30.04.2007

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Cet homme en collant n’est pas Spiderman, mais il est tout aussi attachant (ah ah) et lui au moins, il existe en vrai.

Il regorge de qualités, comme par exemple avoir le plus beau cul de sa fratrie -ils sont tout de même quatre, désolé pour les trois perdants.

Trêve de plaisanteries, ses principales qualités sont dans l’ordre, d’avoir un cerveau dont il se sert admirablement bien, et un cœur d’or, qui fait le bonheur de son entourage.

Compagnon fidèle, il accompagnera vos heures perdues au coin du feu. Enfin pour ça, pensez tout de même à allumer la télé car c’est bien dans le petit écran qu’il évolue.

Découvrez le sur son blog, vous ne quitterez plus l’écran…

Les pigistes américains ne manquent pas d’humour… France 2 un peu !

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Lorsque le journal de France 2 est diffusé sur le territoire américain, il est sous-titré par des pigistes locaux. Ceux-ci ont l’habitude de s'offrir quelques bonnes poilades, en rédigeant dans leurs sous titres de petites blagues censées rester entre eux.

Oui mais voilà, à la suite d’un bug, une de ces plaisanteries de potache est restée à l’antenne. Bilan : un viré ! Il paraît que ça ne se fait pas de dire que Nicolas Sarkozy a un égo surdimensionné…

Sûrement rien à voir avec le fait que ce la victime de la blague soit le futur président, ni que cet incident se soit produit sur une chaîne publique ni une quelconque connivence.

Comme il est toujours bon de se rappeler qu'on est en démocratie et qu'on peut parfois oser dire que Nicolas Sarkozy a vraiment un égo surdimensionné - ce qui d'une part est une info vérifiée, et d'autre part est un défaut commun à la plupart des prétendants à la magistrature suprême - je reprends mon Marianne !

Karcher ou pas ?

Hier, lors de son méga show à Bercy, Nicolas Sarkzy est revenu sur sa célèbre formule utilisant le mot Karcher. Pour persister et signer :

«Je ne regrette rien. Je ne regrette pas d'avoir stigmatisé celui qui est capable de tuer un petit garçon le jour de la fête des pères».

Le problème, justement, c’est que la formule employée a stigmatisé tous les habitants de la cité des 4000, et par extension, des cités. Il faut bien comprendre que ces banlieues ont mauvaise presse, et que plus on les stigmatise, plus il est difficile pour leurs habitants de trouver du travail, plus ils risquent de s’enfoncer dans la délinquance pour survivre.

Une de mes amies, autrefois parisienne, habite désormais à Mantes la Jolie, depuis la mutation de son mari à l’hôpital local. Brillante, titulaire de bons diplômes, et expérimentée, elle a toutefois deux handicaps : un nom à consonance maghrébine, et une adresse à Mantes la Jolie. Malgré ses qualités, elle n’a trouvé de travail que dans l’administration. Le Karcher et la racaille, elle les a bien senti passer.

Vouloir être franc et dire clairement les choses est un objectif que l’on ne peut pas reprocher à un homme politique. Ne pas savoir reconnaître ses erreurs lorsqu’il en fait est en revanche hautement critiquable…

Et l’extrême gauche alors ?

Ségolène Royal déclare ce matin sur France 2 que Nicolas Sarkozy "cherche surtout à capter les voix du Front national" en proposant d'introduire "un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale". Oh le vilain Sarkozy qui serait un gros facho, voilà le sous-entendu.

Et l’extrême gauche alors ? Arlette Laguiller, José Bové, Olivier Besancenot n’ont-ils pas appelé à voter pour Ségolène Royal ? Pire, François Hollande n’avait-il pas déclaré sur France 2 le 8 juin 2006, "qu'il n'hésiterait pas à voter pour Olivier Besancenot si celui-ci se retrouvait au 2e tour face à la droite" ?

L’extrême gauche n’est pas plus fréquentable que l’extrême droite. Pour mémoire, rappelons ce qu’est la LCR, la ligue communiste et révolutionnaire, dont le leader est Olivier Besancenot.

« Communiste" et "Révolutionnaire", deux mots qui ont de quoi faire peur, après un siècle de démonstration incontestable des crimes qu'ils ont provoqué. Car la LCR ne renie rien, si ce n'est Staline, de son héritage révolutionnaire et marxiste.

Son père spirituel, Trotsky, lui a inspiré des statuts forts sympathiques, qui rappellent leur objectif : "instaurer le pouvoir des travailleurs par la révolution socialiste et abolir le capitalisme". Soit un retour au monde merveilleux de l’URSS…

Rappelons que si Hollande a joué la solidarité avec Besancenot, Sarkozy n'a jamais fait de même avec Le Pen. Aussi au jeu du plus extrême, le vainqueur n'est pas forcément celui qu'on croit... 

