renie désormais. Après s’être constituée à partir des sensibilités de la droite gaulliste, centriste et libérale, l’UMP n’est plus qu’un amas de cendres destinée à ne surtout pas gêner le nouveau président, Nicolas Sarkozy.

Ce même Nicolas Sarkozy avait pourtant, dans son discours d’investiture comme président de l’UMP, le 28 novembre 2004, avait déclaré aux adhérents de l’UMP :

« Vous, adhérents, je veux que vous soyez maîtres de votre destin. Les grandes décisions politiques du mouvement nous les prendrons ensemble. Pour cela, je ne connais qu'une seule formule : celle du vote démocratique, ouvert à tous.

Une fois le vote acquis celui-ci s’imposera à tous et chacun aura à cœur de respecter la ligne commune.

Il n'y aura pas de conciliabule secret. Il y aura la transparence, la liberté des délibérations, la légitimité des décisions. Notre union sera la grande formation politique populaire, puissante et moderne dont nous avons besoin. Je serai le garant de votre unité et tout autant de votre liberté.

Je veux que chaque adhérent ait un rôle à jouer, que son avis soit sollicité, que par-dessous tout il se sente respecté. »

Aujourd’hui, l’UMP prépare une réforme des statuts qui supprimera l’élection du président du parti au suffrage universel. Le vote ouvert à tous, c’est déjà du passé. Et le nouveau président de la République a menti à sa propre famille politique, mais personne ne bronche chez les godillots.

Palme du foutage de gueule à Luc Chatel, porte-parole du parti, qui prétend que les statuts n’avaient pas prévu que le président de l’UMP puisse être un jour président de la République. Nan, ça fait juste 5 ans qu'il fait campagne, mais Chatel n'avait pas remarqué... Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu ?

Après avoir opéré fin 2004 un hold-up sur ce parti, et l’avoir institué comme socle de sa campagne personnelle pour se faire élire président, le nouveau président de la République est conscient d’avoir utilisé le parti à des fins personnelles, et  ne veut pas être la victime de la même stratégie. Il a donc décidé de tuer le parti pour éviter toute menace.

Menace qu’il a lui même instauré en s’opposant constamment à son prédécesseur, Jacques Chirac, pendant toute la durée du précédent quinquennat. Menace qui a trouvé son apogée lorsque pour éliminer son rival, Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, il a retourné la majorité en la poussant à s’opposer au CPE.

Une réforme dont notre pays avait pourtant besoin, mais son intérêt personnel –être élu président et donc éliminer un rival- passait par l’abandon de sa propre famille politique, de ses valeurs et de sa politique. Une trahison de plus dans le parcours du nouveau président, que personne n’avait alors commentée.

Juste un rappel. Dans son discours aux permanents de l’UMP, puis dans ses vœux 2005, il avait promis de faire de l’UMP son laboratoire pour la France qu’il comptait alors diriger un jour. Puisse-t-il ne jamais mener la France comme il a mené l’UMP, cela va sans dire.

26.05.2007

Et si j'avais le béguin pour un autre ?

Depuis 3 ans, c’est le bonheur absolu avec Chouchou. Une complicité rare, des fous rires, des chamailleries aussi, des vacances, des rond-points, une foule de détails qui ont fait que nos amis ont pris notre belle histoire pour « un peu plus » que de l’amitié. Beaucoup plus parfois, le top étant quand même le conseil de faire un test de grossesse après que j’eusse déclamé mon envie de fraises (bah oui j’adore les fraises), au motif que Chouchou aurait été trop jeune pour être papa. Véridique !  

Mais voilà Chouchou et moi, ça ne peut pas coller. Officiellement parce qu’il n’est pas fan des filles. Officieusement je vous rassure, ça n’aurait pas collé non plus. Déjà moi, les mecs… vraiment très rarement et de moins en moins, et ça me va bien. Ensuite, je suis une chieuse, et même Chouchou aurait du mal à me supporter.

Alors, Chouchou est-il l’homme de ma vie ? Un tel scoop ferait plaisir à pas mal de monde… Si on parle de votre conception de la chose, pas du tout. Eh non, je ne suis pas la pauvre fille énamourée… Je sais que ça fait fantasmer, le mythe de la fille à pédés qui espère changer son homme, mais bon, c’est un cliché un peu éculé.

Maintenant, si on se place de mon point de vue, étant donné qu’il n’y a pas d’autres hommes dans le coin, il se pourrait que ça corresponde à une description primaire de la chose. Enfin, au risque de vous surprendre, Chouchou n’est pas mon type d’homme. Pas assez bad boy, et même sans critère, Chouchou n’a jamais réveillé de bas instincts, ni fait battre mon petit cœur.  

Pourtant en ce moment il bat secrètement pour quelqu’un… d’autre ! Qui ne le sait pas, évidemment, sinon ce ne serait pas « secret ». Pour que je me prenne le gadin du siècle ? Manquerait plus que ça. Nan, sérieusement, il ne m’a même pas remarquée, du moins pas de ce point de vue là. Et puis moi les histoires d’amour… Le cœur a ses raisons que la raison ignore !

Ah, les fleurs bleues, ne rêvez pas : il y a 0,00001% qu'il tombe sur ce blog... donc cette déclaration restera bel et bien secrète même pour le mystérious man qui me fait chavirer !!!

15.05.2007

Libéralisme et interventionnisme

Les libéraux ont toutes les raisons de craindre Nicolas Sarkozy. Le nouveau président, élu par les Français, a souvent été qualifié d’ultra libéral par la gauche, qui sur ce plan fait preuve soit d’une vilaine mauvaise foi, soit d’un manque de culture politique évident. Car Nicolas Sarkozy n’est pas libéral, mais totalement interventionniste.