Erreur marketing de l’UMP

En cette fin de week-end l’UMP et le PS tentent comme ils peuvent de séduire les centristes. C’est le jeu du second tour, et en ce sens, chacun des deux partis rivalisent d’originalité. Si sur le fond Nicolas Sarkozy a une grosse avance, en raison des très nombreux points de convergence programmatiques qu’il a avec le centre, sur la forme, c’est tout l’inverse.

En acceptant de débattre avec François Bayrou, Ségolène Royal a marqué des points : elle est apparu ouverte et capable de prendre des risques même si sur le fond, elle a raté complètement l’exercice, en donnant l’impression de supplier le candidat centriste. Elle gagne néanmoins en capital sympathie.

De son côté, l’UMP a fait un pas de travers ce week-end dans un mail adressé aux cadres du parti : ils ont été appelés à se vêtir de bleu… ou d’orange. C’est pas du vol de couleurs ça ?

Il serait tellement plus logique de convaincre sur les idées -d'autant que l'UMP a vraiment ses chances en usant de ce créneau- et non de s’approprier ainsi les voix du centre. Le hold-up n’a jamais séduit personne… et ne peut qu’irriter la Génération Orange , peut encline à se faire ainsi récupérer.

Pour un véritable statut de l'élu

Dans le débat qui a opposé François Bayrou à Ségolène Royal ce samedi 28 avril, une question importante a été abordée, sur laquelle je suis en désaccord avec les deux protagonistes de cette discussion : Bayrou et Royal se sont exprimés contre l’indemnité chômage de 5 ans pour les députés battus, au motif que la durée d’indemnisation est bien plus longue que celle des français.

Tout d’abord, cette indemnité n’est perçue que tant que les députés battus n’ont pas retrouvé d’emploi. Ensuite, elle est bien évidemment dégressive, comme toutes les autres indemnités chômage. Enfin, elle n’est pas accordée systématiquement : si elle avait existé en 2002, elle n’aurait concerné qu’une trentaine de députés sur 577 députés.

En effet, cette indemnité n’est accordée qu’aux élus qui n’ont pas d’autres revenus, et qui subissent une perte conséquente. N’oublions pas que certains cas sont dramatiques : sur la précédente législature, certains battus se sont retrouvés du jour au lendemain au RMI. Et ont ainsi divisé leur revenu mensuel par 10. L’accepterait-on pour n’importe quel autre catégorie de travailleur ? Non.

Il faut rester honnête : un député qui travaillait dans une entreprise ne retrouve pas forcément facilement du travail, justement parce qu’il a été élu. Il subit alors un préjudice pour avoir accepter de s’investir dans la vie politique, contrairement aux élus issus de la Fonction publique qui eux, retournent automatiquement dans leur précédent emploi lorsqu’ils sont battus.

Si l’on veut moderniser la vie politique, il est indispensable de s’intéresser à cette question : en supprimant cette indemnité, il sera à nouveau difficile de trouver des candidats venant de toutes les origines professionnelles.

Supprimer cette indemnité, c’est prendre le risque de se retrouver à nouveau avec une assemblée dotée d’une surreprésentation de fonctionnaires et de professions libérales, c’est à dire en total décalage avec les préoccupations des français.

29.04.2007

Problème de dates...

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28.04.2007

Excellente campagne !

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27.04.2007

Bleue comme une orange

Du haut de mes 33 ans, je me sens à fond dans la vague orange qui a déferlé sur la France. Militante UMP depuis 2002 et le choc avec Le Pen, je me suis pas retrouvé dans une grande partie du programme de Nicolas Sarkozy -étant résolument de droite- mais absolument pas dans les valeurs qu’il a défendues.

Je n’ai que trop vu sa manière de gouverner le parti, à base de chantage et de pressions, je ne peux pas accepter les atteintes à la liberté de la presse et d’opinion. Selon mon intime conviction, l’UMP est devenue un RPR-bis, un parti de godillots dans lequel aucun avis ne peut différer de la tête pensante car « il faut gagner ». Fut-ce à tout prix ?

Lorsque j’ai senti que Chirac ne se représenterait pas –bien avant son annonce officielle - je me suis retrouvée orpheline, allant jusqu’à penser que peut être j’allais arrêter la politique. Avec mes amis, nous avons alors longuement discuté : le choix de François Bayrou s’est imposé à beaucoup d'entre nous.

Petit à petit, je suis entrée dans la campagne. Auprès de mon entourage d’abord, cherchant à les convaincre, souvent avec succès. Puis dans les bistrots, prenant toute ma place dans les conversations de comptoirs. Et enfin sur le terrain, en allant en meeting, en emmenant avec moi des amis à convaincre.