Pendant le dernier quinquennat, il était numéro deux du gouvernement, et ministre d’Etat. Ou plus tôt, il était des tas de ministres. Rappelez vous : ministre d’intérieur, mais en même temps, il est intervenu dans la réforme des retraites (le rapport avec l’intérieur ?) ou encore la réforme de l’éducation nationale (le rapport avec l’intérieur ?).

Puis il est passé à Bercy, le ministère des Finances. Et là, c’est au sens économique qu’il a démontré son interventionnisme… en augmentant le rôle de l’Etat dans l’économie. Parmi ses faits de guerre, il a obligé la grande distribution à limiter ses marges pour ne pas augmenter les prix. En dépit de la loi du marché. Comme libéral, on fait mieux.

Interventionniste également dans l’UMP, qu’il ne préside plus, mais à laquelle il impose une énième réforme des statuts, destinée à lui assurer la mainmise totale sur cet appareil… fusse au prix de la suppression de la démocratie au sein de cette instance. Soit disant pour ne pas avoir d’opposition interne.

Pourtant, l’UMP a été totalement solidaire du gouvernement dès sa création, en 2002, et elle a très fidèlement soutenu les réformes de Raffarin en 2003, notamment celle des retraites. Comme quoi, c'est possible. Bizarrement, elle ne l’a plus été à compter de fin 2004… et de son élection. Qui n’a pas été solidaire du président de la République ? Nicolas Sarkozy. Il marque là son manque de confiance vis à vis de son propre camp. Intéressant comme conception du pouvoir... Intéressant.

Enfin, et c’est encore plus embêtant, il est interventionniste dans le domaine des médias. Président de l’UMP ou président de la République, il n’hésite pas à appeler ses amis patrons des grands groupes de presse écrite et audiovisuelle, ou à faire appeler les rédactions, pour ne pas faire paraître les infos qui dérangent. Comme le fait que sa femme se balade publiquement avec un autre homme, ou qu’elle n’ait pas voté (et donc pas voté pour lui).

Eh oui, Nicolas Sarkozy, après avoir usé et abusé de l’utilisation de la presse pour faire parler de lui, en mettant en avant sa famille, il ose se plaindre que son statut de personne publique le rende vulnérable à la diffusion d’informations relatives à celle-ci.

Pire, il se retranche derrière la notion toute relative de vie privée… cela même alors que cela reste de l’information : il reste normal que les français sachent que sa femme, à priori le personnage le plus proche de lui, n’ait pas voté pour lui. Cette atteinte à la liberté de la presse, liberté fondamentale, est inacceptable.

Cet homme, demain, sera officiellement président de la République. Ne le qualifiez plus de libéral. Vous insulteriez la liberté.

Z’avez signé votre papier ?

Si vous êtes député et centriste, vous avez intérêt quasiment tous pris le « contrat Sarkozy », une assurance-vie spéciale pour députés centristes, qui vous assurera l'entrée au Palais Bourbon pour les cinq années à venir.

Ce contrat vous promet

  • d’être élu : vous n’aurez pas de député UMP en face de vous, et ce même si Sarkozy avait promis de tuer l’UDF et de mettre systématiquement un candidat UMP face à un candidat UDF ; c’était il y a longtemps, et tant pis si c’est parce que Juppé ne l’a pas fait en son temps que Sarkozy l’a autant méprisé, maintenant qu’il est confronté aux réalités tout change…

  • d’avoir un groupe à l’assemblée nationale : enfin si vous êtes au moins 20, ce qui est le cas, et ce même si l’objectif premier de Sarkozy quand il a pris l’UMP était de justement ne jamais avoir de groupe centriste face au groupe UMP

Bon, comme toutes les assurances, il faut lire les petites lignes tout en bas du contrat. Je les ai étudiée précisément pour vous

  • contrôle de vos votes personnels : le papier que vous signez vous oblige à voter comme le groupe « majorité présidentielle » sur toutes les lois et bien évidemment le budget 

  • groupe verrouillé et donc inutile : puisque vous devez voter comme le groupe majoritaire, vous ne faites qu’accorder du temps de parole supplémentaire au groupe UMP

Juste une question : pourquoi ne pas prendre votre carte directement à l’UMP ? Ces engagements ne sont pas demandés à leurs membres, qui conserveront une plus grande autonomie que vous. Pour 25 euros par an et une quote part d'élu, vous gagnerez en autonomie.

En d’autres termes, l’identité de centriste vaut-elle mieux que votre mandat personnel et impératif, et donc que votre vote en conscience ? Ou en voulez vous à ce point à François Bayrou pour ainsi jouer le vrai-faux centriste godillot à qui l’on dit ce qu’il doit voter ?

Est-ce vraiment à cela que vous pensiez quand vous avez entendu Nicolas Sarkozy promettre qu’il ferait de la politique « autrement » ? Etes vous fier d’être un (futur) élu de la Nation ou assouvissez-vous simplement votre fantasme de potiche ? Puis-je vous demander, tant qu'à faire, de me verser 10% de votre indemnité de parlementaire puisque manifestement vous êtes prêts à tout ?

 

Avez vous réfléchi une seconde au fait que vous pouviez refuser ce pacte démentiel, ne serait-ce que pour respecter votre mandat et vos électeurs, au lieu de baisser votre culotte de la manière la plus honteuse qui soit ? Vous me faites mal à la France !

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