C’est donc le cœur léger et le sourire aux lèvres que j’ai voté ce 23 avril. Pour moi c’était une belle journée que celle où j’allais dire « non à Sarko » tout en votant pour mes valeurs de droite, à savoir la liberté et la responsabilité : pour le respect des libertés fondamentales, et pour la responsabilité de ne pas mettre un homme dont je doute au pouvoir.

Le 23 avril à 20 heures, je n’ai pas été déçue. Bien qu’ayant longuement espéré l’élimination de Ségolène Royal, je me doutais que la diabolisation de François Bayrou en fin de campagne du premier tour lui serait fatale, convainquant une partie de ceux qui envisageaient de lui accorder leur suffrage à finalement voter utile.

Ce 23 avril, à 20 heures, j’étais fière. Fière que 18,57% de la population ait voté pour une autre vision de la politique. Fière de cette prise de conscience massive, et de ce refus du système tel qu’il est et que je connais si bien. Fière de cette osmose humaniste entre ces 6 millions d'électeurs. A ce moment, j’ai pris conscience que j’avais définitivement rejoint la Génération Orange.

Voilà pourquoi François Bayrou joue une carte intéressante en proposant la création du Parti Démocrate. Il me semble en effet que la « Génération Orange » a une place de choix à y prendre, pour incarner ce grand mouvement de rénovation de la vie politique française. Tout dépendra de ce qu'il en fera.

Sarkozy brouille son image

Dans la partie de poker menteur qui se joue ces jours ci sur l’éventuel débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, Nicolas Sarkozy est en train de perdre la main, à force de victimiser en criant au scandale.

Débattre avec François Bayrou n’est pas interdit. Techniquement, et au regard des règles du CSA, l’exercice reste périlleux car cela implique de laisser à Nicolas Sarkozy un temps d’antenne équivalent. Mais cela n’est pas impossible.

De même, rien n’interdit à un candidat qui ne s’est pas qualifié pour le second tour de prendre la parole dans la campagne du second tour. A l’extrême limite, François Bayrou n’y peut rien si les états-majors des deux candidats s’arrachent ses voix.

Il est même d’ailleurs plutôt sain que la démocratie soit plénière, et que les autres candidats veuillent débattre avec d’autres personnalités. C’est bien la preuve, au vu de son score, que ses électeurs ont été entendus, et il n’y a rien d’anormal à vouloir s’adresser à eux. Et il semble normal que leur leader les représente. mieux encore, tout cela respire enfin la transparence, loin des négociations habituelles cachées de l’entre-deux tours.

Ensuite, que cela ne conviennent pas à un candidat, c’est possible. Mais cela reste légal. Et d’ailleurs, peut être vaudrait-il mieux, pour être entendu de ces électeurs, éviter de crier au respect de la démocratie. Surtout quand le doute existe sur sa propre personne.

Les électeurs peuvent comprendre que le candidat de l’UMP souhaite occuper un maximum d’espace médiatique, afin de remporter la mise. Pour autant, il est totalement inaudible d’évoquer une éventuelle restriction des possibilités de débat aux seuls qualifiés pour le second tour. C’est évidemment faux, d’ailleurs les qualifiés aiment à entendre les perdants du premier tour s’exprimer en leur faveur, preuve si il en est qu’ils ont le droit de s’exprimer !

Caricaturer ainsi la démocratie sonne terriblement faux. Pire, ces mots peuvent être interprétés comme un rejet des électeurs ayant voté pour l’un des douze autres candidats… ceux là précisément qu’il faut convaincre.

Nicolas Sarkozy a donc tout faux dans cette démarche. Déjà handicapé par son refus de participer au débat sur internet proposé en amont du premier tour, et au lieu de poursuivre sa stratégie première, qui consistait à envoyer au feu les vétérans de l’UMP, réputés « sages », tel qu’Alain Juppé, il retombe à nouveau dans la caricature du candidat psychorigide, en laissant parler les Copé, Bertrand et autres Fillon, tous plus agressifs les uns que les autres.

Résultat, les socialistes n’ont plus qu’à jouer la partition du « Tout Sauf Sarkozy », un message très porteur au sein de l’électorat de François Bayrou. L’ex-candidat centriste rejoint d’ailleurs le concert, en enfonçant lui-même le clou sur la dangerosité de Sarkozy à chacun de ses passages médias.

Bilan, Nicolas Sarkozy, en deux jours, a perdu l’image d’un homme apaisé et changé qu’il avait tenté de se constituer. Et apparaît à nouveau comme un petit dictateur, nerveux, omnipotent, et sans la moindre envie de débattre avec qui que ce soit. Un tableau peu réjouissant… et donc qui le dessert.

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